Langue française

  • Vipère au poing

    Hervé Bazin

    • Grasset
    • 2 Novembre 2011

    Vipère au poing est le récit, largement autobiographique, du combat impitoyable que livrent Jean Rezeau, dit Brasse-Bouillon, et ses frères, à leur mère, Folcoche. Jean Rezeau, que nous suivons de quatre à seize ans, n'est pas pour autant un enfant martyr. Il a beaucoup trop de combativité pour être de ceux qui subissent : la haine l'occupe comme d'autre la tendresse. N'avoue-t-il pas, à la dernière ligne : « Merci ma mère ! Grâce à vous, je suis celui qui marche, une vipère au poing ».
    Cri de haine et de révolte, Vipère au poing, le premier roman d'Hervé Bazin, lui apporta la célébrité et le classa d'emblée parmi les écrivains français les plus lus de notre époque.

  • La machine infernale

    Jean Cocteau

    • Grasset
    • 20 Août 2003

    Oedipe, Jocaste, Antigone et Créon: voilà les personnages de Sophocle au filtre de Cocteau, qui modernise ici un drame connu, et transforme les dieux en machines infernales apportant le malheur sur terre. Dans cette pièce publiée en 1934, Cocteau s'amuse et surprend par l'infernale diversité de son style.

  • Thérèse Desqueyroux

    François Mauriac

    • Grasset
    • 1 Avril 2014

    Falsifiant des ordonnances, Thérèse a tenté d'empoisonner Bernard, son mari, un homme respectable mais froid, buté. Pour préserver sa famille du scandale, ce dernier a déposé en faveur de sa femme; Thérèse a obtenu un non-lieu. Sur le chemin qui la ramène du tribunal vers son mari, la jeune femme fait défiler sa vie, les blessures qui l'ont poussée à commettre ce crime démoniaque. Peut-être la plus belle, la plus violente prière romanesque de Mauriac.

  • Germinal

    Emile Zola

    • Grasset
    • 1 Avril 2014

    Sous le Second Empire, le mineur Etienne Lantier découvre à Montsou, dans le Nord, la misère, l'alcoolisme, les accouplements sordides, des crapules et des saints, toute une humanité en souffrance damnée par le capital. Il s'engage dans le combat socialiste mais la direction des mines contre-attaque. Une immense grève survient, affameuse et meurtrière. Au milieu de cet enfer, une lueur: l'amour qui le lie à Catherine. Il ne survivra pas... {Germinal }(1885) est le livre le plus noir, le plus violent de Zola.

  • Regain

    Jean Giono

    • Grasset
    • 11 Mai 2011

    Aubignane se meurt. Seuls trois fidèles occupent encore ce village devenu un nid de spectres. L'hiver finit par chasser le vieux forgeron, et la veuve du puisatier disparaît au printemps, avec la promesse qu'elle avait faite à Panturle de lui trouver une femme. Au village, désormais, ne reste plus que ce chasseur qui devient peu à peu fou de solitude. Une femme surgit, par des chemins presque surnaturels. Et pour elle, Panturle rouvre la terre jadis féconde et l'ensemonce de blé. C'est l'annonce au village de nouveaux enfants.
    Regain ou l'éclatante première manière de Giono : mystique, solaire, animale.

  • Que ma joie demeure

    Jean Giono

    • Grasset
    • 11 Mai 2011

    Lors d'une nuit provençale où "les étoiles ont éclaté comme de l'herbe", Bobi le saltimbanque surgit sur le plateau. Pour le fermier Jourdan qui invite l'étranger chez lui, cette visite relève de la Visitation. Par ses incroyables paroles, Bobi s'annonce comme un personnage christique, gouverné par la joie, qui va bouleverser  le "travail triste" des paysans du coin, leur révéler une vie plus authentique, plus risquée aussi, tant elle exige de confiance en l'homme et dépasse les égoïsmes. L'argent n'est plus utile ; on parle de mettre le blé en commun... Avec Aurore et Joséphine, deux fruits sensuels, l'utopie bascule dans le drame...

  • Les enfants terribles

    Jean Cocteau

    • Grasset
    • 2 Octobre 2013

    50e anniversaire de la mort de Jean Cocteau
    Paru en 1929 aux éditions Grasset, acclamés par la critique comme le chef-d'oeuvre romanesque de Jean Cocteau, Les Enfants terribles racontent l'histoire d'un frère et d'une soeur, Paul et Elisabeth. Paul est blessé à la sortie du lycée Condorcet par une pierre que Dargelos, un de ses camarades de classe, avait dissimulée dans une boule de neige. Convalescent, il garde la chambre où Elisabeth le soigne. Cette chambre devient le théâtre de ce qu'ils appellent « le jeu », c'est-à-dire une histoire qu'ils s'inventent chaque soir et dont ils sont les héros. Leur rêve se confond dangereusement avec la réalité ; Paul veut quitter « le jeu » ; Elisabeth veut l'y maintenir. La comédie cesse, commence la tragédie...
    Avec ce roman, Cocteau a montré qu'à l'enchantement de l'adolescence se mêlait le drame. En 1950, le livre a été adapté au cinéma par Jean-Pierre Melville. Gloire encore plus grande, le titre du roman est devenu une expression courante de la langue française.

  • Colline

    Jean Giono

    • Grasset
    • 18 Avril 2002

    Un hameau provençal cerné de blé, de lavande, de genièvre. Le père Janet contemple cette nature depuis des années, il en connaît les sortilèges, et les secrets qui bruissent sur la colline. En montrant jadis où il fallait creuser pour capter l'eau, il a donné une fontaine, la vie, au village. Mais aujourd'hui Janet est vieux, couché près de l'âtre, il attend la mort en délirant. Ses paroles mystérieuses, menaçantes, inquiètent ses proches : c'est peut-être le signe qu'un danger plane sur le village. La fontaine tarit, une fillette tombe gravement malade, un incendie détruit les terres... Et si le vieux sorcier, se sentant finir, avait décidé de précipiter le village avec lui dans la mort ?

  • La guerre de Troie n'aura pas lieu

    Jean Giraudoux

    • Grasset
    • 10 Novembre 2010

    Cette tragédie réanime d'illsutres personnages de l'Iliade d'Homère et le thème en est connu : Hélène vient de se faire compliasamment enlever par Pâris, le prince troyen ; les Grecs attaqueront si elle ne leur est pas rendue. A Troie, ce fait-divers vaudevillesque déclenche les passions entre partisans de la paix (Hector, Andromaque) et bellicistes (le roi Priam et le poète Demokos). Dans le camp des Grecs qui crient vengeance, l'ambassadeur Ulysse semble bien seul...
    Sur un casting mythologique, cette pièce de 1935 est très contemporaine, inspirée à Jean Giraudoux par la montée des périls en Europe. L'auteur s'engage pour la paix. Cette oeuvre n'est pourtant pas un manifeste. On y retrouve la langue de Giraudoux, son drapé, son esprit, sa causticité. Que valent tous ces talents face au destin ? En tenant "seulement compte de deux bêtises, celle des hommes et celles des éléments", Cassandre l'avait prédit : la guerre aura bien lieu. A Troie, et dans le monde.

  • Un de Baumugnes

    Jean Giono

    • Grasset
    • 11 Mai 2011

    Albin avait raison : Louis, l'ouvrirer agricole venu de Marseille, se conduit mal avec les femmes. Le bellâtre a ensorcelé Angèle, la fille du fermier Clarius. Déshonorée, la honte au coeur, elle quitte le village de Baumugnes et sa famille pour suivre cet homme, un voyou qui va la prostituer. Elle revient fille-mère. Clarius humilié, l'enferme pour la caher aux yeux du monde. Il faut tout l'amour d'Albin pour braver le fusil d'un père suicidaire et la délivrer, elle et son enfant. L'auteur du Hussard sur le toit livre ici l'un de ses plus grands romans, avec ses phrases qui ont la "luisance d'une faux". 

  • Lettres à son frère Théo

    Vincent Van Gogh

    • Grasset
    • 18 Avril 2002

    Presque quotidiennement, pendant 18 ans, Vincent Van Gogh écrit à son frère Théo, auquel il envoie toutes ses toiles et se montre comme il est, dans un dialogue entre sa vie, les événements majeurs qui la traversent et lui-même. « Cherchez à comprendre le dernier mot de ce que disent dans leurs chefs-d'oeuvre les grands artistes, les maîtres sérieux, il y aura Dieu là-dedans. »  ©1988 Gallimard (P)

  • Technique du coup d'Etat

    Curzio Malaparte

    • Grasset
    • 16 Mars 2022

    Comment s'emparer d'un Etat à l'ère de la modernité, et comment le défendre  ? Voilà la question à laquelle Malaparte répond dans cet essai publié pour la première fois en 1931. La première édition a été française, chez Grasset, et le livre a été interdit dans toutes les dictatures du moment, pour n'être traduit en Italie qu'en 1948. Selon Malaparte, le temps des révolutions populaires est terminé. Nul besoin désormais de mobiliser un peuple afin de conquérir le pouvoir. Pour renverser un régime, il suffit d'une organisation technique et tactique, d'un nombre restreint d'individus capables de paralyser, pendant quelques heures, les administrations. Il illustre cette thèse en analysant le coup d'Etat bolchevique de 1917, la victoire du Polonais Pilsudski contre les Soviétiques en 1920, le putsch manqué de Kapp la même année à Berlin, et consacre un chapitre au 18 Brumaire de Bonaparte.
    Loin d'être un traité sec et analytique, ce livre donne l'occasion à Malaparte de déployer son génie du portrait. Et voici un homme politique allemand qui n'exerce pas encore le pouvoir au moment où est publié le livre  : hystérique, jaloux, peureux, tous traits de caractère qui ne pourront le mener qu'à une férocité impitoyable et sans limite. Ce politicien, c'est Hitler, et la description est prophétique.
    Théorie impeccable, art du portrait et pénétration psychologique font de ce livre un classique. Et ce n'est pas parce que les réseaux sociaux sont arriver qu'il s'agit moins, à un moment donné, de prendre d'assaut un bâtiment symbolique du pouvoir... Tous ceux qui se rappellent le 6 janvier 2021 à Washington le savent.

  • Utrillo

    Francis Carco

    • Grasset
    • 16 Mars 2022

    C'est à Montmartre que se révèle dans les années 1910 le talent de Maurice Utrillo. La Butte est peuplée d'artistes en tout genre, qu'Utrillo ou sa mère, la peintre Suzanne Valadon, fréquentent. D'un naturel peu loquace et compulsif, Utrillo est fragile psychologiquement. Sombrant très jeune dans l'alcoolisme, il ne jure que par son « rouge » et, à défaut, ingurgite tout ce qui lui passe sous la main, jusqu'au parfum de sa logeuse ou de l'alcool à brûler. L'ivresse le rend bagarreur, et il finit régulièrement au poste de police où il dessine des toiles pour les agents en échange d'un dernier verre. « Jamais peintre n'a compté plus que celui-ci d'amateurs d'art parmi les flics », nous dit Carco.Derrière le farceur qui tire les cheveux des bonnes soeurs sortant du Sacré-Coeur, il y un grand artiste. Celui qui fait chanter Paris sur ses toiles. Celui qui, reconnu pour sa prestesse et sa minutie, fut d'abord influencé par les impressionnistes avant d'inventer son style propre. Il sera le « peintre de Montmartre ».Francis Carco, le grand montmartrois et le célèbre auteur de Jésus-la-Caille, qui lui rend visite jusque dans ses internements à Picpus ou Sainte-Anne, nous livre le récit touchant de ce peintre, ami de Modigliani et de tant d'autres, amoureux de Montmartre et de la bouteille, et soldant ses dépenses par des chefs-d'oeuvre dont les Parisiens apprécient progressivement la valeur : « J'ai connu des bistrots qui, sachant qu'Utrillo pouvait faire irruption chez eux à n'importe quelle heure, possédaient dans leur arrière-salle des tubes, des pinceaux et des cartes postales qu'ils tenaient en réserve pour lui. » Voici le peintre et l'homme, en faiblesse et le génie. « La voilà, la jolie vigne », chantait Aristide Bruant, témoignant de ce que la Butte est avant tout un pays d'artistes... et de vin !

  • Le bal

    Irène Némirovsky

    • Grasset
    • 18 Avril 2002

    Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, le Bal (1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.

  • Aubrey Beardsley Nouv.

    Aubrey Beardsley

    Robert Ross

    • Grasset
    • 11 Mai 2022

    Robert Ross est l'homme qui passe pour avoir fait connaître l'amour homosexuel à Oscar Wilde, alors qu'il était à Cambridge et Wilde, déjà un adulte. Cette anecdote n'aurait que peu d'intérêt si leur brève liaison ne s'était transformée en une amitié indéfectible, fondée sur une rare affinité élective. Alors que Wilde était abandonné de tous après sa condamnation, Ross est celui qui s'est avancé vers son ami amené par la police et a baissé son chapeau sur son passage. Un autre ami de Wilde, aux relations beaucoup plus compliquées avec lui, est Aubrey Beardsley. Jeune prodige du dessin, il invente son style très jeune, un style unique qui l'a mené dans les plus grandes collections du monde (rétrospective au musée d'Orsay en 2020 - illustration en frontispice).
    Dans ce bref et brillant essai pour la première fois traduit en français, Ross retrace la fulgurante carrière d'un brillant jeune homme tué par la tuberculose à 25 ans. Remarqué par Wilde, il illustre sa pièce de théâtre Salomé - illustrations parmi les plus glorieuses de son oeuvre. Il sera emporté par l'affaire Wilde. Dans une longue préface, «  Le naufrage du paquebot Wilde, de ses passagers et de l'orchestre  », Charles Dantzig, également traducteur de l'ouvrage, montre combien la terreur a régné à Londres après le procès Wilde, lequel a malgré lui entraîné dans sa chute plusieurs artistes, et une liberté esthétique.

  • La maison de papier

    Françoise Mallet-Joris

    • Grasset
    • 19 Janvier 2022

    Publié en 1970, La Maison de papier est un roman à forte teinte autobiographique sur la vie quotidienne d'un couple. Le mari est peintre, la femme, écrivain et lectrice dans une maison d'édition. Ils ont deux garçons et deux filles. Parentèle, serviteurs, animaux, vont et viennent dans cette maison ouverte à tous les vents de la liberté et de la fantaisie. Enfants à idées saugrenues, ou géniales, femmes de ménage à la logique toute personnelle, amis de la famille très pique-assiette, animaux qui règnent sur la narratrice débordée, ce livre n'est pas un roman, c'est un tourbillon. Débordant d'un humour faussement fataliste, il nous amuse et nous instruit à chaque page. Si « faire une famille, c'est faire une oeuvre », c'est le plus souvent un work-in-progress qui se construit suivant les personnalités des uns et des autres, avec indulgence et habileté. 
    Virtuose chronique d'une famille moderne des années heureuses, La Maison de papier, immense succès lors de sa publication, est entré au rang des « classiques modernes » du XXe siècle.

  • En habillant l'époque Nouv.

    En habillant l'époque

    Paul Poiret

    • Grasset
    • 11 Mai 2022

    Paul Poiret est non seulement le premier couturier célèbre de l'histoire, mais le premier à avoir écrit des mémoires. Dans ce livre pour la première fois publié chez Grasset en 1930, il raconte non seulement les débuts et le succès de sa maison de couture, qui habillait les divas du théâtre aussi bien que les femmes du monde, mais aussi un certain Paris, et qui n'est pas que le Paris du luxe. Il est en effet né dans le quartier des Halles, d'un père marchand drapier.
    A l'époque où il l'écrit, il n'a plus d'argent, sa maison a fermé ; aucune aigreur pourtant, son enthousiasme reste intact. Avec quel plaisir il évoque ses créations, les matières, les formes  ! Ce livre, c'est aussi et surtout un témoignage plein d'intelligence et de drôlerie sur «  une époque bénie, où les soucis et les contrariétés de la vie, les tracasseries des percepteurs et les menaces socialistes n'écrasaient pas encore la pensée et la joie de vivre  ». En habillant l'époque est  le portrait d'un Paris en pleine effervescence artistique et intellectuelle, et de l'Europe et des Etats-Unis au début du XXe siècle. Poiret a beaucoup voyagé. Et il est heureux de constater, pour le bien des affaires et la variété du goût,  que, dans le monde entier, « les femmes sont toujours du même avis que la mode, qui en change tout le temps ».

  • Publié pour la première fois en 1995, Les écrivains français racontés par les écrivains qui les ont connus est une passionnante anthologie réalisée et préfacée par Charles Dantzig. Elle rassemble, du XVIe siècle au XXe siècle, des témoignages de première main rarement sinon jamais reproduits jusque-là sur trente-sept des plus grands auteurs de notre littérature.
    Voici Claude Binet, ami de Ronsard, évoquant la séduction qu'exerçait l'auteur des Sonnets pour Hélène sur le roi Charles IX. Au XVIIe siècle, c'est Marie de Gournay, la «  fille d'alliance  » de Montaigne, qui est racontée par le mémorialiste le plus spirituel de son temps, Tallemant des Réaux, et Molière par La Grange, le secrétaire de sa troupe, tandis que Charles Perrault parle avec sagacité et affection de La Fontaine. Au XVIIIe siècle, Rousseau est évoqué de manière inattendue par Bernardin de Saint-Pierre, l'auteur de Paul et Virginie. Un siècle plus tard, Mérimée raconte son ami Stendhal avec sa vivacité habituelle ; Victor Hugo se remémore les derniers jours de Chateaubriand, à qui il avait tant voulu ressembler  ; les Goncourt, pourtant si méchants, font de Flaubert un portrait à la fois attendri et admiratif. Au XIXe siècle, c'est au tour de Maurice Sachs de se remémorer Jean Cocteau, sa séduction et son talent. Quant à Serge Doubrovsky, il met en scène sa rencontre avec un Jean-Paul Sartre épuisé et malade, mais à l'intelligence aussi vive que toujours  : «  Je m'arrête, j'attends. [...] La tremblote a disparu par enchantement. L'oeil terne se rallume, lance des éclairs.  » Qui connaît mieux les écrivains que les écrivains  ?
    Dans une longue préface, Charles dantzig propose une réflexion sur ce qu'est ou peut être la biographie d'un écrivain. Le complément indispensable à son  Dictionnaire égoïste de la littérature française.
     

  • Moravagine

    Blaise Cendrars

    • Grasset
    • 18 Avril 2002

    Moravagine -- dernier descendant d'une famille royale en exil -- incarne la folie et le mal. Son confident raconte son histoire. Moravagine est le double diabolique de Cendrars, qui signait là, en 1926, un roman d'aventures et un poème épique.

  • Jean le Bleu

    Jean Giono

    • Grasset
    • 12 Octobre 2005

    Jean Giono est né et mort à Manosque (1895-1970). Dans leur majeure partie, la vie et l'oeuvre de Jean Giono s'enracinent en Haute-Provence. Conteur exalté, chantre d'une nature et d'une paysannerie quasi mythologique, pacifiste entêté (Le Serpent d'étoiles, Triomphe de la vie), il est aussi l'auteur d'oeuvres plus « classiques » (Mort d'un personnage, Le Hussard sur le toit, Angelo) influencées par Balzac et Stendhal.

    Le Livre :
    La jeunesse provençale de Giono, entre une mère repasseuse et un père cordonnier, est forcément solaire, musicale, saturée de parfums, de portraits, de tableaux... Dans ces souvenirs parus en 1932, les simples deviennent des héros, les animaux voisinent avec les anges et la nature se gorge de mythes. Transcrite dans la langue du bonheur, voici la genèse d'un très grand écrivain.


  • Les vraies richesses

    Jean Giono

    • Grasset
    • 5 Novembre 2002

    Les Vraies Richesses... Titre explicite pour une manière de récit et d'essai dénonçant la vanité de la vie citadine, de l'argent, célébrant la gloire du soleil, de la terre, des collines, des ruisseaux, des fleuves « qui m'irriguent plus violemment que mes artères et mes veines ». L'ouvrage débute par une promenade parisienne à Belleville, prétexte pour l'auteur à une réflexion sur les « racines ». Giono, visionnaire et virtuose du sacré, rejoint vite, d'un bel élan amoureux, ses chemins de traverse provençaux, ses paysans mythologiques, la loi du pain, le vent des rêves.
    Ce livre n'a aucun genre et les a tous. Manifeste écologique ? Peut-être, mais pour une campagne moins électorale que poétique.

  • Catch 22 - (*)

    Joseph Heller

    • Grasset
    • 2 Juin 2004

    Catch 22, l'Article 22, est un « attrape-nigaud » qui permet à un colonel américain d'imposer un nombre de missions sans cesse croissant à son escadrille de bombardement basée dans une petite île de la Méditerranée pendant la Seconde Guerre mondiale... Yossaran, héros tragi-comique de cette épopée burlesque, est décidé à tout tenter pour sauver sa peau : il estime que sa seule mission, quand il s'envole, consiste à atterrir vivant. Simuler la folie dans cet univers délirant lui paraît le meilleur moyen de tirer au flanc. Hélas, l'Article 22 stipule : « Quiconque veut se dispenser d'aller au feu n'est pas réellement fou. » Cette première oeuvre de Joseph Heller compte parmi les meilleurs romans américains de l'après-guerre. Joseph Heller, mort en 1999 à l'âge de 76 ans, a publié Catch 22 en 1961. Le livre a été un triomphe immédiat, en particulier auprès de la jeunesse des campus américains qui y a reconnu une charge contre la guerre du Vietnam. Au cinéma, il y a eu M.A.S.H., dans le roman, Catch 22.

  • La Grande Peur dans la Montagne

    Charles Ferdinand Ramuz

    • Grasset
    • 12 Octobre 2005

    Le pâturage abandonné de Sasseneire est-il vraiment maudit comme le croient les anciens? Quelques bergers incrédules, pour s'en assurer, décident d'y conduire le troupeau. La montagne leur réserve sa terrible réponse. Dans ce roman qui tient de l'étude de moeurs et de l'épopée tragique, Ramuz, avec virtuosité, passe insensiblement du sourire à l'inquiétude, de l'ilnquiétude à l'horreur...

  • Derborence

    Charles-Ferdinand Ramuz

    • Grasset
    • 13 Novembre 2003

    Antoine est-il bien mort le jour où la montagne s'est mise en colère et a détruit le pâturage de Derborence? Un jour Thérèse, sa femme, croit reconnaître sa voix et sa silhouette. Derborence (1934) ou l'histoire d'un jeune homme qui doit convaincre qu'il n'est pas un spectre.

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