Sciences humaines & sociales

  • Bourlingueuse des années folles, Titaÿna parcourt le monde à la recherche d'expériences extrêmes et de sujets hors du commun. Au fin fond de la jungle indonésienne, elle rend visite aux Toradjas, aussi surnommés « les chasseurs de têtes ». Depuis la Perse, elle traverse le désert et accompagne des cadavres pour un dernier pèlerinage à la Mecque. Aux États-Unis, c'est à bord des « avions ivres » qui transportent l'alcool de contrebande pendant la prohibition que Titaÿna survole le pays. Pour compléter ce triptyque, ses « Mémoires de reporter », publiés pour la première fois, révèlent les coulisses de sa carrière de femme journaliste au long cours.

  • Les sorciers et les sorcières ont existé de tout temps. À Rome, à Athènes, plus tard au Moyen Âge, ils vendaient ouvertement leurs charmes d'amour, leurs invocations à la pluie, leurs sortilèges pour le bétail, tout cela sans le moindre lien au diable. Mais tout changea vers 1450. La sorcière, qui pratiquait le petit commerce de la divination ou du simple maléfice, fut assimilée à une prêtresse du diable habituée du sabbat. Les grands massacres allaient commencer. Si la sorcellerie est éternelle, la mise à mort massive des sorcières en Occident ne fut pratiquée que pendant un temps assez court, tardif (1570-1630), et surtout sur une aire géographique restreinte, entre la Lorraine et la Westphalie, les Alpes et les évêchés rhénans. Pourquoi ? C'est ce à quoi Guy Bechtel s'est attaché à répondre. La liquidation des sorcières fait partie sans doute d'une époque, à partir des XIIe-XIIIe siècles, où l'on persécutait systématiquement les minorités jugées dangereuses : lépreux, Juifs, hérétiques, homosexuels... Et le martyre des sorcières, s'il s'enracine très loin dans l'Histoire, se poursuit encore aujourd'hui.

  • Ce ne sont ni des mémoires ni une somme autobiographique. C'est juste un homme qui parle. Mais pas n'importe qui : Daniel Wildenstein, 82 ans, empereur et patriarche des marchands d'art. Basée à New York, la Wildenstein Inc. s'adosse à un stock évalué en milliards de dollars, qui balise près de six siècles de peinture. Petit-fils de Nathan, fils de Georges, « Monsieur Daniel » - c'est ainsi qu'on l'appelle à son institut ou sur les hippodromes - est donc le troisième maillon de la dynastie de marchands de tableaux la plus puissante au monde, et la plus secrète qui soit. Depuis près d'un demi-siècle, et du bout des lèvres, Daniel Wildenstein n'acceptait de parler que de ses chevaux. De rien d'autre. Il ne répondait à aucune question, à aucune attaque, à aucune polémique. Une véritable abstraction vivante. Pour la première fois de son existence, il a brisé son mutisme légendaire. Aujourd'hui, il nous raconte « quelques petites choses vues, entendues ou vécues ». Passent alors dans le paysage : Clemenceau, Picasso, Maurice de Rothschild, Randolph Hearst, Bonnard, Malraux, Paul VI et « quelques » autres... Daniel Wildenstein nous convie à une promenade intime, à travers des instants de sa vie, des portraits, des récits, des éclairages, des révélations, des réflexions. Et promène son oeil aigu de faucon pèlerin sur la fabuleuse planète des arts.

  • Le premier livre d'André Leroi-Gourhan, publié en 1936, méritait bien une seconde édition. La Civilisation du renne, dédiée à Marcel Mauss, est certes un livre de jeunesse, comme le pointe Lucien Febvre, mais c'est aussi un livre-promesse, un livre-jalon, car l'ambition extrême de l'auteur, alors âgé de 25 ans, le pousse à multiplier les incursions dans un nombre considérable de disciplines (géographie, ethnologie, technologie, préhistoire, orientalisme) qu'il entend coordonner afin d'étudier, en dépit de l'éloignement temporel et du déplacement des milieux climatiques, trois époques d'une même culture du renne en milieu arctique (toundra-taïga) : dans l'Europe du Pléistocène, chez les Eskimos actuels, chez les peuples qui ont domestiqué l'animal.

  • Avant d'écrire Le Temps du soupçon, commentaire de la dernière conférence de presse du Président de la République, j'ai longuement hésité. Si certaines voix s'étaient élevées, si François Mauriac ou André Malraux avaient répondu au général de Gaulle ce qu'ils auraient répondu à tout autre homme d'État tenant de pareils propos, je serais resté en dehors d'un débat dans lequel je ne puis m'engager en toute sérénité. Aucun des écrivains, honneur des lettres françaises, n'a parlé. Je me suis donc résolu ou résigné à plaider contre un réquisitoire d'autant plus insidieux qu'il demeure camouflé. J'ai pensé que ce témoignage ne prendrait sa pleine signification qu'à la condition d'y joindre les articles publiés pendant la crise du printemps 1967 et deux études sur Israël et les Juifs, écrites en 1960 et 1962, à l'époque où l'alliance franco-israélienne assurait aux Français d'origine juive une sécurité morale dont les privent, aujourd'hui, les péripéties de l'Histoire. (Raymond Aron, 1968)
    Ce livre a été publié à la suite de la conférence de presse du général de Gaulle du 27 novembre 1967 au cours de laquelle ce dernier s'exprima à propos des Juifs et d'Israël en un raccourci « un peuple fier, sûr de lui-même et dominateur » qui devait marquer les esprits et suscita chez Raymond Aron des réflexions restées d'actualité.

  • Lors de sa parution en 1986, le livre de Lydia Flem avait rencontré une large audience. C'était le premier ouvrage d'une jeune femme qui arrivait sur une scène où se bousculaient tant de figures de la psychanalyse en France. Sa venue avait néanmoins retenu l'attention de ceux qui espéraient un renouvellement du langage psychanalytique.
    Lydia Flem entreprenait non pas " un retour à Freud " mais un cheminement avec lui, à travers un style qui, en un sens, traduit en écriture le geste sensible de Freud prenant l'auteure par le bras dans un rêve qui présage le livre et qu'on lit en ouverture.
    Dans son ouvrage l'auteure choisit de souligner l'importance de ce que Freud veut dire par " cristallisation des expériences de la vie quotidienne " en adoptant une démarche qui allie histoire et littérature. Car c'est dans son écriture que Lydia Flem éclaire l'entrelacement du sensible et de l'abstrait qui sont au principe de l'élaboration du quotidien comme concept freudien. Lorsque l'écriture n'est pas qu'un moyen, mais le lieu d'une expérience, comme dans le cas présent, elle produit l'écrivain, plus exactement cette sorte d'écrivain qui conduit son lecteur à éprouver le passé comme un présent vivant, parce qu'il a engrangé ce que le savoir historique du moment a établi en le traduisant dans un récit et dans un style.
    On mesure, dans un après-coup de trente ans, combien ce premier livre d'une jeune auteure (elle avait trente-trois ans) a creusé un sillon dans lequel furent semés d'autres livres dont le quotidien est au cœur du récit, en pensant à Comment j'ai vidé la maison de mes parents (2004), ou bien à La Reine Alice (2011).
    Fethi Benslama

  • Le prolétariat, affirme Jacques Ellul, n'a pas été un produit du seul capitalisme, mais bien de la société industrielle elle-même. Ainsi, la révolution soviétique, la "voie chinoise", tout comme l'évolution du tiers monde, aboutissent à la création d'un immense prolétariat mondial. Toutes les révolutions ont échoué, en cédant à la fatalité industrielle et technicienne du capitalisme qu'elles entendaient combattre. Et pourtant, au début des années 80, la première vraie révolution semble devenir possible.

    Pour quelles raisons ? À quelles conditions? Sommes-nous encore capables d'une véritable espérance révolutionnaire?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Au cours de la brève campagne de 1940, les offensives alliées furent rares. À Abbeville, sur la Somme, se déroula la plus violente d'entre elles : plus de cinq cents blindés anglais et français y furent successivement engagés. Ce fut, selon l'Allemand Büchner, la plus grande concentration de moyens divers avant la Russie. La 4e division cuirassée du colonel de Gaulle participa, à partir du 28 mai, à cette offensive qu'elle mena jusqu'à épuisement. Le 5 juin, promu général, de Gaulle devenait sous-secrétaire d'État à la Guerre. C'est cette brève, mais violente période de la vie du général de Gaulle qu'Henri de Wailly met en lumière. Aucun des biographes du Général ne l'avait fait auparavant. Pour y parvenir, l'auteur a dû réaliser une minutieuse enquête, en France et en Allemagne, afin de regrouper les rares textes contemporains, recueillir plusieurs centaines de témoignages, tant auprès de ceux qui servaient avec de Gaulle, qu'auprès de ceux qui se battaient contre lui, consulter les archives de Coblence, Fribourg, Paris, Londres, rechercher carnets, lettres, récits, archives privées, etc. Vif, contrasté, rapide, surprenant, ce récit nous emporte des centres de décision au terrain, du PC même du Général, à celui de son adversaire, des champs où l'on se bat aux infirmeries où l'on agonise, de Weygand aux pilotes de chars. À la tête de sa division, de Gaulle manoeuvre - ou ne manoeuvre pas - devant nous. L'image qui s'en dégage est celle d'un chef solitaire, énergique, mais également celle d'un homme sourd à tout conseil, jaloux de son autorité, sans doute plus attaché aux données stratégiques de la guerre, qu'aux conditions imposées du combat. C'est donc, dans une ambiance passagère de victoire, un aspect inhabituel du général de Gaulle et de la guerre de 40 qu'il nous est donné de découvrir ici.

  • Une biographie de ce logicien autrichien, né en 1889, mort en 1951, qui influença le mouvement appelé le Cercle de Vienne. Certaines de ses oeuvres furent découvertes après sa mort.

  • Que savaient sur le monde les hommes de la Renaissance ? Peu de chose. Leur science reposait sur les légendes de l'Antiquité. L'Inde demeurait mystérieuse, malgré le voyage de Marco Polo. En octobre 1492, Christophe Colomb vient de découvrir l'Amérique. S'élançant à sa suite et dans son sillage, des marins, des soldats - souvent des desperados, sans foi ni loi -, vont compléter la Découverte et poursuivre la Conquête en élargissant immensément le royaume espagnol. Ce sont les Conquistadors. Naïfs et roublards, sentimentaux et cruels, tour à tour qualifiés de bandits ou de héros, ce sont des hommes d'Espagne au courage extraordinaire. Une à une et parfois ensemble, surgissent les grandes figures de cette geste épique. Colomb, le « Découvreur des Indes » ; Cortès, qui combat l'empereur Montezuma, conquiert le Mexique ; Pizarre qui, avec une centaine de soldats, s'empare du puissant empire du Pérou ; Valdivia, qui s'empare du Chili... D'autres aussi, aucun n'est oublié : ceux qui errent du Rio de la Plata au Meschacébé, Fernand de Soto qui atteint le Mississipi, Orellana hanté par l'introuvable Eldorado. La Découverte et la Conquête ont duré cinquante ans : de Christophe Colomb (aux Bahamas en 1492) à Valdivia (fondation de Santiago du Chili en 1541). Elles portaient sur la nature, les hommes, les civilisations. De quoi stupéfier les Espagnols. Une nature multiple : archipel tropical, chaînes montagneuses, mortels marécages. Des hommes différents : Caraïbes, Aztèques, Quéchuas. Des civilisations anciennes. Qui s'en serait douté en Europe ? La première croisade coïncidait avec la fondation de l'Empire inca. L'histoire de la Conquête se déroule comme un film aux séquences dramatiques : grandes cérémonies aztèques, sacrifices humains, siège de Mexico, banquets cannibales, mais aussi la révolte des Indiens et les règlements de compte sanglants entre conquistadors. Une aventure vivante et colorée dont ressort une double conclusion : les civilisations précolombiennes étaient d'un haut niveau, les Espagnols construiront un empire, ouvert sur l'Europe, qui durera trois siècles et dont les Libertadors feront un ensemble de républiques où fait encore écho la chevauchée des Conquistadors.

  • Du magazine "de charme" à la revue porno ou la vidéo hard, Patrick Baudry propose une lecture des produits contemporains de la pornographie et de leur consommation. Partant du constat que la pornographie propose une imagerie, des pratiques et des mises en scène radicalement distinctes de la sexualité vécue, il montre que cette différence tient à l'écart qu'il y a entre regarder, voir et visionner, entre sexe et sexualité, entre la ritualité sexuelle et le spectacle pornographique. Il était urgent de s'interroger sur cette dimension à la fois dérobée et très visible des sociétés contemporaines : loin de se laisser circonscrire à un outil de satisfaction des pulsions, la pornographie est devenue un monde, profondément révélateur, à l'âge des mass médias, d'un nouveau rapport de l'individu à soi, à l'autre et au monde.

  • Que faut-il entendre ici par « Ve République » ? Est-ce, de manière restrictive, l'événement historique, le passage de la IVe à la Ve République ? A l'inverse, sur un mode extensif, est-ce le régime politique tel qu'il fonctionne depuis 1958 - ensemble si complexe qu'il paraît échapper, par nature, à toute recherche de ce type ? En définitive, c'est dans une voie intermédiaire que l'on s'engagera, en s'intéressant aux origines de la Constitution de la Ve République : c'est-à-dire, au corps de règles et de principes suprêmes qui détermine la structure institutionnelle du régime, et dont l'établissement a justifié, au printemps 1958, la chute de la IVe République et le retour du général de Gaulle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Métier à tisser de Vaucanson, fardier de Cugnot, pendule de Foucault, caméra de Louis Lumière, pâtes de verre de Gallé... Quel mystérieux protocole réunit dans l'ancien prieuré de Saint-Martin-des-Champs les objets mythiques de notre civilisation ? En 179

  • La Praxis est le point de départ et le point d'arrivée du matérialisme dialectique. Ce mot désigne philosophiquement ce que le sens commun appelle : la vie réelle, cette vie qui est à la fois plus prosaïque et plus dramatique que celle de l'esprit spéculatif. Le but du matérialisme dialectique n'est autre que l'expression lucide de la Praxis, du contenu réel de la vie et, corrélativement, la transformation de la Praxis actuelle en une pratique sociale consciente, cohérente et libre. Le but théorique et le but pratique - la connaissance et l'action créatrice - sont inséparables.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • En Europe, comme aux Etats-Unis et au Canada, l'illettrisme n'est pas rare. Cet état de choses s'explique sans doute et surtout par une baisse de la valeur symbolique de ces savoirs et par le fait que, dans la pratique, le travail et les autres activités

  • La réflexion morale s'est donné un nouvel objet : l'environnement. Au début des années 70, le besoin d'une éthique environnementale a été formulé et tout un débat s'est développé sur ces problèmes : différentes tendances philosophiques s'y sont exprimées, des questions critiques ont été déterminées. L'éthique environnementale existe, comme une réflexion philosophique qui a su associer les questions morales classiques et les problèmes contemporains qui font de la nature l'objet d'un débat philosophique. Ce débat affecte plus particulièrement la communauté de langue anglaise : la crise environnementale y a été entendue comme une incitation à redéfinir les rapports de l'homme et de la nature, à ne plus voir dans celle-ci un simple réservoir de ressources, à remettre en question l'anthropocentrisme moral, à développer, donc, une nouvelle éthique. Ce livre a pour objet de présenter les principaux thèmes débattus : la question de la valeur intrinsèque, celle du bien-être animal, la conception de la communauté, celle de la wilderness, le problème du pluralisme moral.

  • L'espace de la société japonaise, c'est aussi bien la manière dont le moi s'y pose face au monde que celle dont les paysans ont mis en valeur les plaines de l'archipel ; c'est le plan de la citadelle du shôgun à Edo, mais tout autant certains principes managériaux des grandes entreprises. En effet, chaque société organise son espace selon une logique d'ensemble qui lui est propre : cette organisation reproduit analogiquement les mêmes principes au plan mental et au plan social, tout comme au plan matériel. La logique d'ensemble de la spatialité japonaise repose sur une assise culturelle radicalement différente de la nôtre. Elle n'est donc pas transposable comme telle ; mais son efficacité comme ses limites nous invitent à comprendre ce qu'a de particulier, donc de dépassable, notre propre vision du monde.

  • Le combat pour les droits de l'homme a beaucoup changé depuis la déclaration de 1789. Tour à tour, Kant, Fichte, Hegel et Marx, ont réfléchi aux principes du texte qui a inauguré le monde contemporain. De l'adhésion enthousiaste du jeune Fichte, à la dénonciation marxiste d'une idéologie mystificatrice, en passant par la discrimination kantienne et la rationalisation hégélienne, la philosophie allemande a incarné tout le destin philosophique des droits de l'homme. À une époque où la conscience de l'humanité cherche à fonder, sinon une vraie réconciliation des peuples, du moins leur cohabitation élémentaire, sur l'affirmation universelle du droit des individus, il est peut-être nécessaire de revenir à la méditation initiale des philosophies des droits de l'homme.

  • La publication des enseignements donnés de 1919 à 1928, qui correspond à la décennie phénoménologique de Heidegger, permet aujourd'hui de se faire une idée précise de la genèse du chantier et du livre «Etre et temps» et fournit de nouveaux critères au travail d'interprétation.

  • « Arabes, si vous disiez enfin ce que vous avez sur le coeur, si vous ne taisiez plus ce que vous savez sur nos sociétés, nos gouvernants, nos théologiens... la face de notre monde commencerait sans doute à changer. » Malgré les obstacles du conformisme et de la censure, Moncef Marzouki, jeune professeur de médecine tunisien et militant des droits de l'homme sur le terrain, a tenté de s'exprimer dans son pays à travers plusieurs ouvrages toniques en langue arabe. Avec le même irrespect, la même ironie, le même sens d'observation, il s'adresse maintenant au public francophone, afin de lui montrer que les Arabes ne sont pas tous paralysés par la fascination fondamentaliste et que beaucoup ne voient au contraire leur salut que dans une démocratie pluraliste. Selon Moncef Marzouki, seule cette issue permettrait à la civilisation arabe, en laquelle il a foi, de reverdir. C'est avec cet essai sans complaisance, rafraîchissant et constamment en prise sur la vie qu'est inaugurée la collection « Islamie » dont la vocation première est de mettre au jour le non-dit des peuples musulmans.

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