• Le Figaro du 23 janvier 1868 à propos de Thérèse Raquin : « C'est le résidu de toutes les horreurs. Le sujet est simple, le remords physique de deux amants qui tuent le mari mais qui, ce mari tué, n'osent plus s'étreindre, car voici le supplice délicat qui les attend : ""Ils poussèrent un cri et se pressèrent davantage, afin de ne pas laisser entre leur chair de place pour le noyé. Et ils sentaient toujours des lambeaux de Camille, qui s'écrasait ignoblement entre eux."" Enfin, un jour, ces deux forçats de la morgue tombent épuisés, empoisonnés, l'un sur l'autre, devant le fauteuil de la vieille mère paralytique, qui jouit intérieurement de ce châtiment par lequel son fils est vengé... Forçons les romanciers à prouver leur talent autrement que par des emprunts aux tribunaux et à la voirie. »

  • J'accuse !

    Emile Zola

    Quand on enferme la vérité sous terre, elle s'y amasse, elle y prend une force telle d'explosion, que, le jour où elle éclate, elle fait tout sauter avec elle. On verra bien si l'on ne vient pas de préparer, pour plus tard, le plus retentissant des désastres. Zola publie en 1898 l'article J'accuse dans L'Aurore, pour dénoncer l'incroyable erreur judiciaire portée à l'encontre d'Alfred Dreyfus. L'"affaire" a divisé la France pendant 12 ans, et a révélé l'antisémitisme qui sévissait alors. Ce texte est le modèle le plus célèbre d'un appel à la justice des hommes par la seule force des mots et de la presse.

  • Pour une nuit d'amour

    Emile Zola


    Quel tyran se dissimule derrière cette jeune noble qui cache sous ses draps le cadavre de son amant ? Jusqu'où Julien est-il prêt à s'embarquer pour une nuit d'amour que Thérèse lui promet, s'il l'aide à se débarrasser du corps ? Aimer n'est-ce pas se condamner déjà ?


    Robin Renucci, formé au Conservatoire National d'Art Dramatique avant de débuter à l'écran en 1981, est remarqué dans Fort Saganne de Corneau et consacré en 1985 dans Escalier C de Tacchella. On le voit au théâtre dans des mises en scène de Antoine Vitez, Roger Planchon, Patrice Chéreau, Jean-Pierre Miquel, et au cinéma dans des films de Claude Chabrol, Diane Kurys, Michel Deville, et à la télévision dans des réalisations de Marcel Bluwal, Jacques Deray, Gérard Mordillat. Il se passionne toujours pour le théâtre et la lecture sur scène, comme en témoignent son adaptation du roman Le Pianiste en 2004 ou ses lectures de A la recherche du temps perdu de Proust.

  • Comment on se marie

    Emile Zola

    Comment on se marie regroupe quatre courts récits d'Émile Zola, qui relèvent de l'étude de moeurs. Quatre mariages, quatre milieux sociaux différents et un seul regard. Si, chez les bourgeois, le mariage est une transaction financière, chez d'autres l'amour est possible. L'auteur montre les différences de modes de vie pour mieux laisser apprécier l'absolue similarité des rapports conjugaux, et l'inexorable défaite du mariage tel que le XIXe siècle l'imposait aux hommes et aux femmes.




  • La nouvelle L'Attaque du Moulin paraît pour la première fois dans le recueil intitulé Les Soirées de Médan que fait publier Emile Zola en 1880. Cet ouvrage regroupe plusieurs nouvelles de différents auteurs s'inspirant de la guerre de 1870.









    Le texte intégral de la nouvelle L'Attaque du Moulin d'une durée de 1h09' est lu par le comédien Franck Frappa.
    "Le moulin du père Merlier, par cette belle soirée d'été, était en grande fête. Dans la cour, on avait mis trois tables, placées bout à bout, et qui attendaient les convives. Tout le pays savait qu'on devait fiancer, ce jour-là, la fille Merlier, Françoise, avec Dominique, un garçon qu'on accusait de fainéantise, mais que les femmes, à trois lieues à la ronde, regardaient avec des yeux luisants, tant il avait bon air."


  • La nouvelle en texte intégral est lue par le comédien Charles Reale. Durée : 1h01'
    Alors qu'en 2010, on se remémore la crue de la Seine survenue 100 ans auparavant. Dans l'inondation, Emile Zola nous fait revivre celle de la Garonne qui dévasta, en 1875, Toulouse et sa région.
    "- Il n'y a rien de nouveau, par chez vous ?

    - Non, répondit-il. On parle des grandes pluies de ces jours derniers, on prétend que ça pourrait bien amener des malheurs.

    En effet, les jours précédents, il avait plu pendant soixante heures, sans discontinuer. La Garonne était très grosse depuis la veille; mais nous avions confiance en elle; et, tant qu'elle ne débordait pas, nous ne pouvions la croire mauvaise voisine. Elle nous rendait de si bons services! Elle avait une nappe d'eau si large et si douce! Puis, les paysans ne quittent pas aisément leur trou, même quand le toit est près de crouler.

    - Bah! m'écriai-je en haussant les épaules, il n'y aura rien. Tous les ans, c'est la même chose : la rivière fait le gros dos, comme si elle était furieuse, et elle s'apaise en une nuit, elle rentre chez elle, plus innocente qu'un agneau. Tu verras, mon garçon; ce sera encore pour rire, cette fois... Tiens, regarde donc le beau temps! "




  • Le texte intégral de la nouvelle est lu par la comédienne Isabelle Siraud. Durée : 1h15'
    "Il s'arrêta net d'étonnement. Il ne reconnaissait pas la longue fille mince et déhanchée qu'il avait vue, l'autre saison, à la Blancarde. Naïs était superbe, avec sa tête brune, sous le casque sombre de ses épais cheveux noirs; et elle avait les épaules fortes, une taille ronde, des bras magnifiques dont elle montrait les poignets nus. En une année, elle venait de pousser comme un jeune arbre."

  • Les repoussoirs

    Émile Zola

    Durandeau est un riche industriel que les scrupules n'étouffent pas. Alors que tant d'autres spéculent sur la beauté et ses accessoires, il va développer une affaire florissante en faisant commerce des filles laides. Son succès immédiat et spectaculaire sera à la hauteur de l'ignominie de sa démarche.
    Avec Les Repoussoirs, Émile ZOLA aiguise sa plume et esquisse une charge féroce mais non dénuée d'humour, contre la marchandisation de l'individu dans une société dévorée par le culte de l'argent et la fatuité.
    Dans Celle qui m'aime, le narrateur, à la poursuite de son idéal féminin, sera confronté à une réalité plus triviale que celle qu'il se plaisait à fantasmer. Quant aux Disparitions mystérieuses qui enflamment les imaginations, elles pourraient bien n'être que roublardises destinées à remplir des poches ou des estomacs.
    Trois textes forts, au style impeccable et à l'humour parfois caustique, pour un constat désenchanté sur la nature humaine.
    Bernard PETIT, grand habitué des livres-audio et familier des studios, met ici son talent et sa voix hors-norme richement timbrée au service du verbe incisif d'un des plus grands écrivains français.

  • Quando Zola aveva circa vent'anni, dopo essere stato bocciato al termine delle scuole, si trovò a lavorare nella libreria di Louis Hachette. Utilizzò il suo tempo libero per scrivere queste storie colme di immaginazione e fantasia. Tutte e nove le storie ruotano attorno al personaggio di Ninetta, cui vengono raccontate. Vista l'età dell'autore ai tempi, e il fatto che la maggior parte dei personaggi nella narrazione hanno all'incirca la stessa età, queste storie sono un'eccellente testimonianza della gioventù e di com'era essere giovani nella Francia dell'800.



    Emile Zola (1840-1902) è uno dei romanzieri francesi più amati. In genere è ritenuto il capostipite della scuola francese del naturalismo letterario e dalle sue opere sono stati tratti numerosi adattamenti, sia per il cinema che per il teatro. Lo si ricorda soprattutto per la serie "I Rougon-Macquart" e per i romanzi "Germinale", "Nana" e "Thérèse Raquin".

  • "Le quattro stagioni di Giovanni Gourdon" si incentra su quattro fatidiche giornate nella vita di un uomo profondamente radicato nella sua terra natia nel sud della Francia. Lo seguiamo dalla Primavera fino all'Inverno, e sebbene la catastrofe sembri sempre incombente, la speranza non si esaurisce mai.
    Giovanni Gourdon vive con lo zio prete nel borgo di Dourgues, non distante dal fiume Durance. Abita lì da dieci anni, dieci anni colmi di frasi in latino e di sermoni, ma principalmente trascorsi a imparare a conoscere i flussi e riflussi di quel piccolo angolo di fiume. Giovanni è solito nascondersi tra i salici la mattina per osservare Babet, la bella brunetta di cui è innamorato. Tuttavia, come lo avverte lo zio, la Primavera ci prepara per la vecchiaia, e Giovanni ha ancora molto da imparare nel corso delle stagioni.

  • Io accuso

    Emile Zola

    "Io accuso" è una lettera scritta nel gennaio 1898 dallo scrittore francese Emile Zola in reazione all'affare Dreyfus, un caso che sconvolse la società francese del tardo XIX secolo. In questo testo Zola rivolge un appello pubblico all'allora presidente Félix Faure. Afferma che Alfred Dreyfus, un ebreo alsaziano, è stato ingiustamente accusato di aver divulgato informazioni alla Germania. Egli riprova la sentenza che condanna Dreyfus all'ergastolo sull'Isola del Diavolo nella Guyana francese. Accusa il governo francese di incarceramento illecito e di antisemitismo. Zola sa bene che, scrivendo questo testo, sta andando contro la legge del 1881 sulla libertà di stampa e che lui stesso sarà chiamato in giudizio per questo motivo. Eppure la sua lettera ha successo e la sentenza di Dreyfus viene rivista pochi mesi dopo.
    A causa dell'impegno del suo autore e dei risultati che ha portato, questo testo di Zola simboleggia il potere della stampa nella difesa dei diritti umani e della verità.

  • "Comment on se marie et Comment on meurt traitent des deux thèmes dont le code social permet de dépeindre les individus en groupe. Tout l'intérêt vient des différents milieux : l'aristocratie, la bourgeoisie, les
    commerçants, les paysans, qui se révèlent tout à la fois dans leur mesquinerie et leur grandeur.
    Nous découvrons à cette occasion un aspect ignoré du talent d'Emile Zola, l'art de cerner en peu de mots et à propos d'une situation particulière, la substance même d'une catégorie sociale.
    Dominique Blanc et Jean-Pierre Michaël lisent Zola : L'interprétation de ces deux lecteurs est une véritable joute où toutes les différences nous ramènent toujours aux mêmes travers de l'homme."

  • Le 22 décembre 1894, un procès d'État condamne un capitaine juif, alsacien, innocent de toute charge, pour crime de « haute trahison » (en faveur de l'Allemagne). S'ouvre, deux ans plus tard, une crise majeure de la République. Mais l'engagement pour Dreyfus, la défense des droits de l'homme et du citoyen, la lutte contre l'antisémitisme et le nationalisme entraînent un sursaut civique de la société. Le 12 juillet 1906, un arrêt solennel de la Cour de cassation réhabilite l'officier. L'Affaire inaugure un âge démocratique porté par l'engagement des intellectuels, la reconnaissance de nouvelles libertés, la solidarité pour les opprimés de par le monde.
    Vincent Duclert, historien de la France contemporaine, professeur à Sciences Po, signe une synthèse sur l'affaire Dreyfus remarquable de rigueur et de clarté.
    Un texte indispensable pour comprendre ces mutations si décisives pour la Belle Époque, et qui, 120 ans plus tard, demeurent d'actualité face à la raison d'État, au viol de la justice et à l'abandon des persécutés.
    © et (P) Audiolib
    © Éditions La Découverte, 1994, 2006, 2012, 2018
    Durée : 6h16

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