• Récits mythiques par : Jean-Claude Carrière Toutes les civilisations ont leurs mythes fondateurs entre lesquels des traits communs émergent. Jean-Claude Carrière explore ici les origines, les transformations, les voyages et la réinvention des récits mythiques. Il donne un sens dans la très grande durée à ces « rêves anciens parents des nôtres ».

    Jean-Claude Carrière est scénariste et écrivain.

  • Le mahabharata

    Carriere-J.C

    Le Mahabharata, immense poème épique au creuset duquel se sont forgés la culture indienne, est à la démesure de l'imaginaire du sous-continent. Pour nombre d'Occidentaux, il s'agit d'une oeuvre inassimilable car trop complexe, trop foisonnante, trop étrange. L'annonce faite par Peter Brook qu'il monterait en 1985 pour le festival d'Avignon une pièce basée sur cette épopée fit l'effet d'un coup de tonnerre, et le résultat, qui emporta l'adhésion totale du public, devait faire date dans l'histoire contemporaine du théâtre.
    À ce succès phénoménal, le texte de Jean-Claude Carrière n'était pas étranger. Avec une limpidité exemplaire, il fait revivre la lutte cosmique que se livrèrent les Kauravas et les Pandavas, impliquant les mondes des démons, des hommes et des dieux.
    Publié en 1985 par le Centre international de créations théâtrales et jamais réédité depuis, ce classique contemporain de la scène est enfin rendu à son public.

  • " J'ai rencontré quelques grands ancêtres, Shakespeare et Dostoïevski, les auteurs inconnus du Mahâbhârata, Corneille, Chateaubriand, Balzac, Proust. Ils m'ont appris ce que je savais sans doute déjà : un personnage ne peut nous toucher que lorsque nous avons trouvé en lui ce que nous appelons "vulnérabilité": Tout le théâtre, tout le cinéma, toute la littérature, toute forme d'expression repose sur la fragilité. Elle est notre source cachée, le moteur de toute émotion et de toute beauté. Acceptons-la. Revendiquons-la. Soyons frêles mais souples. Et calmes devant l'inconnu. Nous devons préserver notre fragilité comme nous devons sauver l'inutile. L'inutile, parce qu'il nous sauve du simple calcul productif, maître du monde. Il nous permet de nous en évader, il est notre issue de secours. La fragilité, parce qu'elle nous rapproche les uns des autres, alors que la force nous éloigne. "

  • Simon est juif et il est magicien. Il court les routes de Judée, sous domination romaine, en se proclamant " Puissance de Dieu " et en annonçant la fin du monde. Il est entouré par un cortège hétéroclite et flanqué de la mystérieuse Hélène, qu'il a arrachée à un bordel de Tyr et qu'il appelle la Mère du Monde.
    Sa vie fastueuse et troublée, puis bouleversée, par l'apparition d'un autre homme - nommé Jeshu, de Nazareth - qui change l'eau en vin, guérit les lépreux et ressuscite même un mort (à ce qu'on dit).
    Qui est cet homme ? Pourquoi les foules vont-elles vers lui ? Est-ce que le ciel l'aurait désigné ? Mille questions secouent le mage, qui perd sa superbe et ses disciples. Il tente vainement de rencontrer l'autre, de se mesurer à lui. Son esprit s'égare.
    Dans ce roman qui revisite, à travers une supposition historique très vraisemblable, la lutte pour les âmes qui fut livrée à l'aube de l'ère chrétienne, nous suivons pas à pas les derniers mois de la vie d'un homme qui, jusqu'au bout, refuse que ses yeux s'ouvrent tout à fait et repousse la vraie lumière. Un homme qui, hanté par le surnaturel, meurt sans pouvoir accepter de n'être qu'un homme.

    Reprise d'un grand format publié chez Plon en 1993.

  • Et si la vie, toute vie, n'était qu'un conte, qu'une pièce où nous jouerions un rôleoe Et si, pour de grands rôles comme pour de petits, nous n'étions que des acteurs ? Et si le théâtre, le cinéma, les grands comédiens comme les metteurs en scène pouvaient, par leur art, par leur exemple, nous aider à mieux vivre ? De Raimu à Piccoli, de Bunuel à Bergman et Fellini, du Mahâbhârata au nô, de Shakespeare à Pirandello, voici les nouvelles méditations de Jean-Claude Carrière. Après le succès de Fragilité, un petit bijou pour nous aider à voir un peu plus clair en nous-mêmes, à mieux choisir nos rôles peut-être, bref à mieux jouer notre vie.

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