L'Edition numérique européenne

  • Fils de Gervaise Macquart et de son amant Lantier, le jeune Étienne Lantier s'est fait renvoyer de son travail pour avoir donné une gifle à son employeur. Chômeur, il part, dans le Nord de la France, à la recherche d'un nouvel emploi. Il se fait embaucher aux mines de Montsou et connaît des conditions de travail effroyables (pour écrire ce roman, Emile Zola s'est beaucoup documenté sur le travail dans les mines).
    Il trouve à se loger dans une famille de mineurs, les Maheu, et tombe amoureux de la jeune Catherine. Mais celle-ci est la maîtresse d'un ouvrier brutal, Chaval, et bien qu'elle ne soit pas insensible à Étienne, elle se refuse à passer d'amant en amant.
    Lorsque la Compagnie des Mines, arguant de la crise économique, décrète une baisse de salaire, il pousse les mineurs à la grève. Il parvient à vaincre leur résignation et à leur faire partager son rêve d'une société plus juste et plus égalitaire.
    Germinal est un mois du calendrier républicain ; il correspond au début du printemps et à la renaissance de la nature. Zola établit un parallèle avec l'éveil de la conscience ouvrière. Il choisit le mois d'un calendrier révolutionnaire - germinal, et non pas du calendrier chrétien - mars ou avril.
    Ce livre fut écrit en 1884-1885 et fut publié pour la première fois en mars 1885.

  • .Au Bonheur des Dames est un roman d'Émile Zola publié en 1883, prépublié dès décembre 1882 dans Gil Blas, le onzième volume de la suite romanesque les Rougon-Macquart. À travers une histoire sentimentale, le roman entraîne le lecteur dans le monde des grands magasins, l'une des innovations du Second Empire (1852-1870)

  • L'Assommoir est un roman d'Émile Zola publié en 1876, septième volume de la série Les Rougon-Macquart.
    C'est un ouvrage totalement consacré au monde ouvrier et, selon Zola, « le premier roman sur le peuple, qui ne mente pas et qui ait l'odeur du peuple » L'écrivain y restitue la langue et les moeurs des ouvriers, tout en décrivant les ravages causés par la misère et l'alcoolisme.
    À sa parution, l'ouvrage suscite de vives polémiques car il est jugé trop cru. Mais c'est ce réalisme qui, cependant, provoque son succès, assurant à l'auteur fortune et célébrité.

  • Nana

    Emile Zola

    Nana est un roman d'Émile Zola publié en 1880, le neuvième de la série les Rougon-Macquart, traitant du thème de la prostitution féminine à travers le parcours d'une courtisane dont les charmes ont affolé les plus hauts dignitaires du Second Empire. L'histoire commence en 1868. Le personnage de Nana a été notamment inspiré à Zola par Blanche d'Antigny.
    Née en 1852 dans la misère du monde ouvrier, Nana est la fille de Gervaise et de Coupeau dont l'histoire est narrée dans L'Assommoir.

  • La Bête humaine est un roman d'Émile Zola publié en 1890, le dix-septième volume de la série Les Rougon-Macquart. Ce roman est le résultat de la fusion d'un roman sur la Justice, et d'un roman sur le monde ferroviaire, ce qui n'était pas dans le dessein initial de l'auteur
    L'histoire évoque le monde du chemin de fer et se déroule tout au long de la ligne Paris-Saint-Lazare - Le Havre. Entre les deux gares, décrites avec une grande précision, les héros ne cessent d'osciller, dans un trajet pendulaire, jouets des passions qui les dominent. De grands drames arriveront à mi-chemin du parcours, au croisement des destins, dans un tunnel, et au carrefour (lieu-dit imaginaire à consonance négative) de la Croix de Maufras.
    On a coutume de dire que cette histoire comporte deux héros : d'une part le mécanicien Jacques Lantier et de l'autre sa locomotive, la Lison, que Lantier aime plus qu'une femme.

  • La Fortune des Rougon est un roman d'Émile Zola publié en 1871, premier volume de la série Les Rougon-Macquart. Le cadre est une petite ville appelée Plassans, qui correspond à Aix-en-Provence, où Zola a passé son enfance et une partie de sa jeunesse, et à Lorgues, dans le Var, où se sont déroulés en décembre 1851 les événements insurrectionnels décrits dans le roman. L'ouvrage a un triple intérêt :
    Comme Zola le décrit dans sa préface, c'est le roman des origines. Il marque le début de la généalogie des Rougon-Macquart, qui commence avec Adélaïde Fouque, dite Tante Dide, née en 1768. Elle épouse un certain Rougon, jardinier, dont elle a un fils, Pierre Rougon. À la mort de son mari, elle vit en concubinage avec Macquart, contrebandier, qui lui donne une fille, Ursule Macquart, et un garçon, Antoine Macquart. Après la mort de Macquart, elle se reclut dans la solitude. Ses trois enfants donnent naissance aux trois branches de la famille :
    les Rougon, chez qui prédomine l'appât du gain et l'appétit du pouvoir ;
    les Mouret (mariage d'Ursule avec un chapelier ainsi nommé), branche où la fragilité mentale de l'aïeule réapparaît souvent ;
    les Macquart, branche la plus fragile, chez qui se retrouve la folie d'Adélaïde mêlée à l'ivrognerie et à la violence de son amant.

  • Le Ventre de Paris est un roman écrit par Émile Zola et publié en 1873. L'action se passe pour l'essentiel aux Halles centrales de Paris (au coeur de Paris, d'où le titre), construites par Victor Baltard entre 1854 et 1870, énorme bâtiment à structure métallique dans lequel les murs sont remplacés par des Halles, Zola en fait dans son roman une sorte de monstre, comme le seront plus tard le grand magasin dans Au Bonheur des Dames, l'alambic dans l'Assommoir ou la locomotive dans la Bête humaine.
    Les membres de la famille des Rougon-Macquart ne jouent pas un rôle essentiel dans le roman : Lisa Macquart, la soeur de Gervaise (voir l'Assommoir), mariée à un nommé Quenu, y est une charcutière; on voit aussi apparaître sa fille, Pauline Quenu, qui sera l'héroïne de La Joie de vivre, et surtout Claude Lantier, son neveu, jeune peintre, futur héros du roman l'OEuvre.

  • La Curée est un roman d'Émile Zola paru en 1871. Deuxième volume de la série Les Rougon-Macquart, il a pour thème la vie débauchée de Paris au Second Empire, que Zola résume en ce groupe binaire « l'or et la chair ».
    Le personnage principal est Aristide Rougon, dit Saccard, qui va faire une rapide fortune en spéculant sur les futurs terrains à bâtir à l'époque des grands travaux menés à Paris par le baron Haussmann.
    Zola s'est inspiré de la spéculation immobilière parisienne qui a marqué la fin du Second Empire et le début des années 1870, marqué par la Crise bancaire de mai 1873, qui a déclenché la Grande dépression.

  • L'Argent est un roman naturaliste d'Émile Zola publié en 1891, le dix-huitième volume de la série les Rougon-Macquart.
    Le héros est Aristide Saccard, frère du ministre Eugène Rougon, qu'on avait déjà vu amasser une fortune colossale dans la Curée. Après une succession de mauvaises affaires, il doit repartir de zéro, mais son ambition est demeurée intacte. Il vend sa luxueuse propriété du parc Monceau afin de régler ses créanciers, puis loue deux étages d'un hôtel où il installe la Banque Universelle, destinée à financer des projets de mise en valeur du Moyen-Orient. Tout est fait pour attirer petits et moyens épargnants, auxquels on promet des gains faciles et rapides. Les communiqués et articles de presse, les rumeurs savamment dosées font s'envoler les titres de la société. Saccard se retrouve à nouveau au sommet de la gloire et de la puissance... construites sur du sable, car il ne cesse d'acheter ses propres actions.

  • La Faute de l'abbé Mouret est un roman d'Émile Zola paru en 1875, le cinquième volume de la série les Rougon-Macquart. Faisant suite à la Conquête de Plassans, c'est le second ouvrage de la série qui traite du catholicisme.

    Le thème en est la vie d'un prêtre déchiré entre sa vocation religieuse et l'amour d'une femme.

  • L'OEuvre est un roman d'Émile Zola publié en 1886, le quatorzième volume de la série Les Rougon-Macquart. L'ouvrage nous entraîne dans le monde de l'art et des artistes, à travers le portrait d'un peintre maudit, Claude Lantier, dont le personnage évoque Paul Cézanne, grand ami de Zola.
    S'il a longtemps été admis que L'OEuvre est à l'origine d'une brouille entre l'écrivain et le peintre, vexé, cette hypothèse est remise en cause

  • Pot-Bouille est un roman d'Émile Zola publié en 1882, le dixième de la série les Rougon-Macquart. Le mot pot-bouille désignait au XIXe siècle en langage familier la cuisine ordinaire des ménages, en gros synonyme de popote. Mais il n'est pas question ici de cuisine, sinon au sens figuré : Zola veut en effet nous montrer l'envers du décor d'un grand immeuble parisien où, derrière un luxe de façade, vivent des familles bourgeoises dont le comportement quotidien est aussi peu ragoûtant qu'un médiocre brouet, un pot-bouille.
    Pot-Bouille paraît d'abord sous forme de feuilleton dans Le Gaulois.

  • La Débâcle est un roman d'Émile Zola publié en 1892, le dix-neuvième volume de la série les Rougon-Macquart, dont il constitue la conclusion historique.
    Le premier roman (la Fortune des Rougon) évoquait le coup d'État du 2 décembre, qui mit en place le second Empire ; celui-ci a pour cadre la déroute de l'armée française devant les Prussiens à Sedan pendant la guerre franco-allemande de 1870, et donc la chute de l'Empire, remplacé le 4 septembre 1870 par la troisième République.
    Le roman est une dénonciation implacable de la guerre et de ses horreurs, ce qui vaudra à son auteur des détracteurs qui ne lui pardonneront pas, même après la mort, ses prises de positions. Lors d'un débat à l'Assemblée Nationale sur le transfert des cendres de Zola au Panthéon le 19 mars 1908, Louis Buyat répond à Barrès sur le prétendu antipatriotisme de l'auteur de La Débâcle par les mots mêmes de l'auteur : « D'abord, dire la vérité sur l'effroyable catastrophe dont la France a failli mourir. (...) Tout en ne cachant rien, j'ai voulu expliquer nos désastres » puis concluant par : « Je tenais à apporter cette citation ; c'est vraiment un moyen facile de venir dénoncer ici Émile Zola comme antipatriote, alors qu'au contraire cette lettre indique sa constante préoccupation d'éviter à son pays les retours de l'histoire. »

  • La Terre est un roman d'Émile Zola publié en 1887, le quinzième volume de la série des Rougon-Macquart.
    Sans doute l'un des plus violents, Zola y dresse en effet un portrait féroce du monde paysan de la fin du XIXe siècle, âpre au gain, dévoré d'une passion pour la terre qui peut aller jusqu'au crime. Tout l'ouvrage est empreint d'une bestialité propre à choquer les lecteurs de l'époque, les accouplements d'animaux alternant avec ceux des humains, eux-mêmes marqués par une grande précocité et par une brutalité allant fréquemment jusqu'au viol. Dès sa parution, la Terre a soulevé de violentes controverses, illustrées notamment par le Manifeste des cinq, article publié dans le Figaro par cinq jeunes romanciers qui conseillaient à Zola de consulter Charcot pour soigner ses obsessions morbides.

  • La Joie de vivre est un roman d'Émile Zola publié en 1884, le douzième volume de la série Les Rougon-Macquart.
    Ce roman oppose le personnage de Pauline qui aime la vie même si celle-ci ne lui apporte guère de satisfactions, à celui de Lazare, être velléitaire et indécis, rongé par la peur de la mort.

  • Son Excellence Eugène Rougon est un roman d'Émile Zola publié en 1876, sixième volume de la série Les Rougon-Macquart. Dans cet ouvrage, selon ses propres termes, Zola pénètre les « coulisses politiques » du Second Empire.
    Les personnages sont des proches du pouvoir : ministres, députés, hauts fonctionnaires.
    L'action se déroule de 1856 à 1861.

  • Le Rêve est un roman d'Émile Zola publié en 1888, le seizième volume de la série Les Rougon-Macquart. Zola y aborde le thème de la religion, mais de façon beaucoup moins violente et polémique qu'il ne l'avait fait dans la Conquête de Plassans ou la Faute de l'abbé Mouret. Cette fois-ci, il s'intéresse à la foi populaire et au renouveau du mysticisme dans la société française de la seconde moitié du XIXe siècle.

  • Une page d'amour est un roman d'Émile Zola publié en 1878, le huitième volume de la série Les Rougon-Macquart.
    Une page d'amour est l'un des romans les plus méconnus de la série, peut-être parce qu'on n'y rencontre pas, du moins en apparence, la violence souvent provocatrice des autres oeuvres.

  • Le Docteur Pascal est un roman d'Émile Zola publié en 1893, le vingtième et dernier volume de la série des Rougon-Macquart. L'intrigue se déroule entre 1872 et 1874, autrement dit après la chute du Second Empire, période qui constituait le cadre historique de l'ensemble de l'oeuvre. En fait, il s'agit ici de donner une conclusion à l'histoire de la famille, et de développer les théories sur l'hérédité que Zola a empruntées aux docteurs Prosper Lucas et Bénédict Augustin Morel. Le docteur Pascal est, de l'aveu même de son auteur, « un des romans auxquels [il] tient le plus. », car c'est à la fois, comme il le dit dans sa dédicace, « le résumé et la conclusion de toute son oeuvre ». Pascal est l'un des personnages les plus importants de tous les romans de Zola. En effet, c'est le seul qui soit à la fois désintéressé et sans tare. À travers ce roman, l'auteur nous fait connaître sesLe Docteur Pascal propres raisons de vivre.

  • La Conquête de Plassans est un roman d'Émile Zola publié en 1874, le quatrième de la série Les Rougon-Macquart.
    Le roman est construit autour du thème de la folie, l'une des tares héritées par les descendants d'Adélaïde Fouque, grand-mère commune à François et Marthe Mouret. Mais c'est aussi, et peut-être surtout, une violente attaque contre le clergé représenté par le personnage de l'abbé Faujas, prêtre acquis à l'Empire et prêt à tout pour arriver à ses fins. Zola nous montre avec délectation une Église complice du pouvoir politique, manipulatrice, utilisant la piété naïve des fidèles, notamment des femmes, à travers des pratiques où la foi n'est en fait qu'un voile masquant d'autres ambitions.

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