Religion & Esotérisme

  • 1987. À la cour d'assises de Lyon, André Frossard témoigne. Sa déposition est un des temps forts du procès Barbie. Il dit ce qu'il se passait à la baraque des juifs du fort Montluc où, résistant, il fut lui-même détenu en 1944 et dut son salut en obtenant que son ascendance juive fût réduite des trois quarts. Il raconte, notamment, le martyre du professeur Gompel : « Juif, savant, résistant et humaniste, il cumulait tous les handicaps. » De ce bouleversant témoignage est né ce petit livre dans lequel l'essentiel est résumé dans cette définition incontestable : « Il y a crime contre l'humanité lorsqu'on tue quelqu'un sous prétexte qu'il est né. » Il montre aussi que ce crime ne peut être confondu avec aucun autre car « traquer un résistant et un enfant d'Izieu qui n'est encore qu'espérance et promesse de vie, ce n'est pas la même violence ». Dix ans après, au moment ou s'ouvre à Bordeaux le procès de Maurice Papon, accusé de complicité de crime contre l'humanité, ce beau livre sobre, émouvant et convaincant est plus actuel que jamais.

  • Ce livre est consacré à la Terre, à l'Esprit, au visage humain où ils se joignent. Il tente une approche nouvelle du sens de l'icône. Les essais convergents qui le constituent - Le Visage et l'Icône, Silence et Parole de Dieu, Littérature et Foi, Dostoïevski Témoin - voudraient rouvrir, pour l'homme d'aujourd'hui, les voies d'un christianisme renouvelé par la rencontre de son propre Orient. Le paradoxe de l'Abîme et de la Croix donne un espace infini au Souffle vivifiant : dans lequel l'homme trouve son vrai visage, dans lequel aussi la terre se transfigure. Noces du ciel et de la terre dont, au terme d'un long dédoublement, finit par témoigner Dostoïevski, seule réponse sans doute à la « fidélité à la terre » de l'athéisme contemporain. Ainsi s'ébauche un christianisme de l'Esprit Saint dont Olivier Clément épelle la présence à travers le silence, la beauté, l'éros, la féminité, le cosmos, et surtout cette soif d'existence personnelle en communion qui semble animer toute l'histoire humaine. C'est dire que cette réflexion « inactuelle » éclaire parfois d'une lumière inattendue les problèmes les plus urgents de notre temps.

  • Voici la reprise, dans une refonte totale, d'un ouvrage publié il y a vingt ans (1975) et sans cesse réimprimé. Il convenait de le proposer de nouveau, rajeuni et surtout réaménagé dans son fond comme dans sa forme. Ce livre est centré sur la destinée ultime de l'homme, ses « fins dernières » selon l'expression traditionnelle. Son propos est de renouer avec l'espérance chrétienne dans ses vraies perspectives, longtemps omises et oubliées : la mort et son « au-delà », avec le lot des représentations et des formulations qui les concernent. La Tradition et surtout l'Ecriture, et tout particulièrement l'enseignement de saint Paul, confluent à chaque page comme source privilégiée de la réflexion. Le lien est constant entre l'existence terrestre de l'homme, inséré dans le monde et son histoire, et la destinée spirituelle que Dieu lui a révélée. L'annonceur dernier de cette Révélation, en tant qu'il est Dieu fait homme et témoin total de l'achèvement des Ecritures, c'est le Christ en personne, mort et ressuscité. Il est dès lors, comme tel, le fondement unique et la référence constante de cet ouvrage, dont la première édition avait précisément pour sous-titre : « Christologie des fins dernières ».

  • La plupart des interdits alimentaires retenus par la loi musulmane ont trait au régime carné, la raison étant que toute nourriture influence physiquement et spirituellement celui qui l'absorbe : manger certaines catégories animales revient à prendre le ri

  • « Né en 1090 à Fontaines-les-Dijon dans une famille aristocratique, Bernard décide de quitter le monde à 22 ans, et se fait moine là où la règle bénédictine est appliquée à la lettre, c'est à dire dans le monastère de Citaux, fondé à la fin du XIème siècle. Trois ans après, il est chargé d'établir un nouveau monastère à Clairvaux sur la rive gauche de l'Aube. Mais ce moine qui a choisi la solitude et le silence fut bientôt un homme d'action, un prédicateur qui consacra sa vie à la réforme de l'Église. Celui qui se voulait humble fut impérieux et passionné pour convertir à la vie évangélique pape, évêques, clercs, moines, rois, chevaliers. Malgré une activité débordante il trouva le moyen d'écrire de nombreux traités qui firent de lui "le dernier Père de l'Eglise" pour reprendre le mot de Jean Mabillon (...)On aurait pu redouter une évocation poétique de Bernard voire hagiographique. Il n'en est rien, car l'auteur a longuement lu l'oeuvre de saint Bernard et les écrits des contemporains. Il s'est imprégné de tout ce qui touche ce "maître de la vie intérieure" (...)Tout en sympathisant profondément avec son héros, il ne tombe jamais dans les travers de bien des hagiographes, sait les limites humaines de Bernard, n'hésite pas à dire par exemple que, dans la controverse avec Abélard, l'abbé de Clairvaux n'est pas sorti grandi (...)Enfin, faut-il le dire, Irénée Vallery-Radot écrit fort bien. Sans lourd apparat critique, sans se cacher, comme il le dit joliment, derrière son "arbre à fiches" qui risquerait de masquer la forêt, il nous donne un récit qui a su concilier l'exactitude et les poésie. Je souhaite au lecteur autant de plaisir que celui que j'ai eu en lisant ce beau livre. »
    Pierre RICHÉ

  • Le terme ésotérisme est si souvent usurpé pour masquer des idées aussi peu spirituelles et aussi dangereuses que possible, et ce qu'on connaît des doctrines ésotériques est si souvent plagié et déformé, qu'il n'y a pas seulement avantage, mais même obligation, de faire entrevoir, d'une part ce qu'est l'ésotérisme véritable et ce qu'il n'est pas et, d'autre part, ce qui fait la solidarité profonde et éternelle de toutes les formes de l'esprit. [...] Si nous parlons d'unité transcendante, nous voulons dire par là que l'unité des formes religieuses doit être réalisée d'une façon purement intérieure et spirituelle, et sans trahison d'aucune forme particulière. Les antagonismes de ces formes ne portent pas plus atteinte à la vérité une et universelle, que les antagonismes entre les couleurs opposées ne portent atteinte à la transmission de la lumière une et incolore.

  • La Voie est nécessaire à l'homme, autant que l'air ou la nourriture. Elle tire l'homme de la détresse. La Voie précède. On demande : où est la Voie ? Est-elle sagesse, ou croyance, ou savoir ? Est-elle un art ? Est-elle en thérapie ou en politique ? Chercher ainsi la Voie, c'est supposer qu'elle vient après ; après nos divisions, scissions, catégories. Or la Voie est première. Son espace est celui qu'elle-même fait paraître ; et il est avant la séparation de l'espace et du temps, puisque la Voie est voie, et non spectacle. La Voie ne serait-elle pas du côté des choses antiques ? La Voie précède la séparation de l'antique et de l'actuel, comme celle du mythe et de la raison. La Voie n'est-elle pas un luxe, bon à ceux qui mangent bien et n'ont pas de soucis ? Non. La Voie est toujours le plus urgent, même pour l'affamé. Car comment pourrait-il, sans elle, demeurer lui-même ? Et s'il se défait, et se perd, à quoi pourra lui servir tout le reste ? La Voie est toujours de première nécessité.

  • L'Évangile de la Colombe se situe à mi-chemin entre le conte oriental, le poème philosophique et le rêve éveillé, à l'instar du Prophète de Khalil Gibran ou des célèbres Dialogues avec l'Ange. Dialogue lumineux, en effet, que cette rencontre hors du temps sur une montagne sacrée, entre le Cavalier errant en quête de Connaissance, l'Enfant inspiré venu d'ailleurs, et le vénérable Sage qui se fait médiateur entre l'un et l'autre. L'Évangile, la « bonne nouvelle » qu'est venu apporter sur terre Yahal l'androgyne, n'est autre que l'ineffable secret de l'Unité : "Tout est échange", tout est flux qui relie la flèche et la cible, le dedans et le dehors de l'homme, la vie et la mort, le bien et le mal... Ainsi s'annonce l'ère de la Colombe, symbole par excellence de l'Esprit.

  • Philosophe, traducteur et exégète de la Bible, Moses Mendelssohn (1729-1786) fut le plus éminent initiateur de la Haskala allemande, ce mouvement des Lumières dans la pensée et la littérature hébraïques. Son itinéraire religieux et philosophique, ses rapports avec Lessing, Dohm et Michaelis, ses disciples et les réactions juives et non juives à son oeuvre jusqu'à aujourd'hui.

  • Qu'est-ce que l'amour ? Qu'est-ce que la sexualité ? Pourquoi se marier et avoir des enfants ? Devant le plaisir, quelle attitude ? La morale est-elle détestable ? Que penser de la contraception, de l'homosexualité ? Cet ouvrage répond à bien d'autres questions encore et éclaire la conscience de tous les jeunes sans vouloir néanmoins leur donner un modèle de conduite.

  • Voici 1 600 ans, aux portes d'Amiens, un jeune officier romain, en plein hiver, partageait son manteau avec un mendiant. Ce geste, maintes fois rappelé, représente le premier devoir de tout homme devant la détresse. Aujourd'hui encore, pourtant, on meurt de froid. Aujourd'hui encore, on souffre de la solitude. Aujourd'hui encore, on meurt de faim. Le sens collectif de la solidarité semble souvent perdu, alors que nombre d'hommes y sont encore sensibles. Ne faut-il pas alors explorer les différentes occasions de partage, telles qu'elles existent aujourd'hui ? C'est l'objectif de ce livre de réflexion et d'opinion qui s'adresse à tout homme, à toute femme, ne se satisfaisant pas de situations apparemment inéluctables. Partage des richesses, de la culture et des savoirs, partage des soins et du travail : telles sont les initiatives présentées ici par des hommes et des femmes de tous horizons. Elles invitent chaque lecteur à agir, à la place qui est la sienne.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les conséquences de l'effondrement des régimes communistes dans les pays de l'Europe centrale n'ont pas encore été examinées sur le plan des savoirs, en particulier celui des sciences sociales. Celles-ci ont été à la fois le creuset de l'héroïsme hérétique des dissidents historiques, et de la lâche soumission à la pensée totalitaire. Face sombre de l'ombre et intelligence lucide font la nouvelle matière des recompositions et des reconversions à l'oeuvre depuis la chute du mur de Berlin. Les savoirs ont-ils perdu leur âme et leur devoir critique face à un socialisme qui se voulait scientifique ? Sont-ils désormais dans un rapport de fascination à l'égard des théories occidentales ? Portant sur un moment rare de mutation intellectuelle, ce livre n'entend pas donner de réponses définitives à ces questions. Il les déploie au contraire en les incarnant dans des portraits, des projets, des fragments de vie quotidienne qui restituent l'atmosphère des premières années d'ouverture et les béances d'un avenir incertain. En sillonnant villes, institutions scientifiques, politiques et culturelles, ce voyage où se mêlent compréhension, compassion et ironie prend la forme d'un récit d'expérience guidé par une conviction : l'exercice de la raison, le débat critique et la pluralité des savoirs sont au fondement de l'Europe scientifique, et plus encore le principe des démocraties naissantes.

  • Au-delà de l'information historique sur une époque essentielle de l'histoire de la pensée, cet ouvrage vise à définir l'une des directions fondamentales de la pensée britannique : la définition d'un idéal républicain où le pouvoir politique est lié aux principes de consentement, de gouvernement mixte et de liberté.

  • Le bouddhisme a plus de 2500 ans d'histoire. Aussi la plupart des textes auxquels se sont référés tous les courants jusqu'à aujourd'hui ont-ils été rédigés à l'origine en sanskrit. Il s'agit toujours d'une approche conceptuelle, buissonnante, argumentée, constituant l'un des plus formidables corpus de philosophie que l'humanité ait jamais constitué.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ce qu'il nous apprend touche à tous les domaines : la chirurgie, l'anesthésie, la gynécologie, l'obstétrique, la dermatologie, l'ophtalmologie, les maladies artérielles, le système digestif, le système nerveux, les désordres psychiques, la pédiatrie, etc. Et encore aux instruments médicaux, à la pharmacie, à l'hygiène, à la médecine vétérinaire. Enfin à la mort et à l'embaumement... Il fait vivre devant nous le corps médical et recherche les influences que la médecine égyptienne ancienne a exercées sur les médecines hippocratique, arabe et indienne. Riche en informations et en révélations, ce livre d'un grand spécialiste jette sur toute une civilisation une lumière neuve. Les médecins, en particulier, le liront avec passion.

  • Etude sur l'archétype de l'ange à travers la littérature, la bande dessinée, la peinture, le cinéma et les sciences humaines. Réceptacle des fantasmes humains, la figure ambivalente de l'ange permet d'élaborer une réflexion sur l'homme lui-même.

  • L'un des aspects les plus positifs de la nouvelle religiosité, est cet appel d'air spirituel, qui invite à une pratique directe de la Voie intérieure aimante. En cela, elle rejoint la grande tradition mystique. Ainsi, la voie millénaire du Zen est précieuse pour découvrir certaines étapes communes du long cheminement vers l'intériorité, comme autant de jalons sur un chemin de lumière. Quelle est l'influence du Zen sur la culture japonaise ? Comment se manifeste-t-elle dans les pratiques traditionnelles du Japon ? Voici un ouvrage passionnant, qui apporte au lecteur de précieux éléments de réponse sur cette dimension essentielle de la spiritualité orientale.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Toute la Parabole de l'enfant prodigue se joue autour du père : le père bafoué par le cadet ; le père incompris de l'aîné, le père qui ouvre sa maison au désobéissant, le père qui supplie l'obéissant d'y rentrer. Les deux fils sont là pour faire ressortir le visage du père. Jésus prononça cette Parabole pour répondre aux scribes et aux Pharisiens, qui s'indignaient de le voir accueillir les pécheurs. Nous devions savoir comment Dieu accueille les pécheurs qui viennent à lui sans mérite, qui viennent à lui les mains sales et vides ; et comment sa miséricorde pardonne notre misère : nous voici au centre de la Parabole.

  • Après l'Analyse de l'idéologie (1980 et 1983), le Centre d'étude de la pensée politique (Institut d'études politiques de Strasbourg, Université Robert-Schuman) a consacré son travail à l'épistémologie de la politique. Quelles relations la connaissance du politique entretient-elle avec la psychanalyse, la philosophie, la logique, la rhétorique ? Quelles modifications les pratiques sociales apportent-elles aux concepts traditionnels de la pensée : paradigmes, système, analogies ? Les questions fondamentales étudiées ici montrent combien la connaissance du politique a débordé le champ classique de la science politique, et a permis d'élargir et de reformuler le problème de la connaissance.

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