Jean Daumas

  • Une sélection de 28 randonnées dans le Vercors à la découverte des paysages mais également des lieux qui racontent l'histoire de la Résistance dans le massif.

    Situé à la charnière des Alpes du Nord et des Alpes du Sud, le Vercors est un espace privilégié de randonnées pour son caractère, la beauté de ses paysages et la richesse de sa biodiversité.

    Mais le Vercors est aussi une terre d'histoire. Le massif abrita l'un des plus importants maquis de France qui joua un rôle essentiel dans l'histoire de la Résistance.

    Jean Daumas, fin connaisseur du massif, propose d'associer à la randonnée l'évocation du maquis. Au plaisir de la balade s'ajoute un supplément d'âme et d'émotion. Cheminer parmi les grands espaces du massif offre ainsi l'opportunité d'évoluer au sein d'une nature qui a gardé toute son authenticité et de marcher sur des sentiers qui racontent une histoire forte.

    Les 28 randonnées répertoriées dans cet ouvrage se déroulent sur les lieux où ont été écrites les pages les plus poignantes du maquis. À chaque description d'itinéraire s'ajoute un récit détaillé qui relate l'événement dont le site a été le théâtre, le tout illustré d'images d'archive du musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère et du musée départemental de la Résistance de Vassieux, mais également de photos des paysages traversés.

  • Suspendu entre la plaine et les glaciers, le massif de Belledonne surprend par la diversité de son patrimoine naturel et humain. Des vignes du Grésivaudan à la flore boréale des plus hautes cimes, Jean Daumas nous emmène à sa découverte en 40 balades accessibles à tous.

    Dans ce massif chargé d'histoire, au fil des randonnées se révèlent de charmants villages, des sentiers pittoresques et une haute montagne d'une beauté minérale à couper le souffle.
    Laissez-vous entraîner au plaisir d'apprivoiser les vallées préservées et les paysages majestueux de ce massif privilégié.

  • Une invitation à découvrir les 60 plus beaux villages des Alpes et leur patrimoine.

    Ils sont l'âme des Alpes françaises. Ces villages perchés ou au bord d'un lac ont été choisis pour leur situation exceptionnelle, la richesse de leur patrimoine, leur authenticité. Belvédères privilégiés sur une vallée ou un massif, ils s'imposent comme des escales incontournables lors d'un grand tour dans les Alpes. Boudin et ses chalets à l'architecture traditionnelle savoyarde, Moustiers-Sainte-Marie ou encore Saint-Véran, la commune la plus haute d'Europe: des bords du Léman au rivage méditerranéen, tous montrent comment les hommes ont su très tôt dompter la pente et composer avec un climat souvent rude en inventant de nouvelles formes architecturales. Ce beau livre, écrit par un amoureux des Alpes, donne les clés essentielles pour comprendre l'histoire de ces villages, leur identité, et repérer les sites à ne pas manquer.
    Une balade en mots et en images. 

  • Écrire l'histoire de la consommation en France, c'est raconter l'histoire de tous les Français : celle de nos grands ancêtres, de nos parents, de chacun d'entre nous. C'est aussi raconter l'histoire de la révolution matérielle qui s'est opérée sous l'influence des innovations techniques et commerciales, des avancées sociales, de nouvelles moeurs, etc. Ce sont toutes ces transformations depuis le milieu du XIXe siècle que ce livre retrace en articulant production et consommation, conditionnements sociaux et libre-arbitre du consommateur, culture matérielle et représentations symboliques. L'historien Jean-Claude Daumas décrit les usages de la société française - dites-moi quel canapé vous avez choisi et je vous dirai qui vous êtes -, montre comment les consommateurs s'approprient les objets - de la lessiveuse au smartphone en passant par la bicyclette, le presse-purée et le blue jean -, dans une savante dialectique où le hasard n'a pas de place.
    Cette histoire de la consommation se lit aussi comme celle de la conquête progressive du bien-être, avec ses victoires - le triomphe de la consommation de masse pendant les Trente Glorieuses - et ses défaites - la hausse des niveaux de vie n'a jamais aboli les inégalités sociales -, sans oublier ses nouveaux mandarins, qui prônent la rupture et la décroissance au nom de la protection de la planète...

  • Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la CIA et le KGB s'affrontent aux quatre coins de la planète, dans la course à la suprématie militaire.
    Il est pourtant un domaine incroyable qui est tenu au plus grand secret, celui de l'utilisation des « pouvoirs parapsychiques ».
    Bloody Words est une fiction mettant en scène une des armes les plus terrifiantes de la CIA dans les années cinquante : Eddy Norton, un adolescent de seize ans.

  • Le printemps offre généreusement ses sourires, aux rafales hargneuses succèdent la brise légère. Alors s'offrent à vous, encore tapies sous un coussin de mousse douce, violettes, pâquerettes, pervenches, primevères... exhalant dans l'air leurs délicates senteurs. Les campagnes revivent, les terrasses des cafés aussi... Les portes s'ouvrent, les cours aussi... Les jupes raccourcissent, les genoux se dévoilent...
    Puis c'est l'azur ensoleillé de l'été quelquefois parsemé de nuages et de brumes. Il porte en lui les promesses d'une chaleur bénéfique, de farniente, de vacances, d'horizons nouveaux. Abordez des villages situés au bout, tout au bout des chemins ombragés de tilleuls, serpentant sur une colline ou longeant une petite rivière.
    Une journée d'automne, c'est la lumière si particulière qui joue avec les bruns, les jaunes des feuilles et des fougères et les mauves des bruyères. C'est cette odeur si particulière de bois mort humide et d'herbe mouillée. C'est aussi ce cri si prenant d'un cerf en rut... Vous entrerez dans ces magnifiques forêts ou dans un chemin de campagne pour faire une cueillette de fruits ou de baies sauvages, pour une recherche de cèpes tête noire, de girolles orangées, d'amanites des césars, de pieds de moutons, de trompettes de la mort... et de châtaignes.
    Souvenez-vous, la douceur persistante du temps avait provoqué des bouleversements dans l'éveil de la nature.
    C'est ainsi que nous avions cueilli des jonquilles épanouies, fin janvier ! Les pommiers du Japon avaient mêlé leurs fleurs rouges au jaune des forsythias. Les jardiniers s'étaient plaints du manque de gelées, très utiles pour tuer « la vermine «, jamais inquiétée par le froid.
    Au fil des quatre saisons parcourez l'almanach pour votre plaisir, On y parle de pluie, on y parle de beau temps. On y retrouve cette nostalgie positive qui se dégage des récits, des contes, des légendes, des histoires, des personnages, des recettes... L'âme du terroir en quelque sorte !
    Gérard Bardon

  • Il était une fois Noémie, une jeune fille de 12 ans.
    Le jour de l'enterrement de son grand-père, elle découvre l'automne de la vie, les brumes de la tristesse et les larmes de son père. La nuit qui suit, alors qu'elle s'endort avec difficulté dans la demeure familiale, Noémie entend un appel à l'aide. Dans un rêve lointain, un jeune prince vient de voir son Roi vaincu et enlevé par l'Estompe, inquiétante créature ennemie du Royaume. Elle va alors basculer dans un monde onirique et parallèle au notre où, en compagnie de Mister Piggs, son cochon en peluche, du Prince et du Chevalier Mulhot, elle va se lancer à la recherche du Roi disparu. Elle devra alors affronter la mort, l'oubli et le silence.

  • Que voilà une bonne habitude prise ! Celle de vous précipiter pour découvrir la nouvelle collection des Almanachs des Terroirs de France (44 terroirs).
    Une nouvelle fois vous allez savourer votre région à travers récits, anecdotes, hauts et hommes d'histoire, délicieux produits, recettes, traditions et autres légendes.
    Vous allez y déguster votre terroir aux quatre saisons, pour notre plaisir, pour votre plaisir, du moins nous l'espérons !
    Le printemps offre généreusement ses sourires, aux rafales hargneuses succèdent la brise légère. Alors s'offrent à vous, encore tapies sous un coussin de mousse douce, violettes, pâquerettes, pervenches, primevères. exhalant dans l'air leurs délicates senteurs.
    Les campagnes revivent, les terrasses des cafés aussi. Les portes s'ouvrent, les cours aussi. Les jupes raccourcissent, les genoux se dévoilent.
    L'été, d'azur ensoleillé est quelquefois parsemé de nuages et de brumes. Il porte en lui les promesses d'une chaleur bénéfique, de farniente, de vacances, d'horizons nouveaux. Abordez des villages situés au bout, tout au bout des chemins ombragés de tilleuls, serpentant sur une colline ou longeant une petite rivière.
    Une marche, sportive ou nonchalante, à la pointe de l'aurore, alors que le silence plane encore sur la campagne, vous fera vivre les inoubliables instants qui précèdent l'arrivée du jour. Expérience simple, trop simple pour certains, mais tellement agréable.
    L'automne, c'est la lumière si particulière qui joue avec les bruns, les jaunes des feuilles et des fougères et les mauves des bruyères.
    C'est cette odeur si particulière de bois mort humide et d'herbe mouillée. C'est aussi ce cri si prenant d'un cerf en rut. C'est la balade, équipé de bottes, d'un bâton et d'un panier en osier pour faire une mirobolante cueillette de fruits ou de baies sauvages, pour une hypothétique recherche de cèpes tête noire, de girolles orangées, d'amanites des césars, de pieds-de-moutons, de trompettes de la mort. et de châtaignes.
    La froide pureté d'un hiver rigoureux et ses bleus métalliques achèvent la rotation éternelle d'une séquence mystérieuse et sensuelle qui cherche pompeusement à s'entourer de poésie.
    Ce qui plaît dans la collection des Almanachs des Terroirs de France, c'est cette nostalgie positive qui se dégage des récits, des contes, des légendes, des histoires qu'on y trouve. Dans un monde en mouvement, un monde sans visage, un monde omniprésent mais impalpable, le contenu de l'almanach ramène du souvenir, de la tradition, de la vie, presque perdue, des régions françaises, si différentes et si attachantes.
    Nostalgie positive, plongeant dans les fonds de l'histoire locale, du Moyen Âge aux années 60 en passant par la Belle Époque et les Trente Glorieuses.
    Un pays sans légendes est un pays sans âme, sans vie, sans rêves !
    Nos terroirs possèdent une âme. Elle est habitée par des contes, des récits, des légendes, des coutumes. peut-être des menteries, transmis de génération en génération, de grands-pères en petitsfils ou petites-filles.
    Tous, du plus jeune au plus ancien, du natif au nouvel arrivant, trouveront certainement plaisir de lecture, et de connaissance, en flânant à leur gré dans les pages de ces almanachs.
    Souvenez-vous, pour nos anciens, la chose écrite était représentée par la véritable bible des chaumières, le fameux almanach qui égaillait les longuessoirées d'hiver au coin du feu. Cette collection des Terroirs de France en est la résurgence moderne.
    Gérard Bardon

  • Quoi de commun entre Jean-Marie Messier, dit « Moi-Même Maître du Monde », fondateur d´un empire mondialisé de communication, et le directeur d´une fabrique de rubans de Saint-Étienne dans les années 1880 ? entre le dirigeant d´une société d´exportation basée en Indochine et Anne Lauvergeon ? entre la famille Rothschild et Jean Panzani ? Si leurs parcours et leurs vies n´ont rien en commun, ou presque, tous sont des patrons.
    Première somme consacrée à l´histoire du patronat français au XXe siècle, ce Dictionnaire en offre un tableau inédit. 300 biographies, individuelles ou collectives, mettent en évidence la variété des profils et des trajectoires ; 120 entrées thématiques explorent le monde des patrons, les saisissant dans leur vie privée comme dans leur vie professionnelle, retraçant leurs idées et leurs engagements, ainsi que leur constitution en force collective par le biais des organisations patronales, des années 1880 à nos jours.
    Réunissant les contributions de 168 historiens, sociologues, politistes et gestionnaires qui comptent parmi les plus grands spécialistes de la question, ce Dictionnaire passionnera quiconque s´intéresse à l´histoire économique de la France, mais aussi tous ceux qui, ayant mille fois croisé leurs patronymes dans les journaux, sur un panneau publicitaire ou au détour d´une allée de supermarché, sont curieux d´apprendre ce qui se cache derrière les noms de Bonduelle, de Citroën ou de Lacoste.

  • Les Loix civiles dans leur ordre naturel [par Jean Domat] Date de l'édition originale : 1689-1694 Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF.
    HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande.
    Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables.
    Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique.
    Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.
    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

  • Depuis la fin du XVIIIe siècle, il y a toujours eu des commerçants pour expérimenter de nouvelles manières de répondre à la demande des consommateurs. C'est cette histoire que cet ouvrage retrace pour la France, du magasin de nouveautés jusqu'au e-commerce en passant par le grand magasin et l'hypermarché. L'analyse s'intéresse autant aux innovations de détail qu'aux révolutions commerciales en démêlant les interactions entre les transformations du commerce et les évolutions de la consommation. Cette approche met en perspective la crise actuelle de la distribution qui se concentre dans les difficultés de l'hypermarché et s'interroge sur la capacité des distributeurs à le réinventer.

  • Longtemps ignoré ou méprisé, le patrimoine industriel fait aujourd'hui l'objet d'une reconnaissance institutionnelle : les vieilles usines sont réhabilitées, les puits de mine inscrits dans les circuits touristiques et les objets de l'industrie muséifiés.
    Après avoir beaucoup détruit, on rêve désormais de tout conserver car les vestiges de l'industrie sont perçus comme constitutifs d'identités professionnelles ou locales dignes d'être valorisées. Si les sciences sociales ne peuvent ignorer ce désir de patrimonialisation qui vient d'en bas, elles ne doivent pas cependant se laisser submerger par ces mémoires singulières. Aussi, dans une visée critique qui associe chercheurs et professionnels du patrimoine et fait voyager le lecteur de la Lorraine sidérurgique au Nord minier et de Turin à Billancourt, ce livre s'interroge sur le processus qui transforme l'usine en patrimoine, la seconde vie que lui donnent les nouvelles fonctions qui l'investissent et les conditions d'une histoire qui fasse toute sa place aux traces matérielles de l'industrie.

  • Trois grandes questions sont privilégiées dans cet ouvrage : l'impact des réquisitions de main-d'oeuvre du Service du travail obligatoire (STO) sur la structure du marché du travail, la vie des entreprises et les comportements des travailleurs ; les conséquences des exigences allemandes et de la politique de Vichy sur les conditions de travail et le niveau des salaires ; le rôle des formes nouvelles de représentation du personnel prévues par la Charte du travail, des syndicats à l'échelon des entreprises, et de l'idéologie corporatiste du travail.

  • Grand juriste, longtemps avocat du roi au Présidial de Clermont, Jean Domat est réputé pour l'importance de son oeuvre.
    Les Harangues permettent de comprendre les fondements de sa pensée. Publiées pour la première fois à Paris en 1796, elles suivent, au tome V, les 4 livres consacrés au Droit public, et c'est la place qui demeurera la leur dans toutes les éditions de l'oeuvre du jurisconsulte clermontois.
    Ces harangues, au nombre de 17, appartiennent à un genre très classique, celui des discours d'ouverture qu'il incombait aux magistrats du parquet de prononcer lors des rentrées solennelles, pour rappeler aux juges et aux avocats ce qu'était leur mission, Prononcées par Domat dans l'exercice même de ses fonctions, durant les quelque 30 années au cours desquelles il fut avocat du Roi à Clermont, ces discours attestent que sa réflexion et son projet s'enracinent dans une méditation constamment renouvelée sur les devoirs du juge. Or, à travers elle, c'est aux grands thèmes de la figure du juge dressée par la tradition judiciaire française que la réflexion domatienne renvoie.
    Comme le voulait la coutume à laquelle il se conforme en les prononçant, Domat dans ces discours s'interroge en effet sur l'office du juge, et sur les moyens qui peuvent lui permettre de remplir sa mission de médiateur entre Dieu et les hommes. Sur le fond les Harangues constituent un véritable traité du juge, qui se double en outre d'un traité des passions. Si les convictions qui constituent le point de départ de sa méditation sont en effet toutes classiques, Domat s'en écarte progressivement lorsqu'il s'interroge sur les moyens à mettre en oeuvre. Comment en effet le juge, qui n'est qu'un homme, soumis comme tous les autres à l'empire des passions pourrait-il rendre " le jugement de Dieu " ? Sur ce point l'inflexion janséniste qui marque la réflexion du jurisconsulte sur la " flexibilité " de l'esprit aux préventions du coeur -, " l'esprit juge. comme le coeur aime " - le conduit à discréditer puis à écarter les moyens traditionnels proposés par la tradition judiciaire, et à proposer des solutions nouvelles : la mise en " système " des lois que son oeuvre doctrinale va s'attacher à réaliser, constitue l'instrument qui permettra d'obliger les juges à rendre la justice selon la loi fondamentale de l'amour dictée par Dieu aux hommes. Les Harangues, cette histoire d'une pensée, permettent de suivre le cheminement qui a conduit le magistrat de l'âge classique à formuler des réponses révolutionnaires, aux interrogations traditionnelles de la magistrature française.
    Présentation par Marie-France Renoux-Zagamé, professeur à l'Université Paris I.

  • Il y a quarante ans que je me suis retiré dans ma cellule. Presque perpète ! Non. Pas presque perpète. Perpète tout simplement. J'ai crié et hurlé à l'intérieur de moi mon désespoir. Le seul péché qui ne peut être pardonné. Personne ne m'a entendu ni écouté. Me voilà maintenant parvenu au déclin de ma jeunesse éternelle. Un sage m'a dit un jour : "restes dans l'ombre, vis dans la solitude, personne ne te remarquera." J'ai suivi son conseil. Le sage m'a dit aussi : "ta douleur est ta richesse, enferme là en toi pour l'éternité terrestre, mais ne te laisse pas dépecer par elle." Au fil de la vie j'ai appris le mourir et le vivre. Je suis donc libre, puisqu'il j'ai pardonné à tous. Mais personne n'a été capable de m'expliquer pour quelles raisons je me suis laissé enfermer comme un fou dans ma coquille. Personne. On croit que je suis un dur parce que je dis à tout-va que je me fout de tout et de tous. Il n'y a qu'un sacrifice qui soit plus terrible que le sacrifice de la vie ; c'est celui de l'honneur. J'ai braillé dans mon taudis : "la condescendance, je m'en balance". "Je ne suis qu'un paternel d'occase". "Survivre c'est réussir". "L'article de la mort, il n'y a que les cons qui le lisent, parce que c'est écrit en latin ! alors forcément ils y comprennent rien". "J'ai abjuré le monde des hommes". "Nous n'avons que des couilles de fourmis (pardon mesdames les fourmis)". "Nous ne sommes qu'un pet dans l'univers". "Je refuse d'être prisonnier de mon passé." "La mort, mais la mort n'est que le triomphe de la puanteur !"

  • Alphonse est éduqué pour être président de la République. Rien n'est trop beau, trop vrai pour le préparer à sa charge, même le tank qu'on lui offre pour son treizième anniversaire. Les voisins n'ont qu'à bien se tenir. Crinoline à été éduquée pour être la femme du président de la République. Ils devaient fatalement se rencontrer... FATALEMENT!!! Hélas, c'est le mot juste.

  • Que voilà une bonne habitude prise ! Celle de vous précipiter pour découvrir la nouvelle collection des Almanachs des Terroirs de France (44 terroirs).
    Une nouvelle fois vous allez savourer votre région à travers récits, anecdotes, hauts et hommes d'histoire, délicieux produits, recettes, traditions et autres légendes.
    Vous allez y déguster votre terroir aux quatre saisons, pour notre plaisir, pour votre plaisir, du moins nous l'espérons !
    Le printemps offre généreusement ses sourires, aux rafales hargneuses succèdent la brise légère. Alors s'offrent à vous, encore tapies sous un coussin de mousse douce, violettes, pâquerettes, pervenches, primevères. exhalant dans l'air leurs délicates senteurs.
    Les campagnes revivent, les terrasses des cafés aussi. Les portes s'ouvrent, les cours aussi. Les jupes raccourcissent, les genoux se dévoilent.
    L'été, d'azur ensoleillé est quelquefois parsemé de nuages et de brumes. Il porte en lui les promesses d'une chaleur bénéfique, de farniente, de vacances, d'horizons nouveaux. Abordez des villages situés au bout, tout au bout des chemins ombragés de tilleuls, serpentant sur une colline ou longeant une petite rivière.
    Une marche, sportive ou nonchalante, à la pointe de l'aurore, alors que le silence plane encore sur la campagne, vous fera vivre les inoubliables instants qui précèdent l'arrivée du jour. Expérience simple, trop simple pour certains, mais tellement agréable.
    L'automne, c'est la lumière si particulière qui joue avec les bruns, les jaunes des feuilles et des fougères et les mauves des bruyères.
    C'est cette odeur si particulière de bois mort humide et d'herbe mouillée. C'est aussi ce cri si prenant d'un cerf en rut. C'est la balade, équipé de bottes, d'un bâton et d'un panier en osier pour faire une mirobolante cueillette de fruits ou de baies sauvages, pour une hypothétique recherche de cèpes tête noire, de girolles orangées, d'amanites des césars, de pieds-de-moutons, de trompettes de la mort. et de châtaignes.
    La froide pureté d'un hiver rigoureux et ses bleus métalliques achèvent la rotation éternelle d'une séquence mystérieuse et sensuelle qui cherche pompeusement à s'entourer de poésie.
    Ce qui plaît dans la collection des Almanachs des Terroirs de France, c'est cette nostalgie positive qui se dégage des récits, des contes, des légendes, des histoires qu'on y trouve. Dans un monde en mouvement, un monde sans visage, un monde omniprésent mais impalpable, le contenu de l'almanach ramène du souvenir, de la tradition, de la vie, presque perdue, des régions françaises, si différentes et si attachantes.
    Nostalgie positive, plongeant dans les fonds de l'histoire locale, du Moyen Âge aux années 60 en passant par la Belle Époque et les Trente Glorieuses.
    Un pays sans légendes est un pays sans âme, sans vie, sans rêves !
    Nos terroirs possèdent une âme. Elle est habitée par des contes, des récits, des légendes, des coutumes. peut-être des menteries, transmis de génération en génération, de grands-pères en petitsfils ou petites-filles.
    Tous, du plus jeune au plus ancien, du natif au nouvel arrivant, trouveront certainement plaisir de lecture, et de connaissance, en flânant à leur gré dans les pages de ces almanachs.
    Souvenez-vous, pour nos anciens, la chose écrite était représentée par la véritable bible des chaumières, le fameux almanach qui égaillait les longuessoirées d'hiver au coin du feu. Cette collection des Terroirs de France en est la résurgence moderne.
    Gérard Bardon

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