Economica

  • Les pratiques d'individualisation des salaires et des rémunérations sont devenues prépondérantes dans les entreprises.
    Ce phénomène soulève de nombreuses questions d'un point de vue managérial, économique, juridique et sociologique. Les auteurs, venant de ces différentes disciplines, examinent ces questions à travers l'analyse de modèles et de pratiques de rémunération des compétences. En appui de réflexions théoriques et critiques, les auteurs proposent des présentations empiriques et opérationnelles, ainsi que des recommandations pratiques.

    Cet ouvrage est destiné à tout public désireux d'approfondir ses connaissances sur le sujet de la rémunération des compétences et sur l'individualisation des systèmes de rémunération. Étudiants, universitaires, chercheurs, directeurs et responsables de ressources humaines, dirigeants d'entreprises, responsables syndicaux, experts en ressources humaines et rémunération trouveront, dans ce livre, matière à élaborer une réflexion et une analyse approfondies sur ces questions.

  • Le mouvement de globalisation des économies favorise le développement des unions régionales. Parmi tous les accords existants, l'Union européenne fait figure de précurseur. C'est l'ensemble qui a poussé le plus loin le processus d'intégration économique et institutionnel à partir de sa politique commerciale, de la mise en place d'un marché intérieur unique et de la création de la zone euro. La conjonction d'une politique monétaire unique, centralisée et autonome, avec douze politiques budgétaires nationales, encadrées par le pacte de stabilité et de croissance, est inédite pour la politique économique qui veut d'ordinaire que nation et monnaie coïncident et que les Etats exercent une pleine souveraineté budgétaire. Les politiques communes européennes s'occupent de la concurrence et des services publics, d'industrie, d'agriculture, de fiscalité, de recherche, d'environnement, etc. Il n'y a pratiquement plus de mesure des politiques économiques nationales qui n'ait une dimension européenne. De nouveaux défis économiques se présentent pour les années à venir : capacité pour la zone euro à être un pôle de croissance, rééquilibrage des interventions communautaires dans le domaine social et réussite du processus d'élargissement en cours.

  • En évoquant la perspective de la désindustrialisation, le discours récurent des experts risque de dramatiser exagérément une tendance actuelle effectivement préoccupante.
    Il risque aussi et surtout d'occulter les moteurs bien réels qui peuvent permettre à la France d'affronter efficacement les bouleversements économiques et sociaux qui s'annoncent. En Provence-Alpes-Côte d'Azur, région que l'on peut considérer comme peu industrialisée, ces moteurs existent bel et bien. Progressivement émergés au sortir des crises douloureuses qui ont détruit ou altéré les anciennes bases productives de cette région, ces moteurs ont commencé à opérer.
    Au cours des 50 dernières années, à la faveur de multiples interactions sociales, ils y ont généré une véritable mutation de l'appareil productif.

  • L'Allemagne aggrave les déséquilibres au sein de l'Union Economique et Monétaire, tout en incluant les économies des pays d'Europe centrale dans la nouvelle division du travail prévalant en Europe, dont les pays du Sud sont les grands perdants. La croissance de plusieurs pays européens a reposé sur des surinvestissements immobiliers s'avérant ex post peu rentables, ce qui précipite leurs systèmes bancaires nationaux dans une crise inextricable. Ce tableau peut sembler d'un pessimisme outrancier mais la situation économique, et surtout sociale, de l'Europe reste la plus enviable au monde si on la compare aux autres grandes zones économiques. La mondialisation n'a pas encore bouleversé radicalement la hiérarchie politique et économique mondiale, mais elle a commencé à redistribuer les richesses et les attributs de la puissance.

  • Le Groupe de la Banque africaine de Développement est une institution financière de développement régionale et multilatérale.
    Elle compte 53 pays membres africains et 24 pays membres non africains situés en Asie, en Europe et en Amérique du Nord et du Sud. L'objectif de la Banque est de promouvoir le développement économique et le progrès social des pays africains, pris individuellement ou collectivement. A cet effet, elle encourage l'investissement de capitaux publics et privés en faveur du développement, surtout à travers l'octroi de prêts et de dons à des projets et programmes qui contribuent à la réduction de la pauvreté et au développement général et durable du continent.
    Les opérations non concessionnelles de la Banque sont financées sur ses ressources ordinaires. En outre, les guichets d'aide-le Fonds Africain de Développement et le Fonds Spécial du Nigeria-accordent des financements concessionnels aux pays à faible revenu qui ne peuvent pas supporter des prêts aux conditions du marché. A la fin de 2005, le groupe de la Banque africaine de développement a approuvé un total cumulé de 3 m prêts et dons équivalant à des engagements de plus de 55 milliards de dollars américains.
    Ces engagements, qui ont bénéficié à 52 pays membres régionaux et à des institutions nationales et régionales, étaient destinés à financer des projets et programmes de développement dans les secteurs de l'agriculture, des transports, des équipements collectifs, de l'industrie, de l'éducation et de la santé. Depuis le milieu des années 8o, une bonne partie des engagements a servi à soutenir des programmes de réformes économiques et des programmes d'ajustement destinés à accélérer le développement socio-économique.
    Près des deux tiers du total des engagements sont financés sur des ressources non concessionnelles, tandis que le solde provient des ressources concessionnelles.

  • Cet ouvrage comble une lacune.
    Alors que les questions financières sont au coeur du fonctionnement de nos sociétés et de l'Europe telle qu'elle s'est construite, aucune étude ne permettait une comparaison des différents systèmes et mécanismes budgétaires européens. Grâce à ce travail auquel ont collaboré des universitaires issus de plusieurs pays du continent européen, il est donc désormais possible d'avoir une vision complète et synthétique des finances publiques des 27 pays membres ainsi que de l'Union européenne elle-même, ainsi d'ailleurs que de la Suisse, enclavée dans son territoire.
    Par delà une meilleure connaissance des règles respectivement applicables, on ne peut qu'espérer qu'une telle comparaison pourra contribuer à de meilleures compréhensions et convergences, gages d'un fonctionnement plus harmonieux de l'ensemble européen.

  • Le secteur postal fait face depuis plusieurs années et de manière simultanée à plusieurs dynamiques structurantes pour son avenir : la libéralisation totale du secteur qui initiée dans les années 90 se concrétisera en France au 1er janvier 2011. le développement des technologies de l'information qui favorise la dématérialisation significative du courrier traditionnel, et les contraintes croissantes en terme de développement responsable. Alors que la loi postale de 2010 modifie le statut de La Poste et que le secteur postal est confronté à une baisse historique des flux de courrier, une réflexion approfondie s'impose sur la place des missions de service public et leur pérennité en environnement pleinement libéralisé. Les travaux des économistes ici présentés permettent de mieux appréhender les risques et les opportunités créés par ces divers changements et de guider la réflexion sur les choix stratégiques et responsables qui s'offrent aux différentes parties prenantes dans le secteur postal. Ce livre rassemble les contributions des économistes de La Poste et de l'Institut D'Economie Industrielle de Toulouse (IDEI) réalisées depuis 2005, ensemble ou séparément : près de 30 contributeurs ont ainsi participé à cet ouvrage. Les éditeurs souhaitent tout particulièrement saluer l'engagement d'Helmuth Cremer et de Jean-Pierre Florens de l'IDFI qui dynamisent les relations entre La Poste et l'Institut depuis plus de quinze ans.

  • Quelle est la place de l'idéologie en économie ? Où sont passées les doctrines dont on enseignait en faculté la genèse et le contenu avant que le cours d'" histoire des doctrines économiques " ne soit rebaptisé " histoire de la pensée économique " ? Faut-il admettre que l'économie ne soit plus que science économique, comme le suggère l'intitulé officiel et académique qui la désigne désormais ? La croyance selon laquelle l'économique est tout entière aspirée par un idéal de scientificité, qui lui permettra de se débarrasser des biais idéologiques ou des adhérences doctrinales, est une idée reçue qui doit beaucoup à l'influence de Marx et au magistère de Schumpeter.
    Mais une autre perspective se dessine si l'idéologie et la doctrine sont requestionnées dans des termes nouveaux, mieux à même de rendre compte du travail de l'économiste contemporain. Pour illustrer le caractère opératoire de cette autre façon de voir, nous revisiterons les oeuvres de Marx, Keynes et Hayek, à l'aide des concepts d'idéologie et de doctrine précédemment reformulés. Nous serons alors conduits à revendiquer pour l'économique un statut bien plus ambitieux que celui de science auquel certains voudraient la voir réduite : celui de discipline.

  • Le 8 décembre 1991, l'urss cesse d'exister en tant que " réalité géopolitique et sujet du droit international ".
    Cette disparition et les événements qui vont s'ensuivre donnent l'occasion d'effectuer un exercice de géopolitique appliqué en grandeur nature. on ignore quelle sera la russie du xxie siècle mais, déjà, se redessinent de nouveaux espaces de puissance dans ce qui fut l'empire russe et soviétique. afin de mieux saisir quels seront les enjeux pour la russie et sa place dans le monde, la géopolitique offre des outils d'analyse pertinents.
    Malgré la crise d'identité qu'ils traversent depuis 1991, les russes restent conscients et convaincus que leur position centrale leur donne une responsabilité particulière dans l'équilibre mondial et notamment dans leur environnement immédiat : l' " étranger proche " l'eurasie et l'espace euro-atlantique.

  • Cet ouvrage, issu des travaux du neuvième colloque de l'Association de Comptabilité Nationale, en publie quelques morceaux choisis, tous ciblés sur la " nouvelle économie ".
    Les technologies de l'information et de la communication (TIC) débouchent-elles sur une troisième révolution industrielle ou un cycle schumpeterien ? Comment se manifestent-elles et se diffusent-elles ? La question préalable est celle de la mesure, dans un domaine qui ne s'y prête pas sans investigations complexes, par exemple la distinction entre contenu d'information et média le supportant. Alors que la bulle des TIC s'est dégonflée, que le sens critique est revenu, il apparaît que le diagnostic économique dépend de façon cruciale des conventions adoptées, des méthodes utilisées, des données prises en considération.
    Le terrain est donc déminé ; pour autant il n'est pas rectiligne. Les données de base sont évidemment très sensibles au partage volume/prix des TIC (quelle mesure pour la chute des prix ?) et aussi à la part des dépenses en TIC effectivement enregistrées comme investissements. Il arrive que la modernisation des méthodes et la révision des séries qui s'en suit contribue à brouiller le diagnostic. C'est le cas des Etats-Unis, sans que cela remette en cause une conclusion majeure : leur avance en termes de contribution des TIC à la croissance sur les pays d'Europe Continentale et le Japon, les pays anglo-saxons développés se situant entre les deux.
    L'approche par la comptabilité de la croissance est elle-même pleine de pièges quand il s'agit d'interpréter le progrès technique incorporé (ou non) et d'attribuer les gains de productivité aux secteurs producteurs et utilisateurs de TIC.
    Les politiques économiques nationales, enrichissement de la croissance en emplois pour la France, livre forte pour le Royaume Uni - peuvent influencer la substitution capital non-TIC/travail. En outre, l'expérience américaine semble privilégier les gains de productivité associés à la gestion des affaires en utilisant les TIC, notamment en réseaux. Une quinzaine de spécialistes, français et étrangers, apportent leurs expériences et leurs points de vue dans cet ouvrage qui vient enrichir la collection des actes des colloques de comptabilité nationale.

  • Toute guerre entre la Chine et la Taiwan est-elle concevable ? Oui, mais celle-ci serait très coûteuse à la fois pour Taiwan, la Chine et aussi, quoique dans une moindre mesure, pour les États-Unis.
    L'issue d'un tel conflit dépend avant tout des capacités de défense de Taiwan. Face à une Chine populaire dont l'outil militaire est en voie de rapide modernisation, l'Armée taiwanaise connaît aujourd'hui d'importantes transformations. Tandis que l'équilibre bilatéral des forces militaires dans le détroit de Formose penchera irrémédiablement en faveur de Pékin à partir de 2010, l'équation militaire est plus complexe : en partie similaires, les atouts et les vulnérabilités de l'Armée populaire de libération et de l'Armée taiwanaise continueront probablement pendant plus longtemps de s'annuler.
    Mais la sécurité de Taiwan et la survie à long terme de la République de Chine est également tributaire d'autres données. Dans cette équation globale, il faut citer la solidité du soutien stratégique américain, l'attitude des autres acteurs régionaux ou mondiaux en cas de crise ou de guerre dans le détroit de Formose ainsi que la capacité de Taiwan de maintenir un consensus intérieur sur les questions essentielles et de continuer de croire à son avenir en dépit d'une situation de dépendance économique de plus en plus forte à l'égard de la Chine populaire.

  • Ce livre décrit les caractéristiques de base des fonds d'investissement alternatifs, communément appelés hedge funds.
    Ces fonds d'investissement en plein essor sont encore méconnus de nombreux intervenants du monde de la finance. ils se distinguent des fonds d'investissement classiques par de nombreuses caractéristiques, la principale étant la liberté des gérants dans leur gestion et la recherche de performance absolue, quelle que soit l'évolution du marché dans son ensemble. au fur et à mesure que l'industrie s'est développée, de nombreux créneaux ont été explorés et aujourd'hui on compte au moins une dizaine de stratégies qui se distinguent autant par les produits d'investissement choisis (actions, obligations, obligations convertibles, options et autres produits dérivés) que par leur utilisation (positions longues uniquement, positions contrebalancées, investissement dans des sociétés en fusions, etc.
    ). cet ouvrage vise à analyser les hedge funds en commençant par les bases de l'industrie avant d'entrer dans plus de détails et de différencier les fonds par stratégie d'investissement dans une seconde partie. nous nous intéressons également au rôle dans les crises financières récentes et le cas de ltcm, ce fonds qui a failli faire tomber wall street en 1998. cet ouvrage s'adresse aux professionnels du monde de la finance, aux étudiants, aux chercheurs et aux professeurs ainsi qu'aux investisseurs potentiels.
    Un glossaire et un descriptif des sites internet intéressants permettent au lecteur de poursuivre sa formation s'il le désire.

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