• Le journal d'Anne Frank

    Anne Frank

    • Audiolib
    • 9 Novembre 2011

    Le nom de cette toute jeune fille, née en 1929, arrêtée sur dénonciation en 1944 déportée à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, et morte du typhus en mars 1945, est connu dans le monde entier : Anne Frank est devenue le symbole des victimes des idéologies racistes, du nazisme à l'apartheid. Elle a tenu son journal du 12 juin 1942 au 1er août 1944, et ce texte, classé 19ème parmi les 100 meilleurs livres du XXème siècle, reste l'un des plus émouvants sur la vie quotidienne d'une famille juive sous le joug nazi.
    Audiolib donne ici la première version audio intégrale, lue avec subtilité et sensibilité par Irène Jacob, de ce texte devenu emblématique des victimes de toutes les barbaries.
    /> Durée : 12 h

  • Ken Follett a conquis le monde avec Les Piliers de la terre, monumentale saga qui prenait place dans l'Angleterre du XIIe siècle... ... Deux siècles plus tard, la ville de Kingsbridge et sa cathédrale sont au coeur d'une nouvelle grande fresque épique. 1327. Quatre enfants sont les témoins d'une poursuite meurtrière dans les bois : un chevalier tue deux soldats au service de la reine, avant d'enfouir dans le sol une lettre mystérieuse, dont le secret pourrait mettre en danger la couronne d'Angleterre. Ce jour lie à jamais leurs sorts... L'architecte de génie, la voleuse éprise de liberté, la femme idéaliste, le moine dévoré par l'ambition... Mû par la foi, l'amour et la haine, le goût du pouvoir ou la soif de vengeance, chacun devra se battre pour accomplir sa destinée dans un monde en pleine mutation - secoué par les guerres, terrassé par les famines, et ravagé par la Peste noire.

  • En cet après-guerre, les grandes villes ont changé de structures, de fonction et de nom. Elles sont devenues des métropoles. Ces métropoles ont mal tourné. Elles sont aujourd'hui communément maudites. Pourtant, il y a une douzaine d'années seulement, les autorités, à l'avance, les béatifiaient. Comment expliquer cet échec urbain ? Une certaine idéologie anti-ville se repaît de banalités et fait diversion. Elle prophétise la fin des villes, sans élucider les raisons véritables de la crise actuelle de la ville. Les villes sont un mode d'être de la société. La métropole est devenue la formation urbaine dominante, parce que la sorte de concentration qui s'opérait en elle, constituait un facteur de croissance économique. Elle correspondait à la fois aux conditions nouvelles du développement de la production, et à l'évolution interne des rapports sociaux dans le capitalisme avancé, dont la couche sociale monopoliste était devenue la force motrice. Elle avait, par là-même, pour fonction sociale de consolider et d'amplifier l'hégémonie des classes dirigeantes. C'est ainsi que la politique urbaine de l'État a été axée sur le développement des métropoles. Leur aménagement fut, essentiellement et prioritairement, conçu en fonction de la production et de l'accumulation du capital. Cette déviation économiste, qui est structurelle, est la raison principale de leur mal aménagement, qui est à l'origine de la crise de la ville. Que valent les palliatifs proposés ? La politique des villes moyennes apparaît comme une bien curieuse affaire. La prolifération des néo-villages dans les parages lointains des aires métropolitaines et les villes nouvelles, ne font que confirmer la prépondérance des métropoles. Alors, que faire ? Penser se libérer individuellement en fuyant la ville, est une utopie inopérante. La lutte socio-politique, collective, à la fois revendicative, politiquement consciente, et s'articulant à l'ensemble du combat démocratique, peut, seule, permettre de libérer la ville.

  • Dans la vie, on a tous droit à une deuxième chance.
    Rose, 36 ans, mère célibataire, est une femme dévouée qui a toujours fait passer les besoins des autres avant les siens. Après avoir perdu son père et son emploi, la jeune femme apprend que Baptiste, son fils unique de 18 ans, quitte la maison. Son monde s'effondre.
    Cette ex-nounou d'enfer est alors contrainte d'accepter de travailler comme dame de compagnie pour une vieille femme riche et toquée, Colette, et son insupportable fille, la despotique Véronique.
    Et si, contre toute attente, cette rencontre atypique allait changer sa vie ?
    Dans la lignée des romans « qui font du bien », un livre remarquable par son équilibre entre légèreté et profondeur des personnages, autour de la question de la transmission. Délicieux à écouter pour se sentir bien.
    C'est une histoire de seconde chance, de bonnes surprises souvent là où on ne les attend pas. Du bonheur en pages, une cure de bonne humeur et d'optimisme à savourer sans attendre !
    © Mazarine / Librairie Arthème Fayard, 2017
    © et (P) Audiolib, 2018
    Durée : 5h03

  • Jane Eyre

    Charlotte Brontë

    Après une enfance éprouvante, Jane Eyre entre à 18 ans comme préceptrice au manoir de Thornfield Hall, pour s'occuper de la pupille du riche maître des lieux, Edward Rochester. Immédiatement conquise par le manoir perdu entre landes et bruyères, la jeune fille va également succomber au charme du sarcastique et ténébreux châtelain, malgré leur différence d'âge et de fortune. Des sentiments qui ne tarderont pas à être partagés. Mais Thornfield Hall et son maître abritent un lourd secret.
    Passion, mystère, coups de théâtre, depuis sa publication en 1847, Jane Eyre a conquis toutes les générations de lecteurs. Chef-d'oeuvre romanesque, il offre l'inoubliable portrait d'une héroïne audacieuse et indépendante qui refuse de se soumettre à son destin dans l'Angleterre victorienne.
    Traduit de l'anglais par Sylvère Monod.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Un amour fou Nouv.

    Grand Prix RTL et Prix Femina 1981, Catherine Hermary-Vieille dessine le portrait sensible et flamboyant de Jeanne de Castille, mère de Charles Quint : une femme désespérément amoureuse, mais trahie par ses proches, aux premiers rayons du Siècle d'Or espagnol.
    En 1509, à trente ans, Jeanne de Castille, fille d'Isabelle la Catholique et de Ferdinand d'Aragon, héritière du plus grand empire au monde, est enfermée dans la sombre citadelle de Tordesillas : elle y restera quarante-six ans au secret absolu.
    Veuve de Philippe le Beau, souverain des Flandres, elle l'a aimé d'un amour fou. Qu'a-t-elle fait pour mériter ce châtiment ? Pourquoi son fils Charles Quint la surveille-t-il si étroitement ? On la dit démente : un prétexte pour la tenir éloignée du pouvoir ?
    Catherine Hermary-Vieille s'est penchée sur le destin de cette reine d'Espagne, au temps de sa splendeur. Une multitude d'indices lui ont permis de donner une réponse à " l'énigme de Tordesillas ", un sens à l'existence de cette femme solitaire, amoureuse, abandonnée par son père, trompée par son mari et trahie par son fils en un siècle raffiné et violent : celui de l'Inquisition, de la colonisation des Amériques et de la Reconquista.

  • Rien ne vaut la vie
    Quand Kim, jeune Groisillonne fraîchement débarquée de sa Bretagne natale à Antibes, est embauchée comme dame de compagnie par Côme, elle est touchée par le dévouement de ce fils pour sa mère Gilonne. D'autant que cette mondaine, ancienne actrice au caractère bien trempé, n'est pas toujours facile à vivre ! Quelle est donc sa surprise quand elle découvre, au hasard d'une conversation téléphonique, que le fils de Gilonne est mort... Ce jeune homme est-il un escroc, ou ses intentions sont-elles sincères ? Et pourquoi Gilonne, qui n'est pourtant pas sénile, le fait-elle passer pour son fils ? Guidée par sa curiosité et son attachement pour ces deux être cabossés par la vie, Kim se lance dans une enquête, afin de démêler le vrai du faux, et de faire la lumière sur la personnalité du " vrai " Côme, disparu dans des circonstances mystérieuses.
    Les apparences sont parfois trompeuses, et la vérité peut être plus douloureuse que le mensonge... Dans ce roman choral aux accents résolument optimistes, Lorraine Fouchet dépeint la vieillesse avec ses regrets, ses tracas, mais aussi ses espoirs. On retrouve avec plaisir les ingrédients qui font la magie des livres de l'auteur : des personnages pittoresques, une touche de Bretagne, des airs de musique, le tout formant un merveilleux hymne à la vie.

  • L'univers-ombre

    Michel Jeury

    Rob Lejeran s'est réveillé, seul et amnésique, sur un monde dont il ne sait rien... Aussitôt traqué par les forces de Sar, il va devoir se lancer dans un long et dangereux périple.

  • Où l'on retrouve Victor B., le photographe de presse qui aime tant les chats, héros nonchalant des romans noirs de Jean-François Vilar. Victor rentre à Paris, après trois années de captivité à l'étranger. Nous sommes en novembre 1989 et le mur de Berlin commence à s'écrouler. Son compagnon de détention, Alex Katz, est tué quelques jours plus tard sous les yeux de Victor qui ne croit pas une seconde à la thèse de l'accident. L'affaire se noue au fur et à mesure de l'entrée en scène de divers personnages, certains séduisants, d'autres moins. D'abord Solveig, la journaliste d'origine tchèque ; ensuite Abigail Stern, qui était la maîtresse de Katz et qui confie à Victor un journal intime écrit par Alfred Katz, le père d'Alex, pendant l'année 1938. Et puis, il y a le flic, Laurent, étrange et insistant, et un réalisateur de télévision un peu hors de course. Le temps, comme l'histoire, peut se faire plus ou moins transparent. On suivra, d'une même lecture, le drame présent et l'amour de Solveig et de Victor, tandis que celui-ci, chaque soir, dévore le journal d'Alfred Katz, nous faisant ainsi revivre son histoire d'amour avec la jolie Mila, prostituée à ses heures et modèle nu favori de Man Ray. Les surréalistes sont là, et les trotskystes : ce sont eux, bien sûr, les fantômes aux fronts troués qui seront assassinés les uns après les autres par la police de Staline. Les deux récits, celui de 1938 et celui de 1989, vont peu à peu se rapprocher, jusqu'à se fondre littéralement en une magnifique scène d'amour et de déambulation dans le square de la tour Saint-Jacques, une nuit où la peur et la beauté auront la même façon de s'exprimer : la chasse, en effet, n'a jamais cessé. Elle aurait même tendance à reprendre. Comment échapper aux flics déguisés, aux femmes qui sont des agents doubles, à l'histoire qui vous trompe ? Et, surtout, qui était Alfred Katz ?

  • Premières altercations sur le tas de sable... Premières disputes entre frères et soeurs... Premières fessées peut-être... À la violence des enfants, répond la violence des parents. Répond ? Précède plutôt. Quand nous disons : Je ne peux plus le supporter, il est trop agressif, n'amorçons-nous pas le cercle vicieux, soigneusement entretenu par les contraintes, les brutalités de la société, que nous ne voyons même plus ? Et pourtant cela pourrait changer, en commençant par une éducation différente. L'agressivité fait vivre, la violence tue. Sachons l'apprendre à nos enfants.

  • Sur la nouvelle liste de l'Education nationale, Cycle 2, niveau 2.
    Le père d'Abel, qui est garde-forestier en Guyane, ramène un soir à son fils un anaconda blessé. Abel décide de le soigner et de le garder. Mais la présence d'un serpent dérange les habitants du quartier. L'un d'eux oserait-il s'en prendre au malheureux animal ?

  • Avec Titaÿna (Elisabeth Sauvy), les lecteurs des années trente ont parcouru le désert de Perse derrière des chameaux chargés de cadavres en quête de La Mecque. Atterri en Crête sous des rafales de mitrailleuse. Enquêté sur la contrebande d'armes entre Ceuta et Melilla et sur la contrebande de l'alcool entre les États-Unis et le Mexique. Et retrouvé dans les Îles Célèbes les derniers chasseurs de têtes. Avec Titaÿna, le grand reportage se transforme en grande aventure.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les sorciers et les sorcières ont existé de tout temps. À Rome, à Athènes, plus tard au Moyen Âge, ils vendaient ouvertement leurs charmes d'amour, leurs invocations à la pluie, leurs sortilèges pour le bétail, tout cela sans le moindre lien au diable. Mais tout changea vers 1450. La sorcière, qui pratiquait le petit commerce de la divination ou du simple maléfice, fut assimilée à une prêtresse du diable habituée du sabbat. Les grands massacres allaient commencer. Si la sorcellerie est éternelle, la mise à mort massive des sorcières en Occident ne fut pratiquée que pendant un temps assez court, tardif (1570-1630), et surtout sur une aire géographique restreinte, entre la Lorraine et la Westphalie, les Alpes et les évêchés rhénans. Pourquoi ? C'est ce à quoi Guy Bechtel s'est attaché à répondre. La liquidation des sorcières fait partie sans doute d'une époque, à partir des XIIe-XIIIe siècles, où l'on persécutait systématiquement les minorités jugées dangereuses : lépreux, Juifs, hérétiques, homosexuels... Et le martyre des sorcières, s'il s'enracine très loin dans l'Histoire, se poursuit encore aujourd'hui.

  • Ce ne sont ni des mémoires ni une somme autobiographique. C'est juste un homme qui parle. Mais pas n'importe qui : Daniel Wildenstein, 82 ans, empereur et patriarche des marchands d'art. Basée à New York, la Wildenstein Inc. s'adosse à un stock évalué en milliards de dollars, qui balise près de six siècles de peinture. Petit-fils de Nathan, fils de Georges, « Monsieur Daniel » - c'est ainsi qu'on l'appelle à son institut ou sur les hippodromes - est donc le troisième maillon de la dynastie de marchands de tableaux la plus puissante au monde, et la plus secrète qui soit. Depuis près d'un demi-siècle, et du bout des lèvres, Daniel Wildenstein n'acceptait de parler que de ses chevaux. De rien d'autre. Il ne répondait à aucune question, à aucune attaque, à aucune polémique. Une véritable abstraction vivante. Pour la première fois de son existence, il a brisé son mutisme légendaire. Aujourd'hui, il nous raconte « quelques petites choses vues, entendues ou vécues ». Passent alors dans le paysage : Clemenceau, Picasso, Maurice de Rothschild, Randolph Hearst, Bonnard, Malraux, Paul VI et « quelques » autres... Daniel Wildenstein nous convie à une promenade intime, à travers des instants de sa vie, des portraits, des récits, des éclairages, des révélations, des réflexions. Et promène son oeil aigu de faucon pèlerin sur la fabuleuse planète des arts.

  • Avant d'écrire Le Temps du soupçon, commentaire de la dernière conférence de presse du Président de la République, j'ai longuement hésité. Si certaines voix s'étaient élevées, si François Mauriac ou André Malraux avaient répondu au général de Gaulle ce qu'ils auraient répondu à tout autre homme d'État tenant de pareils propos, je serais resté en dehors d'un débat dans lequel je ne puis m'engager en toute sérénité. Aucun des écrivains, honneur des lettres françaises, n'a parlé. Je me suis donc résolu ou résigné à plaider contre un réquisitoire d'autant plus insidieux qu'il demeure camouflé. J'ai pensé que ce témoignage ne prendrait sa pleine signification qu'à la condition d'y joindre les articles publiés pendant la crise du printemps 1967 et deux études sur Israël et les Juifs, écrites en 1960 et 1962, à l'époque où l'alliance franco-israélienne assurait aux Français d'origine juive une sécurité morale dont les privent, aujourd'hui, les péripéties de l'Histoire. (Raymond Aron, 1968)
    Ce livre a été publié à la suite de la conférence de presse du général de Gaulle du 27 novembre 1967 au cours de laquelle ce dernier s'exprima à propos des Juifs et d'Israël en un raccourci « un peuple fier, sûr de lui-même et dominateur » qui devait marquer les esprits et suscita chez Raymond Aron des réflexions restées d'actualité.

  • Paris, tu l'aimes ou tu la quittes.

    C'est une injonction quotidienne pour celui (ou celle) qui se retrouve la joue écrasée contre la vitre d'un métro bondé, qui slalome entre les traces d'urine et les crottes de pigeons, qui se fait bousculer sur le trottoir par un type mal dégrossi à qui il déboîterait bien une clavicule.
    Dans ce tohu-bohu parisien, Francine déterre un passé longtemps enseveli devant un guichet de mairie, Juliette espère un jour vendre autre chose que des chaussures à des gens qui puent des pieds, Joachim devient célèbre malgré lui en se faisant larguer en direct à la télé, Ben assiste à la décrépitude de son couple qui s'enlise dans l'ennui au fil des jours.
    /> Un chassé-croisé plein d'humour et de tendresse dans lequel chacun cherche son salut et espère entendre parler de sentiments, au coeur d'une ville épicentre de l'amour, où il est parfois difficile de se dire je t'aime.

    À tous les éclopés du coeur, les grands pudiques, les éternels passionnés, ce roman est pour vous.

    Nicolas Robin est l'auteur de Roland est mort, paru en 2016 aux éditions Anne Carrière, et d'Une folie passagère paru chez le même éditeur.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • - Une belle nuit, Jugonde ! Une nuit lourde de promesses ! Il humait : - Sentez-vous ? L'air véhicule des relents de meurtre. Je discerne un subtil parfum de police répandu partout. Cette soirée m'évoque certaines fins de journées d'été orageuses où l'on surprend, le long des caniveaux, des fuites de rats ; où des nappes de vapeurs empoisonnées, remontées des égouts, stagnent au ras des trottoirs. L'air sent la mort, ce soir ! Le secrétaire considéra son patron avec des sentiments proches de l'inquiétude. L'homme à la mine de hibou était-il un avocat ou un nécromant ? - En voiture ! reprit Lepicq. En voiture pour la maison du crime ! Nous allons découvrir comment on a tué, et qui a tué ! Nous allons tout découvrir ! Jamais je ne me suis senti aussi vivant que ce soir, où nous descendons chez les morts ! Cercueils, croque-morts et pierres tombales pour deux cadavres sans assassin. Et pour Prosper Lepicq, une course endiablée après le corps du délit. Une enquête magistrale à la manière noire.

  • Izo

    Pascal De Duve

    Izo est un être étrange. Grand et mince, manteau noir et chapeau melon, il arrive tout droit d'un tableau de Magritte. Sans passé, donc sans mémoire, sans langage mais d'une intelligence supérieure, sans a priori et donc ouvert à toutes les expériences, Izo devient polyglotte, philosophe, écologiste... Il s'essaie à toutes les religions, toutes les idéologies, il découvre le monde, le Paris contemporain dont, pour notre plus grand bonheur, Izo l'entomologiste observe les machines et les manies, les couleurs et les travers, les folies et les snobismes. Avec ce conte moderne, joliment burlesque et tendre, traversée des apparences, Pascal de Duve nous renvoie comme en miroir une image cocasse, souvent absurde, de notre existence.Pascal de Duve (1964-1993) a publié son premier roman, Izo, chez Jean-Claude Lattès en 1989. Son deuxième livre, Cargo Vie, journal de bord de son périple aux Antilles françaises en 1992, a connu lui aussi un immense succès. Atteint du sida, Pascal de Duve passera en direct à plusieurs émissions télévisées, dont Ex Libris, La Marche du Siècle, Durand la Nuit et apportera avec courage et sincérité un message de réconfort à tous ceux et celles qui souffrent de ce mal.

  • Du magazine "de charme" à la revue porno ou la vidéo hard, Patrick Baudry propose une lecture des produits contemporains de la pornographie et de leur consommation. Partant du constat que la pornographie propose une imagerie, des pratiques et des mises en scène radicalement distinctes de la sexualité vécue, il montre que cette différence tient à l'écart qu'il y a entre regarder, voir et visionner, entre sexe et sexualité, entre la ritualité sexuelle et le spectacle pornographique. Il était urgent de s'interroger sur cette dimension à la fois dérobée et très visible des sociétés contemporaines : loin de se laisser circonscrire à un outil de satisfaction des pulsions, la pornographie est devenue un monde, profondément révélateur, à l'âge des mass médias, d'un nouveau rapport de l'individu à soi, à l'autre et au monde.

  • « De nombreuses églises ou sectes, écrit Saint Loup, en conclusion de son roman, portent la responsabilité des erreurs commises dans le travail d'évangélisation, erreurs qui aboutissent au crime de génocide ». Avec La nuit commence au Cap Horn, Saint Loup signe l'un des plus grands romans français du XXe siècle. Le « sort », très sollicité, ne lui a pas accordé le prix Goncourt en 1953. Mais il est de ces livres qui n'ont nul besoin d'une consécration officielle. Jamais l'évangélisation des peuplades primitives n'avait été rendue avec un tel réalisme, ce qui va de pair avec une brutalité infinie et un tragique incontournable. Qui se souvient des Oonas, des Alakaloufes ? Peuples fiers encore au début du XIXe siècle, ils n'auront pas vu le soleil boréal se lever à l'aube du siècle suivant. La parole de l'Évangile s'était offerte à eux. Mais « La nuit commence au Cap Horn » n'est pas seulement le récit de la dramatique désagrégation des tribus fuégiennes. Les protagonistes de ce livre s'inscrivent dans la série des héros de Saint Loup. Chevaliers du désespoir, combattants de la fidélité, ils lutteront jusqu'à la mort. Car il n'y a pas de vainqueur. Perdus, les guerriers des Volontaires, des Hérétiques ou des Nostalgiques, perdu le pasteur Mac Isaac de La nuit, seul, Barbaira à la fin de Nouveaux Cathares... Et pourtant, ils étaient tous animés par la volonté de puissance, chère à Saint Loup. « Celui qui lira « La nuit commence au Cap Horn » sera transporté aux antipodes, vers ces contrées où s'embrassent le feu et la glace : chocs titanesques dans un espace où le temps se serait arrêté à l'origine. Mais le lecteur ne s'y attardera pas et remontera plus loin encore à la recherche de sa propre âme, avant « la nuit », avant le génocide... » En 1953, au terme d'un scandale qui a éclaboussé le milieu littéraire français, « La nuit commence au Cap Horn » n'a pas eu le prix Goncourt. Les Académiciens n'avaient pas accompli ce retour sur eux-mêmes, ils demeuraient dans la nuit de l'ethnocide... austral.

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