FeniXX réédition numérique (Éditions sociales)

  • Qu'est-ce que le Parti socialiste ? Quel rapport entretient-il avec la social-démocratie traditionnelle ? A-t-il vraiment un projet politique ? Qui sont ses adhérents, ses dirigeants - la HSS : Haute société socialiste ? À l'heure de la cohabitation, une grande enquête sur le PS, menée par un de ses observateurs les plus attentifs depuis la Libération. Nourrie de rencontres, d'épisodes qui, anecdotiques au départ, sont devenus des jalons de l'histoire politique récente, informée au plus près du vécu, cette enquête reportage est constamment enrichie par une analyse politique des plus fines.

  • Des « maîtres », des prêtres et des religieuses, des ouvriers, des instituteurs et des paysans ; des hommes et des femmes de toutes origines, de tous milieux sociaux, de tous partis... tels sont ceux que Michel Dion a rencontrés, ceux qu'il a écoutés parler de la politique, telle qu'ils la conçoivent, telle qu'ils la vivent. Avec eux nous découvrons la France profonde, celle qui reste la « fille aînée de l'Église ». À travers de larges extraits de leurs propos, qu'il explicite par ses propres analyses, Michel Dion nous aide à mieux percevoir le glissement à droite des mentalités. En faisant ressortir les racines profondes du refus de la politique d'un peuple hautement politisé, il nous montre les chemins qu'emprunte celui-ci pour construire de nouvelles façons de « faire de la politique ».

  • « Il ne s'agit en rien d'un abécédaire politique, encore moins d'un lexique ou d'un dictionnaire qui s'inspirerait de telle ou telle doctrine. » Voici au contraire un livre virulent, provocant - une « stimulation » pour aller chercher, au-delà des tabous et des interdits de toute sorte, les réponses aux besoins de cette société nouvelle qui se constitue en pleine « crise ». Le philosophe ouvre les pistes, non sans humour ni verve ; se propose en guide dans « le dédale labyrinthique du mondial », mais laisse à son lecteur la maîtrise des synthèses et des dénouements actifs. Il « donne à penser ». Sans « neutralité », conscient de la « lutte à mort qui se livre » pour étouffer toute « critique concrète », notamment « la critique « par la gauche » des institutions étatiques et de leur fonctionnement. »

  • Ce livre pourrait être le récit d'un chemin de deuil singulier. Par la grâce des mots qui se rencontrent ici, certains pour la première fois, il fait résonner en nous la cruauté de la perte, l'abîme de solitude, le morcellement d'images et la tentative d'un rassemblement, la présence du chtonien.

  • La Calédonie dans toute sa réalité, dans sa profondeur et sa diversité ethnique, culturelle, économique, politique.

  • Couronnant la vaste entreprise de dévoilement de la nouvelle société française qu'inaugurait, en 1972, l'« Être et le Code », achevant le triptyque dont le Capitalisme de la séduction et la Bête sauvage sont les deux premiers volets, Michel Clouscard, avec « De la modernité : Rousseau ou Sartre », s'en prend à ce qui selon lui cimente le consensus idéologique aujourd'hui dominant : le néo-kantisme, récupération et même perversion de la philosophie de la Révolution française. Critique impitoyable de ceux qu'il considère comme les maîtres à penser de ce système : Sartre, leur chef de file, mais aussi Lévi-Strauss, Foucault, Barthes, Lacan, « nouveaux philosophes » et autres vedettes du discours à la manière de Bourdieu ou Baudrillard - Michel Clouscard entend mettre à nu, sur leur propre terrain et avec leurs propres catégories, les fondements d'une pensée devenue commune aux libéraux, sociaux-démocrates, contestataires libertaires. À cette idéologie « contre-révolutionnaire » des nouvelles couches moyennes, il oppose le sens révélé par Rousseau de la modernité pour redécouvrir une subjectivité que le marxisme aurait à son sens trop longtemps écartée et pour définir la philosophie révolutionnaire des alliances antisystème dont il a par ailleurs proposé la stratégie politique. Michel Clouscard nous expose ce qu'il estime être la première philosophie de la crise généralisée : revenir aux sources de la Révolution française pour dépasser la « civilisation » pourrissante du libéralisme social libertaire.

  • Il n'y a pas d'activité plus répandue - pour peu qu'on apprenne à la voir - que l'activité scientifique, c'est-à-dire la capacité à chercher, à formuler des hypothèses, à inventer. L'hypothèse créatrice, essence même de la science ? Mais alors, de quelle conception philosophique du monde est-elle l'expression ? Dans ce livre, chacun des auteurs a mis en question, pour lui-même, la fausse rigueur positiviste de l'enseignement scientifique traditionnel, parce qu'il lui devenait insupportable que soit exclue du savoir, comme invention, la masse des élèves, des étudiants, des enseignants, et donc des hommes. Par des chapitres théoriques s'appuyant toujours sur des pratiques, mais aussi par des séquences de classes et de stages racontées, analysées, il s'agit de donner au lecteur des outils pour la transformation de son regard sur la science, sur le monde et sur sa pratique d'éducateur, où qu'il l'exerce, afin de pousser jusqu'au bout la seule exigence qui tienne, celle de la réussite pour tous les petits d'hommes. En définitive, pour le droit des hommes à l'égalité. Le Groupe français d'éducation nouvelle est un mouvement qui s'est donné pour but la transformation de l'école dans le sens de la lutte contre l'échec et la ségrégation scolaires, contre le processus d'aliénation à l'école, pour la réussite de tous les enfants.

  • Pourquoi les grandes usines métallurgiques de Montluçon devinrent-elles un cimetière industriel et pourquoi un parc tertiaire surgit-il sur ces friches ? Pourquoi boutiques de luxe et agences bancaires envahissent-elles le quartier ouvrier de la Ville-Gozet et pourquoi, dans les grands ensembles, des familles sombrent-elles jusqu'à en perdre la notion du temps ? René Ballet a pris le pouls de cette ville sinistrée et renaissante. Parcourant le centre. Traînant dans des bistrots sortis d'un film de Carné. Questionnant chef d'entreprise et syndicalistes, historien et fraiseur sur machine à commande numérique, docteur et metteur en scène. Comme un « localier », ces correspondants assurant les rubriques locales. Mais il a aussi accompagné Pierre Goldberg, maire communiste de Montluçon. Stopper le déclin, repartir, s'adapter aux mutations : est-ce possible ? La réponse, il ne l'a pas cherchée dans les discours mais sur le terrain.

  • Le champ des connaissances s'élargit constamment ainsi que la part de l'activité intellectuelle dans le domaine de la production. Où se situe le cadre, l'ingénieur, le technicien dans ce mouvement général et contradictoire des mutations ? Comment s'intègre cette couche socioprofessionnelle des cadres en général dans l'entreprise ? Quels rapports - nouveaux ? - entretient-elle avec la classe ouvrière ? Va-t-elle s'insérer dans une démarche défensive par rapport à la crise ou s'engager dans un processus offensif de prise avec la réalité ? Le progrès lui-même met à l'ordre du jour la nécessité d'inverser la logique économique capitaliste : la conséquence de la mise en oeuvre des avancées scientifiques et techniques pose la nécessité du changement des critères de gestion. Comment cela se traduit-il pour les ingénieurs, cadres, techniciens et travailleurs scientifiques dans le concret de la vie politique et sociale, dans la vie de l'entreprise ?

  • À l'exception de quelques pamphlets, essais de circonstance et thèses intemporelles ou partielles, peu d'ouvrages proposent, comme celui-ci, une analyse globale et cursive de la droite, associant le regard sur la continuité historique aux enjeux d'aujourd'hui. Or cette analyse est d'autant plus indispensable qu'avec l'expérience d'un gouvernement socialiste homogène et le départ des communistes du gouvernement, c'est la signification du clivage droite-gauche qui se trouve remise en débat. Le développement de stratégies concurrentes au sein de la droite signifie-t-il pour autant l'existence de plusieurs droites ? Inversement, l'accord des divers partis de droite sur un même projet implique-t-il automatiquement un accord tactique ? Mais la droite, est-ce seulement des partis ? Son intervention sur les rapports sociaux passe-t-elle uniquement par le recours à l'État ? Comment, dans la profonde mutation politique en cours, évaluer le dispositif et les enjeux immédiats de sa bataille en vue des prochaines échéances de 1986 et 1988 ? Au moment où tous les observateurs politiques cherchent à saisir les stratégies possibles des formations de la droite, celles-ci affirmant tour à tour leur unité de courant et leurs différences, cet ouvrage propose une réflexion sur la droite considérée dans l'ensemble du système sociopolitique où elle s'est construite, impliquant à la fois le jeu des institutions, de l'économie et des individus, toutes réalités enchâssées désormais dans la crise.

  • L a « classe ouvrière », c'est fini... En parler serait archaïque ; ce serait la preuve qu'on n'a rien compris aux « mutations » de notre société... Contrairement au mythe, la classe ouvrière n'a pas disparu. À l'inverse, elle s'est élargie à de nouvelles catégories de travailleurs et rapprochée de bon nombre de couches de salariés, même si l'image qu'on se fait d'elle est en retrait par rapport à ses mutations. Jean Lojkine explique ce décalage persistant par la manière dont s'est constituée en France l'identité de classe. Mais il montre en même temps comment les interventions des salariés dans le domaine de la gestion, jusqu'alors monopole patronal et étatique, font émerger une nouvelle identité de classe, autogestionnaire.

  • Projet de guerre des étoiles, terrorisme, faim, misère, apartheid... la souffrance et les conflits ensanglantent le monde. La Terre est mise à mal. Et pourtant elle tourne ! Apocalypse nucléaire ou paix et coopération internationale ? Aggravation des inégalités ou mobilisation des ressources naturelles et humaines, de la révolution technologique, pour satisfaire les besoins de chacun ? Régression de l'humanité ou avancées vers une civilisation nouvelle avec l'épanouissement des libertés de tous ? Ce livre s'adresse à tous ceux qui, à l'approche de l'an 2000, ressentent combien leur avenir personnel est intimement lié au devenir de la planète tout entière. Il répond à ceux qui s'interrogent sur ce que fait la France et sur ce qu'elle pourrait faire pour que l'humanité avance irréversiblement dans le bon sens.

  • 1964 : François Mitterrand dénonce comme un coup d'État permanent l'incroyable « domaine réservé » dont dispose le président dans les institutions de la Ve République. Il y voit le complément obligé de la domination de la haute finance. 1986 : François Mitterrand préside depuis cinq ans, et il n'y a plus de « domaine réservé » : les pouvoirs de l'Élysée n'ont pratiquement plus de limites ! C'est le complément obligé d'une domination sans partage de la haute finance sur toute la vie du pays et des gens. Le coup d'État continue... Les auteurs de ce livre décrivent le fonctionnement concret de cette monarchie élective, son lien organique avec le pouvoir patronal dans les entreprises, et son objectif essentiel : restructurer les comportements en vue d'une « bipolarisation » de la vie politique excluant le courant révolutionnaire. En s'appuyant sur les pratiques sociales les plus neuves, ils montrent qu'agir pour démocratiser toute la vie sociale et agir pour sortir de la crise, ne peuvent qu'aller du même pas. Les auteurs sont philosophes de formation. Jean-Paul Jouary est rédacteur en chef de l'hebdomadaire Révolution, et membre du Comité central du Parti communiste français. Arnaud Spire est journaliste à l'Humanité.

  • Union soviétique, Chine, Hongrie, Pologne... Les pays socialistes font la Une. Les événements qu'ils connaissent depuis plusieurs années sont-ils la preuve « par l'histoire » de l'échec du socialisme, ou bien sont-ils, au contraire, les prémices tumultueuses d'une renaissance ? Est-il même légitime de les rapprocher et de tenter de leur donner une signification commune ? Ce livre profondément original vient à point. Plongeant dans l'histoire du socialisme - projet et mise en oeuvre confrontés - se mesurant à l'infinie variété des formes que celui-ci revêt à travers le monde, l'étude de Jacques Legrand nous ouvre les voies d'une compréhension renouvelée de la vie des sociétés socialistes, de leurs contradictions et du mouvement qui les porte.

  • Pourquoi, à l'heure où les « gagneurs » sont à l'honneur, le CNPF demeure-t-il un sujet tabou ? Pour quelles raisons le fonctionnement, les moyens, les hommes de la Confédération nationale du patronat français relèvent-ils toujours d'un continent inexploré ? Après leur enquête sur les grandes fortunes, c'est sur la piste des patrons que Jack Dion et Pierre Ivorra se sont lancés. Pour reconstituer la face cachée de l'histoire du mouvement patronal, ils en ont rencontré les principaux responsables, ils ont assisté à des séminaires pour P.-D.G. en herbe, remonté les filières d'une organisation très puissante. Ils ont cerné sur le terrain les liens structurels et économiques entre le CNPF et les partis politiques. C'est donc à un véritable voyage à l'intérieur du monde patronal que l'on est ici convié. On découvrira ses hommes publics, mais aussi ses hommes de l'ombre. Son organisation, modèle de centralisme antidémocratique. Ses moyens, qui relèvent d'un racket pur et simple, ses coups tordus et ses mauvais coups. Ses méthodes d'intégration les plus poussées. Cet ouvrage est unique : aucun livre n'avait jusqu'ici analysé aussi concrètement l'emprise du CNPF sur la vie sociale.

  • « Les anciens arrivent une demi-heure à l'avance pour bichonner les machines », dit l'un. « Ces machines dégueulasses... la seule chose à faire, c'est de tout brûler », dit l'autre. Le premier est de vieille tradition ouvrière ; le second, un déraciné de la terre. Le monde de l'usine en 1987 est ce monde de conflits : entre travailleurs et patronat d'abord, mais entre mentalités aussi, forgées dans et par l'usine, par et contre le patronat. Monde en mutation : les fameuses technologies bien sûr, mais aussi les méthodes. « La participation, c'est mieux qu'avant... » « C'est un piège ! » Les avis étaient partagés lorsque la direction de cette grande usine métallurgique commença à parler de « participation ». Aujourd'hui, on y débat de gestion financière dans les ateliers. C'est que les travailleurs ne « participent » pas, ils interviennent. « Ces discussions n'apportent pas de certitude, se plaint l'un des participants. Elles soulèvent des questions. » Et si c'était la seule ambition de ce livre écrit « sur le tas ». Sorte de journal de voyage dans le monde, interdit, de l'usine. Un monde que l'auteur connaît bien.

  • Le 14 juillet 1986, le journal télévisé d'Yves Mourousi déclenche une tempête dans un verre d'eau. Le chef de l'État, qui s'entretient avec l'animateur de TF1 dans les jardins de l'Élysée pour la traditionnelle réception de la Fête nationale, révèle qu'il ne signera pas l'ordonnance sur la privatisation des sociétés nationales. Le petit monde politique parisien panique. Presse, radios, télévisions prennent le relais. Serait-ce la crise ? Pas vraiment ! De part et d'autre, l'éclat terminé, on se calme. La guerre en dentelles a ses limites que l'on se garde bien de franchir. Mais que recouvrent ces manoeuvres ? La mise en place d'un système politique d'alternance basé sur de vagues notions de gauche et de droite effaçant toute référence de classe, toute mise en cause du système capitaliste. Pour cela, une condition s'impose : l'élimination politique du Parti communiste français.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Il éclaire les aspects principaux de cette évolution, en souligne les forces motrices et répond aux principales questions que l'on peut se poser sur le communisme : ses origines, son histoire, sa doctrine, la politique des partis communistes, les perspectives qu'il ouvre à l'humanité. Il puise dans l'expérience du mouvement ouvrier révolutionnaire, dans celle des pays socialistes et principalement dans celle de l'Union soviétique qui aborde actuellement, pour la première fois dans l'Histoire, l'édification de la société communiste. Il réfute au passage les arguments des théoriciens du révisionnisme. Ainsi sont mis en lumière les traits fondamentaux de la révolution socialiste, la période de transition du capitalisme au socialisme, la société socialiste, le passage du socialisme au communisme, la société communiste et le rôle de la classe ouvrière et du Parti communiste au cours de ces changements historiques. La richesse des matériaux, le style vigoureux et clair de l'auteur font de cet ouvrage un livre à la fois populaire et instructif, à la portée de tous. Ajoutons qu'il inaugure une nouvelle collection intitulée « Notre temps » qui se propose de répondre aux questions fondamentales de notre époque.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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