Grasset Et Fasquelle

  • Les ennemis de la mondialisation se recrutent dans deux camps, que tout sépare mais qui, chacun, entendent donner un sens au désarroi qu'elle nourrit. Le camp des « Mollahs », qui dénoncent l'occidentalisation du monde et la corruption de la « vie moderne ». Celui des ennemis du capitalisme, qui critiquent l'extension de son domaine d'influence, l'exploitation des peuples. Malgré leurs différences, ces deux camps se retrouvent dans l'idée que la mondialisation impose un modèle dont les peuples ne veulent pas. La thèse du livre est que c'est plus probablement le contraire qui est vrai. La mondialisation fait voir aux peuples un monde qui bouleverse leurs attentes; le drame est qu'elle s'avère totalement incapable de les réaliser. Jamais, par le passé, les moyens de communication, les medias, n'avaient créé une telle conscience planétaire; jamais les forces économiques n'avaient été autant en retard sur celle-ci. C'est le formidable divorce entre l'attente et la réalité du monde qui signe sa nouveauté radicale. Cela ne doit pas empêcher de porter un regard critique sur les menaces qu'elle fait peser sur l'équilibre écologique et culturel de la planète. Mais cela ne doit pas dispenser pas de comprendre, sans a priori, les forces qu'elle déchaîne aujourd'hui.

  • Découvrez PLus vite ! La France malade de son temps, le livre de Guillaume Poitrinal. Entre complexité administrative et conservatismes, la France est prisonnière d'un temps trop long. Comment la réveiller ? Dans cet essai percutant, Guillaume Poitrinal nous incite à aller plus vite ! Si la France produisait en 355 jours ce qu'elle réalise en 365, elle augmenterait sa croissance de 3%.

  • Ce livre, extraordinairement pédagogique, part d'un double constat :

    1) La France est à la veille d'une crise des finances publiques d'ampleur historique.
    2) L'actuel déficit extérieur est la conséquence de douze an-nées de désindustrialisation accélérée.
    A partir de là, l'auteur risque une prophétie (qui, dans son esprit, est une certitude) : " de graves ruptures vont intervenir dans les douze prochains mois. " Comment en est-on arrivé là ? Est-il possible de conjurer la catastrophe annoncée ? Sur ces questions, mille fois débat-tues, l'auteur jette une lumière nouvelle : Tout, selon lui, se serait joué après le traité de Maastricht, quand l'Allemagne adoptait une politique cohérente (baisse de l'impôt sur les sociétés afin d'éviter la désindustrialisation, réformes Schroeder, etc.) tandis que la France, droite et gauche mê-lées, renonçait à avoir le courage politique des réformes né-cessaires. Une image : l'Allemagne et la France sont comme deux boeufs tenus par le même joug (l'Euro). Si l'un avance tandis que l'autre veut encore brouter l'herbe du chemin, celui-ci finira inévitablement par se briser l'échine....

  • French vertigo

    Peter Gumbel

    Le coq gaulois dressé sur ses ergots a fait place à une poule mouillée qui a peur de tout. Pourquoi ce vertige français, alors que le pays a tant d'atouts pour rebondiroe Peut-être un regard étranger perçoit-il mieux que nous nos propres forcesoe Un journaliste anglo-saxon amoureux de la France raconte ici ses rencontres avec des acteurs du renouveau et propose quelques idées simples pour sortir du marasme. Entre autres surprises, on apprend ici: - Que l'économie française est moderne et plutôt libérale, même si les Français ne veulent pas le reconnaître. - Que les Français sont parmi les plus productifs du monde en tant qu'individus (productivité de chaque acitf: 13% de plus que les Américains, 17% de plus que les Allemands, 24% de plus que les Anglais) mais parmi les moins productifs collectivement (revenu par tête inférieur de 24% à celui des USA). - Que le rapport de la Banque mondiale, qui a comparé 155 pays en 2006 pour l'implantation des entreprises, met la France en 44ème place (entre la Jamaïque et Kiribati, derrière le Botswana, la Namibie, L'Ile Maurice et Puerto Rico...). Ouvrir les fenêtres, fermer les vannes, motiver les citoyens, retrouver le goût du risque: l'auteur montre ici comment quelques principes simples nous permettraient de retrouver notre rang dans le concert des nations.

  • Né en 1971, Thomas Piketty est ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, docteur de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et chercheur en économie au CNRS. Ancien professeur au département d'Economie du Massachusetts Institute of Technology (MIT), il est également membre du Conseil d'Analyse Economique du Premier Ministre.

    Le Livre :
    La question des inégalités est au coeur de la vie politique française. On a dit et écrit tout et son contraire sur ce sujet. La somme proposée ici sera, sans conteste, l'ouvrage de référence sur la question. Ce livre dresse le tableau d'un siècle d'inégalités. Il montre que, contrairement à une idée reçue, l'inégalité des salaires et restée sensiblement la même en France tout au long du XXème siècle : le pouvoir d'achat a été multiplié par 5, mais la hiérarchie n'a pratiquement pas changé. L'inégalité totale des revenus a fortement diminué au cours des années 1914-1945, mais cette baisse est due pour l'essentiel aux chocs subis par les revenus du capital (destructions, inflation, crise des années 1930), et non pas à un processus économique « naturel ». La concentration des fortunes et des revenus du capital n'a par la suite jamais retrouvé le niveau astronomique qui était le sien à la veille de la première guerre mondiale, ce qui semble s'expliquer par l'impact de l'impôt progressif sur l'accumulation et la reconstitution de patrimoines importants. En l'absence de ces chocs et de l'impôt progressif, il est probable que la France n'aurait pas quitté de sitôt le sommet inégalitaire du début du siècle.
    Thomas Piketty, qui se fonde notamment sur une exploitation systématique de sources fiscales permettant de couvrir l'ensemble du siècle (déclarations de revenus, de salaires et de successions), analyse également comment les perceptions de ces inégalités ont évolué de 1901 à 1998 (« fin des rentiers », « montée des cadres », etc..). La question des inégalités apparaît alors comme une véritable grille de lecture de l'histoire générale de la France au XXème siècle.

  • Qui veut la mort des agences de notation ? Pourquoi les a-t-on désignées comme les principales responsables de la crise de la dette européennes ? Accusées de n'avoir pas vu venir l'explosion de la bulle immobilière américaine, on leur reproche aujourd'hui d'avoir aggravé la situation de la zone euro en affolant les marchés. Mais quel est leur rôle précisément ? Sont-elles les véritables coupables de ces crises successives ou les boucs émissaires que nos dirigeants accusent volontiers ? Le thermomètre est-il responsable de la fièvre ? Et si la crise de la zone euro durait dix ans ? Pour la première fois, Marc Ladreit de Lacharrière prend la parole.

  • Vous voulez la bonne ou la mauvaise nouvelle ?
    La bonne : l'Amérique est de retour. Le « Yes we can » de Barack Obama semble avoir galvanisé un pays sous tension, sorti d'une crise sans précédent aucun depuis 1929, et en voie de guérison.
    La mauvaise : l'Amérique aura bientôt (2020) atteint le seuil de 20.000 milliards de dollars de dette publique. Premier créancier : la Chine. Devinez quoi ? D'après Edouard Tétreau, qui conjugue dans ce livre hilarant mais effrayant le talent de l'humoriste et le fiel du pamphlétaire, la première puissance mondiale ne remboursera jamais sa dette. Vous vous en fichez ? Vous avez tort : c'est VOUS qui allez payer.
    Après Analyste, plongée au coeur de la folie des marchés financiers, le nouveau Tétreau nous précipite dans l'oeil du cyclone : l'aberration de la puissance américaine, du Kansas à Manhattan, d'une chambre forte à un bureau de lobbyiste. En trois parties, Requiem, Résurrection, Apocalypse, c'est l'Amérique dans tous ses états : la religion comme marché, les 75 millions de chiens domestiques sur-nourris, les vautours de Wall Street qui ne savent rien, disent-ils, des produits toxiques, un taux d'intérêt à 79,9 %, la faillite de Lehman Brothers vue d'un balcon privilégié, mais aussi l'immigration galopante, l'hispanisation de la société, le dynamisme de la Silicon Valley, une visite à Detroit ou à Palo Alto, la Californie propre ou le Mexique en surchauffe.
    « Je ne connais pas de pays où l'amour de l'argent tienne une plus large place dans le coeur de l'homme. »  La phrase de Tocqueville est-elle donc toujours d'actualité ?

  • La cupidité, l'orgueil, la gourmandise, entre autres péchés capitaux, s'appliquent aux personnages de la crise financière. Mais que savons-nous vraiment de cette déflagration ? Ce phénomène qui touche tous les continents reste, pour beaucoup, un mot abstrait. Qui en furent les acteurs, les instigateurs, les manipulateurs ? En vingt chapitres, qui se lisent comme vingt nouvelles, Sophie Gherardi fait pénétrer le profane dans les coulisses de la crise. Elle emmène son lecteur du côté de ces " banquiers fascinés par des produits financiers auxquels ils ne comprenaient à peu près rien sauf que c'était une source de rendements extraordinaires pour leur banque et de rémunérations ébouriffantes pour eux-mêmes ". Avec un art consommé de la dramatisation, l'auteur a romancé une histoire complexe pour la rendre accessible aux non-spécialistes. Spectatrice privilégiée de cette immense réaction en chaîne, elle nous en fait revivre les moments clés, depuis les prémices de la bulle des " subprimes " qui a éclaté en 2007, jusqu'à la chute de Bernard Madoff. " De la nouveauté, de l'action, du drame " : tous les ingrédients d'un bon film sont ici réunis, pour le plus grand bonheur, ou effroi, du lecteur, qui voyage de Paris à Reykjavik, de Liège à Washington, sur les traces de Jérôme Kerviel ou de Jean-Claude Trichet. Et quand on referme ce livre, on a enfin compris ce qui se cache derrière les termes barbares de " subprimes ", " titrisation " ou " régulation des marchés ".

  • " Les travailleurs tu exploiteras. Les chômeurs tu stigmatiseras. La précarité tu répandras. Les vieux tu feras travailler. La faillite de l'Etat tu simuleras. Les bijoux de famille tu braderas. Des paquets fiscaux aux riches tu offriras. Les pauvres et les malades tu feras payer. Ton peuple tu ne consulteras pas. Tes habits neufs à la gauche tu prêteras. " Ainsi se déclinent les dix commandements de la Sarkonomics, pâle succédané de la Reaganomics que vénéraient, il y a près de trente ans, les néo-conservateurs américains, aujourd'hui largement contestés.
    En autant de courts chapitres traitant du pouvoir d'achat, de l'épargne et de la consommation, de l'emploi et des heures supplémentaires, des retraites, de la dette, du service public ou de l'Europe, ce livre démonte pas à pas les principes de la nouvelle politique économique de la France.
    Au nom de la lutte contre " l'immobilisme ", les " réformes " organisant la régression sociale généralisée sont aujourd'hui présentées comme les attributs d'une politique " moderne ". Contre l'enfer politique, économique et social vers lequel les dix commandements néo-conservateurs mènent la France, ce sont dix travaux d'Hercule qui attendent demain ceux qui seraient encore gaullistes au pays de De Gaulle, socialistes au parti socialiste.

  • " Autrefois, la société ressemblait à une pyramide, où tous les échelons intermédiaires constituaient les classes moyennes. Aujourd'hui, les uns sont propulsés vers le haut. Les autres descendent. A la pyramide succède un sablier. Les classes moyennes ont peur. Elles ont raison. "

  • Quel usage fait-on de notre argent ? Dans la France de 1992, la question vaut 3 000 milliards de francs. Chaque habitant de ce pays verse, en moyenne, 55 000 francs par an sous forme d'impôts et de cotisations, il est en droit de vérifier que de telles sommes sont dépensées à bon escient. François de Closets a mené l'enquête. De l'avion de combat Rafale à l'avion spatial Hermès, de l'Opéra-Bastille à la Sécurité sociale, des palais de Région aux administrations improductives, de la guerre des images aux associations budgétivores, il nous fait pénétrer dans ce monde de l'argent facile qui est aussi celui de la dépense irresponsable. L'auteur de Toujours plus ! qui, il y a dix ans, avait fait découvrir la France des privilèges, nous révèle aujourd'hui celle du gâchis, de la gabegie, du clientélisme. Lorsque la dépense tient lieu de politique, lorsque les augmentations des budgets sont brandies comme des bulletins de victoire, ce n'est plus de gaspillage qu'il faut parler, mais de pillage. Nous en sommes là. François de Closets nous rappelle que la démocratie, ce n'est pas seulement le respect des libertés individuelles, mais aussi celui de l'argent public. De notre argent.

  • La france n'aime pas le libre-échange. a gauche comme à droite, tous les sondages le montrent, les français préfèrent le protectionnisme. l'ouverture au commerce international est source de malaise politique. l'identité économique de la france décrit l'émergence de cette culture protectionniste, entre la révolution de 1789 et celle de 1848. né au centre-droit de l'échiquier politique, le protectionnisme français séduit successivement la droite nationaliste, la gauche patriotique et les premiers mouvements socialistes. le caractère démocratique et national des valeurs véhiculées par le discours protectionniste expliquent ce succès : égalité entre les producteurs, solidarité face à la concurrence internationale et rejet du modèle économique « anglais », industrialiste et inégalitaire. en grande-bretagne, libéralisme économique et libéralisme politique restent les côtés face et pile d'une même idéologie. en france, après le milieu du xixe siècle, libéralisme économique et libéralisme politique se séparent pour souvent s'opposer. s'appuyant sur des sources originales - françaises, britanniques et allemandes -, l'identité économique de la france restitue l'intensité dramatique de ces débats qui ont contribué à forger le paysage idéologique français contemporain. l'histoire jette un éclairage saisissant sur la tension qui monte aujourd'hui entre la mondialisation économique et la culture démocratique française.

  • La france est malade et les français ont peur, au point que son économie, depuis 1990, est paralysée. mais de quoi donc ont-ils peur ? est-ce la délocalisation vers l'asie des usines moulinex de mamers ? le raz-de-marée disney ? ou la fermeture de gillette, à annecy ? comme dans les autres vieilles nations industrielles, ce qui alimente l'angoisse des populations, c'est le gigantesque chambardement dont l'économie mondiale est le théâtre aujourd'hui : la {mondialisation}. que cache ce terme fourre-tout ? d'un côté, de nouvelles puissances économiques émergent, en asie et en amérique latine. de nouveaux moyens de communication accélèrent la redistribution des pouvoirs et des richesses. de l'autre côté, c'est l'explosion du chômage et de la précarité, la crise de l'etat-providence. l'ambition de cet essai est claire : montrer qu'il n'y a pas de raisons de craindre cette évolution sur laquelle nous pouvons avoir une influence. erik izraelewicz analyse ces peurs qui nous paralysent, de la fin du travail à internet. il souligne à quel point l'alliance du marché et du multimédia - le ressort conjoint de la mondialisation - est une chance pour nous tous.

  • Au début du mois de juillet 1997, un ouragan se lève dans le golfe de thaïlande. les économies des " pays émergents " de l'asie orientale, dont chacun vantait la prospérité miraculeuse, s'effondrent. championne de la croissance, l'asie plonge dans une récession sans précédent. la crise avance avec son cortège de misère sociale, de vies ruinées, d'illusions perdues.

    Qui est coupable ? faut-il clouer au pilori les " spéculateurs ", mettre en accusation l'idéologie libérale, réhabiliter les contrôles ? panique financière ou punition salutaire pour des pays qui allaient trop vite ? après la russie, l'amérique latine ? cette crise, la plus grave depuis la grande dépression des années trente, épargnera-t-elle le coeur du système, à new york, londres ou paris ? et peut-on bannir la crise, comme on voulait interdire la guerre ?

    Spectateur engagé, philippe riès a tenu la chronique du drame, de kuala lumpur à tokyo. entre reportage et analyse, des salles de marché de hong kong aux rues de djakarta livrées à l'émeute, il donne à voir les convulsions de l'asie. il dit pourquoi nous ne devons pas nous sentir à l'abri.



    Philippe riès dirige le bureau de l'agence france presse à tokyo. il a vécu de nombreuses années en asie.

  • Le capitalisme français connaît une révolution : opa, fusions, acquisitions, fonds de pension et autres conséquences d'une mondialisation menée à l'anglo-saxonne. que fait donc la gauche dite plurielle, rassemblée autour de lionel jospin ? elle accepte, mieux encore, elle encourage cet abandon à " la main invisible du marché ".

    Faut-il alors oublier ce slogan qui fut rassembleur : " changer la vie " ? assiste-t-on à la mort de la social-démocratie ? l'etat providence ne sera-t-il plus bientôt qu'un souvenir ? d'une réforme habilement truquée, comme les trente-cinq heures, à de savants montages financiers, la gauche réduite aux paillettes a troqué l'ambition du politique contre le spectacle de la politique. faussement sincère, elle sauve les apparences. n'allons-nous pas inutilement de l'économie de marché à la société de marché ?

    Dans un essai décapant et souvent cruel, de vilvorde à la bourse, de bercy à matignon, dans les coulisses du capitalisme tel qu'il gouverne la france, gérard desportes et laurent mauduit nous montrent le vrai visage de la gauche : la gauche imaginaire...


    Gérard desportes et laurent mauduit sont respectivement journalistes à libération et au monde.

  • Chaque jour nous apporte une nouvelle fusion d'entreprises, une concentration financière internationale. Ces grandes manoeuvres donnent au citoyen l'impression d'un gigantisme irréversible des organisations d'où sa volonté sortirait broyée. Et si c'était le contraire ? Et si nous entrions dans une phase de décentralisation, de sécession des Etats, de morcellement des entreprises ? Et si la world company souvent caricaturée était radicalement remise en cause par le world market ?
    Dans cet essai, à bien des égards polémique sur le siècle le plus terrible de l'histoire occidentale, selon la formule d'Isaiah Berlin, Jean-Jacques Rosa distingue et oppose le premier acte, qui va jusqu'aux années soixante, avec son cortège d'horreurs, son goût de la hiérarchie, sa bureaucratie de masse, au second XXe siècle, celui du déclin général de la grande organisation. Par quel miracle ? La révolution récente des techniques de l'information (Internet, fax, téléphonie mobile, ordinateurs surpuissants) décentralise le pouvoir, atomise les décisions, rend à chacun sa chance individuelle sur un marché global.
    Embrassant le droit, la politique, la sociologie, la démographie, tout au long de ce siècle des illusions, Jean-Jacques Rosa nous donne ici un livre capital pour comprendre les nouveaux rapports entre les hommes, au moment où nous entrons dans le troisième millénaire.
    Auteur de plusieurs ouvrages d'économie, Jean-Jacques Rosa a publié chez Grasset L'Erreur européenne (1998).

  • Www.capitalisme.fr

    Alain Minc

    La nouvelle économie, mythe ou réalité ? La toute puissance du marché : dictature démocratique ou démocratie capitaliste ? Le capital et le travail : ennemis d'hier ou d'aujourd'hui ? L'économie de marché et la société de marché : alternatives ou jumelles ? Despotisme d'un modèle unique ou pluralité des modèles au sein d'une économie mondialisée ? Quelques questions, parmi d'autres, auxquelles Alain Minc apporte ses réponses. Toutes découlent, à ses yeux, d'un même diagnostic. Nous vivons une révolution. Celle-ci naît, comme toutes celles qui l'ont précédée, d'une concordance de temps entre plusieurs phénomènes, en partie indépendants les uns des autres : la chute du communisme, avec pour corollaire le triomphe écrasant du marché ; le séisme induit par les technologies de l'information ; l'apparition d'un nouveau cycle de croissance. C'est un autre modèle capitaliste qui émerge. Le www.capitalisme.fr est l'enfant du marché et d'Internet : avec lui, se métamorphosent les rapports sociaux, les mécanismes d'enrichissement, les hiérarchies collectives. Bâtit-il une société plus heureuse ? Cela dépend de nous plus que de la technique...

  • Jacques gravereau est le fondateur de l'institut hec - eurasia. professeur à l'école hec et dans plusieurs universités chinoises et japonaises, consultant d'entreprises, il sillonne l'asie depuis trente ans. docteur en sciences économiques, diplômé d'hec et de l'ihedn, il est l'auteur, entre autres, du japon au xxème siècle (seuil).

    Après le japon et le sud-est asiatique, un incroyable objet non identifié est en train d'arriver sur la planète de la mondialisation triomphante : la chine. en quelques années, le pays le plus peuplé du monde a basculé dans l'économie de marché, et s'est ouvert comme jamais au cours de son histoire. pour qui a connu la chine en 1980, le contraste est saisissant : le vaste couvent des années rouges, sillonné de vélos et de vareuses ternes, s'est bel et bien évanoui. pour qui atterrit aujourd'hui à pékin ou à shangaï, venant de hong kong ou de taïwan, la couleur des choses n'est plus un signe. dans la chine de 2000, la richesse est là, l'agitation, les lumières, le commerce et ses flamboyances... en quinze ans, l'empire du milieu a multiplié sa richesse nationale par quatre.
    Cette révolution - tellement visible qu'elle en paraît dans l'ordre des choses - semblerait soudain confirmer l'influence de l'occident : après le ko soviétique, le ko chinois. ce que les luttes idéologiques n'ont pas modifié, le fleuve bouillonnant de l'économie l'aura donc fait : l'asie pacifique aurait ainsi rejoint le flot des capitalistes. heureuse nouvelle ! après des siècles d'intolérable différence, les asiatiques nous ressembleraient enfin : bientôt des copies conformes...
    C'est la folie de ce raisonnement que dénonce jacques gravereau. on a longtemps pensé que la révolution de l'asie serait idéologique, puis démographique. on croit aujourd'hui que l'asie nouvelle sera occidentale, par la grâce de ses progrès économiques. c'est une illusion. pour qui s'intéresse aux mentalités, aux religions, à l'histoire, aux langues ; pour qui mêle, comme l'auteur, pratique économique et culture, c'est un fantasme de l'ouest. après des décennies de trouble ressemblance, le japon n'est-il pas resté un pays compliqué, mentalement à nos antipodes ? sans parler de la corée, de la thaïlande ou du vietnam... gravereau entreprend donc, dans ce livre dense, vivant, fondé sur les livres, sur ses séjours, sur la connaissance de la langue, de comprendre pourquoi, dans cette asie décidément étrange, ceux que nous voudrions nos « clones » - par notre projection « universelle , font de la résistance...

  • L'idée majeure de cette collection, née d'une collaboration fructueuse entre le Monde de l'Education et Grasset et parrainée par Edgar Morin est de transmettre l'esprit d'une recherche menée par de jeunes universitaires dans des domaines extrêmement variés et privilégiant les problèmes de la société contemporaine.

  • Susan George est vice-présidence d'ATTAC (Association pour une Transaction des Taxations financières pour l'aide aux Citoyens). Elle est l'auteur, entre autres, de Le Rapport Lugano ( Fayard). Martin Wolf est l'un des principaux éditorialistes du quotidien libéral The Financial Times.

    Le Livre:
    Que pouvait-on espérer d'une rencontre à Londres, dans ce haut-lieu du libéralisme à l'anglo-saxonne qu'est le Financial Times, entre le partisan de la taxe Tobin (Susan George) et l'adepte du libre-marché, de l'économie de marché, une des plumes les plus actives en faveur de la mondialisation (Martin Wolf) ? Pour Susan George, « la mondialisation est une machine à concentrer la richesse et le pouvoir en haut de l'échelle sociale. » Pour Martin Wolf, c'est « a process of integration of markets for goods, services, capital and possibly labour, wich has expanded since the second world war." De l'explosion des technologies au rôle de l'actionnaire, de l'importance des institutions financières à la dégradation de la notion de service public, de la redistribution des richesses à la fiscalité, ce sont les questions les plus cruciales qui sont traitées ici. Pourquoi le triomphe de l'économisme ? En quoi le libéralisme est-il inéluctable ? Quelles sont les chances d'un nouveau contrat social ?

  • L'Académie universelle des cultures présidée par Elie Wiesel, Prix Nobel de la paix, organise chaque année un forum international, au cours duquel les membres de l'Académie et des experts de toutes disciplines approfondissent un thème de société.
    En posant la question " Quelle mondialisation ? ", l'Académie a choisi de s'interroger sur un sujet souvent prétexte à des prises de position hâtives. Au fil des travaux, plusieurs points importants ont été mis en lumière : La mondialisation n'est pas un phénomène nouveau dans l'histoire de l'humanité. Elle ne consiste pas non plus en un simple alignement sur des valeurs et des méthodes occidentales, voire américaines.
    On assiste tout au long de l'histoire à de puissantes interactions entre les peuples et les cultures, et les mouvements actuels s'inscrivent dans cette tradition. La mondialisation n'est pas une tragédie. Elle a enrichi la planète du point de vue scientifique, technologique, humanitaire et culturel. Elle a apporté à beaucoup un mieux-être économique. L'un des problèmes cruciaux est celui du partage plus équitable des fruits de la mondialisation entre pays riches et pauvres, mais aussi entre les divers groupes humains au sein des nations.
    On ne peut écarter non plus les difficultés soulevées par le conflit entre les tentations hégémoniques des pays dominants et le droit universel au développement. Construire et encadrer la mondialisation est la réponse indispensable aux inquiétudes que suscite le phénomène. Le monde a changé depuis les accords de Bretton Woods. Des Etats ont secoué le joug de l'impérialisme, et des peuples ont proclamé leur aspiration à jouir de la démocratie et des droits de l'homme.
    Il faut donc chercher une solution politiquement responsable aux problèmes de régulation internationale, de liberté des mouvements et de préservation des identités culturelles.

  • « Ce livre est une plongée dans le coeur du réacteur des marchés, tels que j'ai pu les observer à un endroit et à un moment privilégiés : j'ai été analyste financier sur les groupes de médias européens de 1998 à 2004, pendant le gonflement puis le percement de la bulle dite « Internet », ou des « TMT » pour les valeurs « Technologies Médias Télécommunications ».
    J'ai été témoin mais aussi acteur de quelques-uns des excès et des dysfonctionnements des marchés ces dernières années. Le krach des valeurs Internet. La tyrannie de la « création de valeur ». Les conflits d'intérêts entre les banques d'affaires et les analystes. L'irresponsabilité de la masse anonyme et aveugle des intermédiaires de gestion, pompeusement appelés « investisseurs institutionnels ». Enfin, et surtout, le désarroi et l'incompréhension grandissante des épargnants, salariés et retraités, et des dirigeants d'entreprises face à un marché qui ne tourne plus vraiment rond.
    Ce livre n'est pas une thèse ambitieuse, naïve et vaine pour une refonte des marchés financiers dans le monde. Ce sont des carnets de voyage, dont chacun pourra tirer l'enseignement qu'il souhaite, là où il est : épargnant, salarié, dirigeant d'entreprise, journaliste, administrateur de sociétés, responsable politique. Ethnologue.
    On y découvrira que les gens de finance ne sont décidément pas raisonnables.
    Ces marchés financiers sont des endroits humains où l'erreur et le génie, la malhonnêteté et le courage, l'appât du gain et le désir de construire, le vice et la vertu se côtoient sans cesse, se croisent, s'entrelacent et parfois fusionnent.
    Ce lieu et ces gens sont finalement si humains qu'il faudrait être fou pour leur confier nos économies, nos entreprises, nos projets. Et totalement pervers pour penser que les marchés financiers ont une loi qui doit s'imposer à la communauté des hommes. » E.Tétreau

  • En 150 pages claires, fortes, solidement étayées par les études économiques les plus récentes, l'expertiste d'économistes et de syndicalistes français, mais aussi par les expériences menées chez certains de nos voisins européens, attachés comme nous aux principes d'un droit du travail protecteur des salariés et de l'Etat-Providence, ce livre démontre que le chômage est un mal français bien réel, mais qui peut être vaincu à travers sept pistes d'actions concrètes. Sept pistes inspirées par une « philosophie » assez simple : corriger les mécanismes naturels du marché par des règles, des accords entre partenaires sociaux et des interventions publiques (en investissement ou en fonctionnement) pour créer en France une économie de marché solidaire et de plein emploi. 1. Vaincre le chômage en créant les emplois de demain. Constant : despécialisation industrielle de la France. Solution : pour contrer les effets de délocalisation, il faut assurer le développement de la France sur les industries à haute valeur ajoutée et les services. Les Etats-Unis conduisent cette politique industrielle et de recherche avec succès. Nous le pouvons aussi. 2. Vaincre le chômage en éradiquant l'échec scolaire à la source. Constat : le chômage est lié à l'échec scolaire déterminé lui-même dans la petite enfance. Solution : suivi individuel des tout jeunes élèves en difficulté scolaire issus le plus souvent des milieux défavorisés. 3. Vaincre le chômage en augmentant le nombre d'individus diplômés et qualifiés : nous avons exactement le même niveau de chômage que les Etats-Unis par niveau de diplôme, mais nous avons un nombre de diplômés beaucoup moins important que les Etats-Unis. Poursuivre la révolution scolaire par le développement massif de l'Université est un enjeu essentiel. 4. Vaincre le chômage en subventionnant le travail non qualifié. 35% des chômeurs sont non-qualifiés. Les mécanismes spontanés du marché ne permettent pas de résorber ce chômage, sauf à baisser dramatiquement la rémunération de ces travailleurs, soit directement, soit en les cantonnant dans des contrats à temps partiels qui ne permettent pas de vivre. La gauche doit corriger ces mécanismes de marché et favoriser l'emploi de ces salariés en subventionnant leur embauche dans le cadre d'accords entre partenaires sociaux. 5. Vaincre le chômage en favorisant la reprise d'activité pour les chômeurs (création de l'Allocation Différentiel de Revenu proposée par R. Godino) : pour ne par décourager le retour à l'emploi des RMIstes, encore faut-il que le fain de revenu soit suffisant. Tel n'est pas le cas aujourd'hui, d'où la nécessité de mettre en place un dispositif puissant. 6. Vaincre le chômage en favorisant l'entrée dans la vie active des jeunes (emplois-jeunes). 7. Accroître considérablement le coût du licenciement et de l'indemnisation chômage pour les entreprises afin de favoriser les entreprises vertueuses.

  • Enquête sur le terrain et analyse sur les cadres aux Etats-Unis, leur place sur le marché de l'emploi, la difficulté de la recherche d'emploi pour cette catégorie et les risques de précarité. L'auteure révèle l'envers du décor d'une Amérique dynamique, le monde cruel d'entreprises toutes-puissantes, un paysage social sinistré, et remet en question l'idée de rêve américain.

    Barbara Ehrenreich poursuit ici son enquête implacable sur l'Amérique au travail. Elle avait déjà exploré le monde des bas salaires et décrit de l'intérieur la vie quotidienne du lumpenproletariat américain. Elle récidive ici en endossant l'identité d'un cadre en relations publiques au chômage qui cherche à trouver n'importe quel emploi correspondant à son profil, quels que soient l'entreprise et le lieu...
    Six mois pour raconter par le menu l'odyssée d'un échec. À travers l'expérience de la solitude et de l'humiliation, on découvre un paysage social sinistré : d'un côté, l'isolement des cols-blancs dressés à l'esprit d'entreprise, corvéables, harcelables et jetables à merci, fondus dans le moule d'un conformisme nécessaire à leur survie ; de l'autre, le développement d'un business d'accompagnement, des «conseillers de carrière» aux séminaires de perfectionnement, en passant par le prosélytisme religieux déguisé en association d'aide aux chômeurs. L'envers du rêve américain, qui préfigure pour beaucoup le cauchemar français...

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