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  • Ce premier roman de Jacques Renoncourt, instituteur dans une petite ville de province, met en scène des antihéros dont la vie, tissée de joies et de peines mais surtout d'ennui et des frustrations inhérentes à leur milieu, cache, sous l'apparente surface des eaux de la quotidienneté, des courants d'une violence parfois insoupçonnée. Le silence des eaux : Des gens ordinaires... Madeleine, Pierre, Colette et les autres... Et pourtant ! Au-delà des apparences, on découvre des êtres complexes, de chair et de sang, qui trop ou pas assez, qui souffrent souvent, se réjouissent parfois, qui vivent, à n'en pas douter... « Madeleine se leva et s'approcha du miroir... Tu n'es qu'une femme en papier. On peut te froisser, te déchirer, te marquer, te mouiller, te sécher, mais peut-on te brûler ? »

  • Ce livre retrace l'itinéraire singulier d'un ancien « mao », inséré dans le mouvement général de pensée et d'action de milliers d'autres jeunes gens qui, nourris comme lui de l'amour de la Révolution, se sont embarqués il y a une quinzaine d'années pour une quête qui les a vus s'enflammer successivement pour Cuba, le Vietcong, la révolution culturelle chinoise ; prendre part de toutes leurs forces à Mai 68 puis à la saga mao des années 70 ; enfin, quelques années plus tard, instruits de leur propre aventure, du témoignage de Soljenitsyne et des épouvantes cambodgiennes, s'attaquer avec véhémence, non à leur idéal de liberté et de justice, mais aux pierres angulaires à partir desquelles ils avaient cru pouvoir monter à l'assaut du ciel : Mao, Lénine et Marx bien sûr, mais plus profondément cette conception politique du monde qui régit l'idée même de Révolution. Un retour sur soi en quelque sorte, sans la moindre amertume, car seuls des chemins aussi escarpés mènent quelque part, c'est-à-dire ailleurs, peut-être.

  • ... Je sens son halètement sur mon visage. Je n'ose même pas crier. Il va me mordre à la gorge et me sectionner la veine jugulaire, Je vais mourir après m'être vidée de mon sang et juste aujourd'hui, mardi, alors qu'on n'a pas école demain. C'est comme ça à Montigny. Vous pourriez croire qu'il ne s'y passe rien. Pourtant, restez-y quinze jours avec Chris et Marinette, et vous verrez ! Un hold-up fracassant, une Toyota en or massif, une pianiste martyre, un baron louche, un chemineau mélomane... Je vous garantis que vous ne serez pas déçus !...

  • En juillet 1793, on décide que, pour en finir avec la Vendée, il faut l'encercler par des colonnes venues de toute part mais, paradoxalement, ce plan n'entrera en application qu'en janvier 1794 bien que, après le massacre de Savenay, l'armée catholique et royale soit déjà agonisante. C'est alors que le général Tureau adresse à la Convention la terrible dépêche: «Si nos intentions sont bien secondées, il n'existera plus dans la Vendée, sous quinze jours, ni maisons, ni subsistances, ni armes, ni habitants.» On connaît 'hécatombe résultant du passage des colonnes incendiaires en quatre mois : des dizaines de milliers de victimes de tout âge et de tout sexe. L'intérêt et la nouveauté de l'étude de Louis-Marie Clénet, fondée sur des sources inédites, résident dans son souci de restituer les itinéraires, les faits, les hommes et le contexte stratégique et psychologique avec le plus d'exactitude possible, par-delà les légendes, les anathèmes et les simplifications.
    En cherchant à comprendre comment des hommes que rien n'y prédisposait se sont mués soudainement en criminels, Louis-Marie Clénet nous plonge dans un débat que les atrocités du XXe siècle ont constamment soulevé. De plus, s'attachant à faire la part des responsabilités entre la Convention, les généraux, les chefs d'escouade et les simples soldats, il révise bien des idées reçues.

  • « Je m'étais réfugié, pour une commodité liée à mon tempérament de fainéant, dans une sottise feinte. Du sot j'avais, la nature ne m'ayant point comblé, toutes les apparences. » C'est à la fin du XVIIe siècle que débute cette chronique alors que flotte depuis plus de vingt ans sur Lille la bannière fleurdelisée du Roi de France sans que l'âme du peuple de la ville lui soit acquise. Le conteur traverse cette époque troublée avec l'innocence du Candide de Voltaire et c'est avec une grande naïveté - peut-être feinte - qu'il nous livre ses souvenirs marqués par un penchant à la crédulité. Son entendement est celui d'un homme du peuple mais ne croyons pas pour autant qu'il soit incapable de philosopher ou, sur la fin de sa vie, d'analyser avec clairvoyance les mystères de ce monde. En suivant les heurs et malheurs du Nichôt, Gérard Demarcq, dont voici le second roman, nous fait revivre un épisode clef de l'histoire de la Flandre Gallicane, cette province qui fut convoitée tout au long des siècles pour la richesse de ses terres et la beauté de ses villes. La qualité du récit nous tient en haleine et, si le héros est (presque) imaginaire, la trame historique et tous les détails de la vie quotidienne de ces temps nous sont restitués avec la plus rigoureuse exactitude.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Combien gagnent les agents de l'État du bas en haut de l'échelle ? Et les hommes politiques, du maire de la plus petite commune aux chefs des grands partis ? Combien le fonctionnement des institutions parlementaires, ou des établissements d'enseignement, coûte-t-il chaque année aux Français ? Comment les indemnités des élus locaux ont-elles évolué depuis 1982 et quel est le montant total de celles perçues par l'ensemble des hommes politiques ? Quel est le budget réel - et pas seulement officiel - de la présidence de la République ? Quelles sommes le gouvernement consacre-t-il à sa politique de communication ? À combien se montent et à quoi servent les fonds secrets de Matignon ? Comment le salaire du directeur général du Fonds monétaire international (FMI) est-il financé ? Quel est le montant de la facture du Rainbow Warrior, du transfert du ministère de l'Économie et des Finances à Bercy, des grands travaux, des hôtels de régions ou bien encore de cette opération si contraire à l'esprit même de la décentralisation qu'est Euro Disneyland ?
    À ces questions et à bien d'autres, Pierre Bitoun, 37 ans, sociologue et chercheur qui a déjà publié : Les Hommes d'Uriage (1988), Les Champs du départ (1989) et L'Equivoque écologique (1991), fournit des réponses précises, souvent inédites. À la fois informé, polémique et constructif, un livre salutaire qui évite le propos poujadiste comme la langue de bois.

  • Depuis que les femmes travaillent et prennent la pilule, elles ont acquis le droit de vivre comme des hommes. Elles peuvent être Premier Ministre, chef d'entreprise, colonel ou rabbin. Mais cette égalité revendiquée par le féminisme, s'est réalisée, pour beaucoup d'entre elles, au détriment de leur identité singulière : la féminité. Nouvelles fonctions, nouveaux rôles, nouvelles responsabilités et nouvelles culpabilités. Nouveaux droits, nouveaux désirs et nouveaux renoncements : les femmes se sentent, aujourd'hui, confrontées à une multitude de choix, trop souvent conflictuels. Face à cette confusion, Perla Servan-Schreiber propose un regard nouveau sur la féminité. Dépassant le constat, elle décrit un itinéraire : celui qui va de la liberté - ambition politique du féminisme - au bonheur-expérience intime de la féminité. Une féminité art de vivre, sagesse, mais aussi aventure offerte à chaque femme qui en fait le choix. Une aventure où le corps, le travail, la maternité, la sexualité, et le couple, prennent un sens neuf, fondé sur le désir. À la fois témoignage et réflexion, un essai clair, anticonformiste, qui ose, sans passéisme, mais non sans passion, plaider pour une évidence oubliée : à quoi bon être libre si ce n'est pour être heureux ?

  • Condamnée à mort par des islamistes, poursuivie par la justice, Taslima Nasreen, écrivain journaliste du Bangladesh, devient, le 4 juin 1994, clandestine dans son pays. Face à cette disparition forcée, au silence imposé, Reporters sans frontières et la revue « La Règle du Jeu » ont choisi de répondre par les mots. Des mots choisis par des écrivains en écho aux mots interdits par les pouvoirs politiques et religieux du Bangladesh. Des mots pour défendre la liberté d'expression. Salman Rushdie, Rachid Mimouni, Bernard-Henri Lévy, Philippe Sollers, Nadine Gordimer, Bat Ye'or, Leïla Sebbar, Rada Ivekovic, Pierre Mertens, Susan Sontag, Erich Loest, Elfriede Jelinek, Mohamed Choukri, Irène Frain, Amitav Gosh ont chacun écrit une lettre ouverte à Taslima Nasreen. Chaque semaine, pendant l'été 1994 et jusqu'à l'arrivée de Taslima Nasreen en Suède, les premières de ces lettres furent publiées dans une vingtaine de journaux, essentiellement en Europe.

  • Des sentiments furtifs, des instantanés, des coups de coeur et des coups de gueule du musicien chanteur.

  • Les cinq femmes dont cet ouvrage nous livre le portrait ont toutes dû affronter les difficultés de leur temps, mais elles sont parvenues à réaliser leurs aspirations les plus profondes car elles étaient animées par ce souffle puissant qui balaye les obstacles les plus insurmontables : la passion. Afin de montrer que l'enthousiasme pouvait fleurir dans tous les domaines, l'auteur a délibérément choisi ces cinq passionnées dans des époques différentes, et parce qu'elles s'étaient enflammées pour des activités très diverses. Alors que Brunehilde promènera le lecteur dans le monde cruel du pouvoir, Madeleine Béjart et Clara Schumann lui feront partager leur amour du théâtre et de la musique. On suivra avec émotion le cheminement d'une Nadejda Dourova en quête de son identité, et Colette Duval nous donnera une idée des fantastiques défis que la passion du sport peut nous pousser à relever. Bien plus que de simples biographies, ces portraits esquissés par petites touches de couleur, distillant ici l'émotion, là la démesure, nous plongent au coeur même de l'intimité de ces femmes qui ont tout sacrifié à leur rêve. La profondeur des analyses consacrées à cette mystérieuse énergie qui dort en chacun de nous et la sensibilité avec laquelle l'auteur a brossé des portraits riches et attachants font de ce livre un voyage délicieux dans le jardin des passions. Ces cinq figures féminines montrent la multiplicité des formes que peut prendre la passion et posent en définitive une question : quel visage cette dernière aura-t-elle au XXIe siècle ?

  • La banlieue, ce n'est pas que la Haine. Bien sûr, dans les cités « à problèmes » de tout l'Hexagone il y a les tensions, les affrontements, les flambées de violence... Mais il y a aussi des femmes et des hommes, des jeunes et des adultes, des Français et des immigrés qui vivent ensemble, qui s'arrangent, qui se débrouillent alors que leur cité est parfois livrée à elle-même, dans des zones « franches » où la police ne pénètre presque plus. Ce livre est une chronique de la banlieue vue de l'intérieur, de tout un monde en rose et noir qui vit parfois avec ses propres règles mais qui vit quand même, avec ses histoires d'amour, ses éclats de rire, ses absurdités et ses trouvailles étonnantes. L'histoire de Wahab, de Khouna, d'Éric et de tous les autres, c'est le roman vrai des cités comme vous ne les avez jamais vues. À moins d'y être né.

  • Passionné de faits divers, fou de l'information, Laurent Delaloye a réuni depuis plus de dix ans les histoires les plus stupéfiantes qui arrivent chaque jour sur notre planète Terre. En bon journaliste, partant de notre chère vieille Europe, il s'est promené de l'Asie à l'Afrique, de l'Amérique à l'Australie. Le résultat est fascinant : une myriade d'aventures humaines tantôt merveilleuses et angéliques, tantôt terrifiantes et diaboliques, toujours insolites, avec ce rien de fantaisie qui ne manque jamais de nous faire sourire : des événements inouïs, extraordinaires, frisant parfois l'absurde, incroyables... mais vrais. Laissez-vous aller au plaisir de cette lecture où fourmillent des anecdotes certes étonnantes, cocasses ou singulières, et on ne peut plus authentiques.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Il était une fois un homme, pas très jeune, ni très vieux, pas trop beau, ni trop moche, pas très grand, ni très petit, ni trop blanc, ni trop noir qui entreprit de faire le fou sur un vélomoteur, pour rattraper le temps perdu, ou l'arrêter quelque part... Il continua - on ne peut arrêter un enfant qui court après sa mère, - et celui-ci savait qu'il ne faisait pas le poids dans cette terrible bagarre... ...Dimanche, ce sera la fête des lumières Hanonca. Le dernier événement que nous fêtâmes ensemble. Cette année, le dernier que nous célébrerons sans elle. Il ne me reste plus que ces instants, au bord du sommeil, où son image lucide et claire reviendra, comme s'il fallait que quelque chose agonise en moi pour la retrouver. Et ce livre. Son livre. Qu'elle ne verra pas. »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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