FeniXX réédition numérique (Saint-Germain-des-Prés)

  • Dédié à Elles, ce recueil présente une longue série de poèmes d'amour, ordonnés par cycles dont chacun porte un nom de femme. Des rencontres, échelonnées sur vingt ans, de muses inspiratrices ont influencé la mémoire et l'imaginaire du poète qui en invoque les moments forts dans une sorte de cueillette lyrique, à travers le temps et l'espace. Les séquences se succèdent comme dans un film ancien. Avec elles, bougent les héroïnes, au gré des lieux et des époques : Edel, Cydalia, Aïcha, Mado, Élodie... De Dakar à Rabat, de Genève à Melun ou Villerville en Normandie, de Phnom Penh à Paris, Créteil ou Saint-Maur-des-Fossés, un long chant d'amour marque les étapes de l'évolution du poète. C'est aussi l'occasion pour Raoul-Philippe Danaho de renouer avec son adolescence et, au hasard de quelques ballades poétiques, de conjurer, en les envoûtant, les années écoulées. La nostalgie des visages, des odeurs et des décors, la certitude que l'amour reste le seul véritable bienfait - bien que source de douleur et d'amère mélancolie lorsqu'il s'est refusé ou lorsqu'il a passé - l'élégance courtoise des élans et le merveilleux des ivresses qui président aux relations homme femme, constituent les éléments essentiels de cette quête inlassable de la passion romantique. À ces romances que rehaussent la qualité de l'écriture, la hauteur et la délicatesse des sentiments exprimés, Raoul-Philippe Danaho impose le charme, l'enchantement d'un lyrisme pudique, à la voix discrète mais ciselée d'or fin.

  • « Voici l'histoire d'un jeune homme qui, au contact de la nature, au cours des chasses que lui imposent son hérédité et sa condition, devient mage. Le roman consiste en cette aventure intérieure sur laquelle porte l'intérêt du récit. À travers les descriptions, on sentira les états d'âme et. dans ce cadre bucolique, le but du livre, peu à peu, se dessine : la recherche de l'Idéal, sa découverte ; peut-être celle de l'Immortalité. »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Après l'Arbre à flammes, Pierre Midoux nous donne à lire La Solitude épanouie, recueil de la maturité où l'onirisme tendre côtoie les souvenirs de la guerre et le fantastique pur un panthéisme quotidien. Ici, prose et poésie font bon ménage. Mais l'auteur sait jouer avec les systèmes pour mieux consacrer le sens et la musique des mots. L'alternance des poèmes-fables, haï-ku, aphorismes, séquences liées à des souvenirs précis (La Solitude épanouie, chapitre qui donne son titre à cet ouvrage) permet à Pierre Midoux de donner sa pleine mesure. Les paysages, le soleil, le théâtre, la nature, l'humour, la danse, la femme mais aussi les considérations philosophiques, scientifiques, voire métaphysiques émergent de cet ouvrage qui se présente comme un cocktail étonnant. L'écriture, plastique, lyrique ou de distanciation, crée un climat de vie ou de rêve avec une rare économie de moyens. Évidence, mystère, baroque : tout concourt à rendre cet ouvrage attachant.

  • Michel Carpegna nous dit ce qu'il voit autour de lui, avec une inlassable curiosité de détails et de réflexion. Faisant une mise au point de ses impressions, le poète, dans ses Brins de Bohème, à travers une promenade aux bords de Seine, nous entraîne dans une méditation où l'inspiration est source même de vie. Si l'auteur s'est attaché à un travail difficile, force nous est de reconnaître qu'il s'en tire fort bien ! Nous pouvons saluer ici un pèlerin qui se sert du langage pour nous dire son amour de Paris, dont il chante les héros, les reines, les écrivains, les monuments jusque dans « la mort aux aguets... » et « aussi longtemps que les femmes enfanteront ». On trouvera surtout dans Brins de Bohème une improvisation lyrique sur les circonstances de l'Histoire par rapport à notre quotidien dératé, et une approche du Christ personnelle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'animal, qu'il soit réel ou mythique, a toujours été, pour le poète, une source d'inspiration. Cependant, on ne trouvera ici ni licorne ni dragon mais uniquement des animaux bien vivants qui peuplent aujourd'hui notre monde, dans l'air, dans l'eau et sur l'écorce terrestre. Des plus petits aux plus gros, ils nous apportent, par le truchement du poème, leur message de sagesse ou d'humour. Ce livre est une sorte d'arche de Noé où les enfants pourront identifier une partie des bêtes qui cohabitent avec nous depuis la création du monde. Pour la commodité de la lecture, nous les avons classées par ordre alphabétique, faisant de cet alpha-bestiaire un petit dictionnaire de ce qui rampe, vole, marche et court sur notre planète. Mais il s'agit de poèmes, ne l'oublions pas ; et le poète n'est ni entomologiste ni ornithologue. Mais peut-être est-il un peu plus, puisque, comme cela se passait à l'âge d'or, il sait rendre aux animaux la parole. (Conseillé pour les enfants de 6 à 12 ans)

  • L'auteur donne-t-il aux sept Phylactères rassemblés dans le présent recueil le sens d'un talisman, destiné à franchir les murs de la réalité ? On peut le présumer, d'autant que Saint-Hesbaye a su inoculer à sa poésie une dimension ésotérique liée au réel et à ses résonances. Parti souvent d'observations ordinaires, ce poète a pu les transcender pour en faire un étrange ballet de mots, de notations, d'inventions verbales, toute une imagerie signifiante en somme qui progresse du plan intime jusqu'à une symbolique très personnelle. Cet aguet a traqué tous les signes, toutes les manifestations du vrai et du surréel, jusqu'au silence ou à l'arrêt-méditation : la vie pleine et entière se trouve ainsi prolongée dans des visions qui l'idéalisent, la muent en beauté dans le temps. C'est bien le théâtre (pathétique ou serein) de l'existence qui sollicite ce poète. Mais cette existence, Saint-Hesbaye l'a haussée pour parvenir à la délectation secrète d'une conception spirituelle et linguistique qui n'est qu'à lui.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Michel Chapuis, qui sait jeter un regard clairvoyant sur le réel, le dépasse aussi en l'harmonisant à une sorte d'idéal intérieur. Tout, chez ce poète, est transfiguration, et rien ne lui est plus aisé que de nous entraîner jusqu'à la sublimation du constat. Michel Chapuis construit un univers respirable, qu'il exprime souplement, à l'aide d'un style poétique très épuré, et d'un ton continuellement juste. Ce qui le bouleverse est cerné, capté par la forme même, précise, qu'il veut donner à son poème. Aucun cri ne lui est arraché qu'il ne l'ait, au préalable, contrôlé. N'imaginons toutefois pas l'auteur froid. Certains de ses chants d'amour, s'ils préfèrent l'accord grave à l'échevelé, nous prouveraient au contraire son don de l'émotion. La Vie Meilleure est le livre d'un poète aussi sensible que conscient - et la race en est rare.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ce récit d'Anne Yelen, poète et voyageur, sur le mode d'une sagesse humoristique, nous conte l'enfance de Victor, traumatisé par son nez vraiment très long. Écolier, il fera le coup de poing, pour arrêter les moqueries. Son ami le Toucan lui a conseillé : « Partir, c'est vivre plus ! » Il choisit l'ornithologie, après les épisodes des barricades. Il tombera amoureux fou de Mlle Tournesol, qui fait botanique. Durant sept ans, elle partagera son jardin, avant de disparaître, contestant ainsi son emprise de mâle. Conseillé par la rose, Victor se lance, pour l'oublier, dans un tour du monde. À la satire moqueuse de l'adolescence, du milieu étudiant, de l'amour, se superpose une quête du véritable visage intérieur. Qui suis-je ? Quelle est la part du masque et de ma vérité ? À travers les pays de la Mer Noire, la Turquie, l'Afghanistan, la Perse des mollahs, se poursuit pour Victor une longue marche vers la Réalité. L'amitié de Hans, la méditation en plein désert sous les étoiles l'aideront à mettre à vif sa disponibilité, sa liberté. Le secret est peut-être de trouver de la saveur à la vie même si on ne lui reconnaît pas de sens.

  • En vers plus ou moins libres, en sonnets non rimés ou en prose poétique, ces Voyages aux enfers sont des chants à la respiration déchaînée. L'accent hugolien y répond à celui de Lautréamont et de Saint-John Perse. La mythologie, des situations bibliques sont brassées avec certains éléments de l'histoire contemporaine. Voici un armorial historique haut en couleur, un récit épique soutenu par la réflexion, la méditation sur le sens de l'histoire et de la destinée humaine. Quête du Graal, genèse recommencée, élan mystique souvent bafoué par lui-même, combat du bien et du mal, problèmes de nos appétits, de notre dualité. En poursuivant aussi ses rêves d'enfant, en incantant la mort de Dieu puis en réclamant obstinément la paix et le salut au bout des paroxysmes et d'Éros éclaté, en satirisant l'amour poursuivi par le crime, le poète essaie d'arracher à la nuit de ses colères et de ses imprécations une réponse à l'espoir d'un salut. Avec une rare vigueur, il exalte notre imagination, il délivre, au-delà du possible, les ailes de notre liberté.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Poésie du sarcasme fin, pointé avec adresse, assez généreux pour être décoché parfois à soi-même. De petits traits vifs - comme du morse - résument un paysage d'Irlande, d'Amérique ou d'Enfance ; un aller-retour France-Angleterre ; un état d'âme ; une république de frissons ; une méditation, souvent retournée volontairement en queue de poisson. Ne voulant à aucun prix se payer de mots, Jean-Loup Bourget supprime nombre d'articles ; va rapidement à la ligne ; pêche l'image saugrenue. Il choisit avec bonheur le pointillisme inattendu, la parenthèse non culturelle, etc... Il y a ici un plaisir bref - mais insolent - à l'écriture, où le jeu et l'invention de mots, la carte postale baroque, la satire des « genres », aboutissent à un éclat de rire circonspect.

  • Gérard Gambier utilise des mètres éprouvés qu'il assouplit et façonne à l'usage de ses incantations. Agileté bien rare, douée d'humour et d'une sève paysanne. Il y a ici une sorte de rapport cosmique avec la Terre : les odeurs, les ardeurs des sillons inondent le poète. Il chante avec volupté les saisons apostrophées par le coq du village ! Ses thèmes sont variés, à la fois comme la vie et comme un rêve de paix, une fois pour toutes, qui passerait par l'âme. Sensualité mélancolique, gravité, et là-dessous une légère naïveté, comme le centre étincelant d'un cri qui serait, par pudeur, chloroformé.

  • Michel Michaud ne s'estime « vivant » que dans la quête de l'amour fou et de la vérité, au paroxysme de l'accord avec lui-même. La Terre lui sert de caution cosmique. C'est la « femme-nature » qu'il célèbre, et il la confond parfois avec la poésie, tel « un verbe crispé au creux des reins ». Pour ce poète, il s'agit d'aimer, de regarder, de gratter les écorces, mais aussi, pour l'équilibre, de se laisser aller. Écrire, ce sera « abolir la distance/et perdre les sentiers du temps ». L'accord au réel est précis, dans une certaine nuance, pour laquelle Michel Michaud invente un verbe (« Celui qui rêvécrit ce poème de chair »...). On aboutit à une osmose avec les éléments, les saisons, les signes telluriques mais, curieusement, par souci d'authenticité (de simple respiration accordée) humaine. Oui, le temps finit par être annulé par les barrages de la parole et l'essaim gardien des images, souvent très fortes. Tel poème nous touche par une fine pointe mystique. Ce recueil, qui s'impose plus que les précédents, présente (relire le poème-choc « Homme au masque de distances ») une tentative comme enjouée pour découvrir quel geste, quel ciment, quel halo peut unir les êtres. Jean-François Bourbon

  • « Si je pose une question à cet oiseau, il se rapprochera, il se posera et me répondra... et me répondra que ta bonté est infinie... Si je pose une question à ce roseau, il se tournera, il se penchera, et alors me dira... et alors me dira que ta vérité est infinie... et cet oiseau parlera à ce roseau. Ils parleront de toi, ils nous montreront du doigt. Si je pose une question à ce grand chêne, il me regardera en me parlant de toi et te remerciera, et si l'oiseau se pose une question au dessous, le roseau lui répondra et ils parleront de toi. Et si le chêne te regarde à nouveau, en posant une question au roseau, alors l'oiseau leur dira... et si ce soir je le revois, je lui parlerai de toi. » Un recueil en prose de Dominique Villars, paru dans la collection « à l'écoute des sources ».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Divination d'une barque » réunit des poèmes qui ont souvent l'allure de proverbes, au poinçon oriental, si l'on veut ; d'autres, plus étranges, qui paraissent comme traduits d'un livre perdu - hermétisme et préciosité, précipités de sagesse léguée à nous par quels ancêtres ? L'élément liquide s'affirme omniprésent (mer, rivières) avec tous « les bateaux de la vie et de la mort », aux va-et-vient incessants. Le chaud et le froid, le blanc et le noir, de même, s'opposent en cliquetis de duel de survie. Des odeurs de sang et de vin, d'insectes, de bêtes marines, s'élèvent, vite balayées par le baroque et l'humour qui confortent, ou les sourdes gifles du désir. Le badinage amoureux est étiré au maniérisme, parfois, comme pour en masquer l'érotisme. Ce sont lèvres, baisers, yeux de la femme que le poète élit, avec des ruses de plasticien. Il les change parfois en déesses, en totems, ces beautés à bec d'oiseau ou à tête de loup vivante... À la bouche érotique répond la bouche qui profère la connaissance. L'union de la double intensité, la chair et la métaphysique, se fera au bord du Gange, devant « l'énorme effort de laver la mort ».

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