• En septembre 2008, le président George Bush pouvait encore décrire la crise financière comme un événement localisé à Wall Street. En réalité, cette crise constitua une rupture violente qui eut des répercussions dans le monde entier, des marchés financiers d'Europe et du Royaume-Uni aux usines et aux chantiers navals d'Asie, du Moyen-Orient et d'Amérique latine, entraînant une redéfinition des relations de pouvoir. Aux États-Unis et en Europe, elle entraîna une remise en cause fondamentale de la démocratie capitaliste, ce qui conduisit finalement à la guerre en Ukraine, au chaos en Grèce, au Brexit et à Trump.
    Ces événements constituèrent la crise la plus grave dans les sociétés occidentales depuis la fin de la Guerre froide, mais était-elle inéluctable ? Et est-elle derrière nous ?
    Crashed est un ouvrage d'un type tout à fait nouveau mettant en lumière des phénomènes jamais analysés : la nature hasardeuse du développement économique et le cheminement erratique de la dette à l'échelle mondiale ; les liens invisibles unissant pays et régions dans des relations d'interdépendance financière et politique profondément inégalitaires ; la manière dont la crise financière a interagi avec l'essor spectaculaire des réseaux sociaux ; la crise de la classe moyenne américaine, l'essor de la Chine, et la lutte mondiale pour les énergies fossiles.
    Sur la base de cette analyse, l'auteur s'interroge sur les perspectives d'avenir d'un ordre mondial libre, stable et cohérent.

  • L'Allemagne d'avant-guerre était-elle une puissance économique réelle ou imaginaire ? L'image de réussite et d'efficacité véhiculée par l'entrée en guerre et le Blitzkrieg a-t-elle faussé les analyses ? La peur quasi panique que les Etats-Unis éclipsent le Vieux Continent a-t-elle induit la stratégie militaire de Hitler ? Autant de questions que cette histoire économique du IIIe Reich rend intelligible, complétant les lectures politiques et militaires habituelles de cette période.
    « L'histoire économique éclaire d'un jour nouveau à la fois les motifs de l'agression hitlérienne et les raisons de son échec - de son échec inéluctable », peut-on lire dans la préface. Ce constat exhaustif balaie les idées reçues, offre des conclusions inédites et propose une approche globale assurément nouvelle.

  • Dans ce nouvel opus, Adam Tooze décrit et analyse les changements essentiels survenus pendant et après la Première Guerre mondiale - le plus important, qui constitue le thème principal du livre, étant l'accession des États-Unis à une position de suprématie économique, politique et morale sans précédent. Première économie mondiale, l'Amérique devient à partir de 1916 le « banquier » de la guerre, animée, selon l'auteur, par le dessein très clair d'exercer son hégémonie financière sur les pays de l'Entente devenus dépendants de ses prêts. Avec la disparition de ses empires naguère dominants au profit du grand empire américain et de sa prééminence économique et militaire, l'Europe se trouve ravalée au rang de « province » ; en 1918, le Président Wilson est en mesure de jouer le rôle d'arbitre du nouvel ordre mondial auquel il aspirait en imposant la paix au monde entier, avec son projet fétiche et idéaliste de Société des Nations. Pourtant, quand vient le moment d'endosser concrètement sa position de leader mondial, l'Amérique recule : le Congrès américain ne ratifie pas le traité de paix ; Washington n'intègre pas la Société des Nations. Selon l'auteur, les États-Unis n'ont pas encore atteint la maturité démocratique nécessaire pour assumer leurs responsabilités. Il faudra attendre une génération, sous les présidences de Roosevelt et Truman, pour que ce soit le cas. Une fois le traité de Versailles signé par l'Allemagne, une seconde guerre était-elle inévitable ?
    L'insistance des Alliés pour obtenir des réparations (et celle des États-Unis pour obtenir le remboursement des dettes de guerre) contribua-t-elle à l'échec de la République de Weimar ? Deux questions essentielles auxquelles l'auteur répond par la négative. À la fin des années 20, les Européens étaient en chemin vers un retour à la normalité, et des hommes d'État tels G. Stresemann en Allemagne et A. Briand en France travaillaient patiemment à une consolidation des liens qui déboucherait sur la CEE dans les années 50.
    Mais alors qu'en 1928, Hitler et Trotski désespéraient de voir un jour la chute de l'ordre capitaliste, l'année suivante, la faillite de Wall Street déclenchera une nouvelle série d'événements qui entraîneront la sortie de la Grande-Bretagne de l'étalon-or en 1931 et plongeront l'Allemagne dans le chaos économique et politique.
    Ceci étant, Adam Tooze récuse la vision, défendue par certains historiens modernes, de l'entre-deux-guerres comme d'une période où l'Europe renoua avec ses démons passés et rejeta le libéralisme démocratique au profit de l'autocratie et du fascisme. Pour lui, les principales nations d'Europe et d'Asie luttèrent alors pour s'adapter à la modernité et à la géopolitique moderne, s'acheminant tant bien que mal vers la création d'une structure qui garantirait la sécurité internationale - sans parvenir, au final, à couper sur le plan financier, le cordon avec Washington. De manière générale, l'auteur n'hésite d'ailleurs pas à s'inscrire en faux par rapport aux récits conventionnels de la période (il montre aussi que ce n'est pas le traité de Versailles mais celui de Washington, en 1922, qui scella le nouvel ordre mondial régi par la suprématie des États-Unis).

  • When the news first began to trickle out of China about a new virus in December 2019, risk-averse financial markets were alert to its potential for disruption. Yet they could never have predicted the total economic collapse that would follow in COVID-19''s wake, as stock markets fell faster and harder than at any time since 1929, currencies across the world plunged, investors panicked, and even gold was sold. br>br>In a matter of weeks, the world''s economy was brought to an abrupt halt by governments trying to contain a spiralling public health catastrophe. Flights were grounded; supply chains broken; industries from tourism to oil to hospitality collapsed overnight, leaving hundreds of millions of people unemployed. Central banks responded with unprecedented interventions, just to keep their economies on life-support. For the first time since the second world war, the entire global economic system contracted. br>br>This book tells the story of that shutdown. We do not yet know how this story ends, or what new world we will find on the other side. In this fast-paced, compelling and at times shocking analysis, Adam Tooze surveys the wreckage, and looks at where we might be headed next.>

  • Adam Tooze is the author of the highly praised The Deluge and The Wages of Destruction , both published by Allen Lane. The Wages of Destruction won the Wolfson Prize for History and the Longman-History Today Book of the Year Prize. He has taught at Cambridge and Yale and is now Kathryn and Shelby Cullom Davis Professor of History at Columbia University.

  • L' arret - histoire economique du covid Nouv.

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