Avec Henri Meschonnic ; les gestes dans la voix

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À propos

Lire Meschonnic, le poète, le traducteur ou le théoricien, c'est toujours prendre part à un dialogue - dialogue amoureux, dialogue entre les langues ou dialogue intellectuel.
Pourtant on est loin des fades " plaisirs de la conversation ". Comme dans l'amour l'échange est parfois rude, on se caresse avec les poings, mais c'est parce qu'il n'y a pas d'art ni de pensée sans corps. Sans corps à corps. D'où la jubilation, le comique, les mots qui filent comme des fusées, mais aussi la tendresse attentive et la générosité quotidienne, les bons plaisirs des fulgurances du langage mêlés à la joie plus subtile d'entendre ce que l'on ne savait pas que l'on entendait.
Lire Meschonnic, c'est ainsi apprendre à nous défaire des évidences et à considérer le monde d'une manière toute neuve : il faut répondre pour écouter, il faut parler pour comprendre et il faut écrire pour vivre. Ce livre, qui rassemble poèmes, oeuvres plastiques et essais, est un hommage à cette façon de croiser les voix. Il voudrait restituer une pratique et une pensée de la littérature pour lesquelles tout effet artistique est toujours également un effet éthique.
Les différentes contributions qui constituent cet ouvrage sont le résultat d'un travail engagé lors d'un séminaire du Collège International de Philosophie.



Rayons : Littérature générale > Littérature argumentative > Essai littéraire

  • EAN

    9782843270840

  • Disponibilité

    En réimpression

  • Longueur

    23 cm

  • Largeur

    17 cm

  • Épaisseur

    1.4 cm

Infos supplémentaires : Broché  

Pascal Michon

Henri Meschonnic

Henri Meschonnic est né à Paris en 1932 de parents juifs russes venus
de Bessarabie en 1924. Enfant caché pendant la guerre, il poursuit des études de
lettres. Il effectue son service militaire en 1960 durant la guerre d'Algérie dont témoi-
gnent ses premiers poèmes parus dans la revue Europe en 1962. Il est mort en 2008.
L'apprentissage de l'hébreu pendant la guerre d'Algérie le mène à réfléchir sur
le rythme et sur la théorie générale du langage. Il enseigne la linguistique à l'université
de Lille (1963-1968), puis participe avec Gilles Deleuze et Michel Foucault à la création
du Centre universitaire expérimental de Vincennes. Il enseigne jusqu'en 1997 à Paris 8.
Henri Meschonnic propose de considérer la notion de sujet comme une activité
spécifique d'un discours. Partis de la théorie du langage, ses essais se sont ainsi éten-
dus au champ du politique, de Critique du rythme, anthropologie historique du lan-
gage (1982) et Critique de la théorie critique, langage et Histoire (1985) à Politique du
rythme, politique du sujet (1995). Sa pensée s'est précisée au contact de quelques
grandes figures de la philosophie (Spinoza poème de la pensée, 2002 ; Le langage Hei-
degger, 1990 ; Heidegger ou le national-essentialisme, 2007), de la littérature (Mallar-
mé au-delà du silence, 1986 ; Hugo, la poésie contre le maintien de l'ordre, 2002) et de
la culture européenne (Modernité modernité, 1988, et L'Utopie du Juif, 2001).

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