Hachette Litteratures

  • Petit traité d'imagination politique à l'usage des européens. « changer notre économie et notre façon de vivre : la crise nous y pousse, la menace écologique nous l'impose, l'europe devrait nous le permettre, vous et moi en avons envie ; mettons ensemble l'imagination au pouvoir. »

  • La perspective de l'entrée de la turquie dans l'europe ne cesse de susciter des oppositions. répondant à celles-ci, michel rocard souligne les atouts économiques du pays, et rappelle que cette perspective ne se présentera concrètement au plus tôt que vers 2020. il fait valoir que d'ores et déjà, la turquie a opéré des changements considérables en matière de démocratie et de respect des droits de l'homme, tout en lui rappelant la nécessité d'avancer sur certains dossiers pour parvenir aux standards européens (chypre, la reconnaissance du génocide arménien, la minorité kurde). en réalité, nombre des préventions contre l'entrée de la turquie dans l'europe reposent sur des préjugés culturalistes : on ferme la porte de l'europe, club chrétien, à un pays majoritairement musulman. dans ce petit livre clair et incisif, michel rocard montre combien au contraire la seule europe que nous pouvons désormais construire est une europe qui intègre la turquie, pour des raisons économiques, mais aussi géostratégiques et culturelles : d'être un grand pays musulman en fait plutôt de ce point de vue un argument pour l'adhésion de la turquie. en outre, les blocages européens actuels, et en particulier le blocage français, après avoir profondément dérouté et humilié les élites turques, risquent de laisser place à un face à face entre nationalistes autoritaires, et islamistes, et conduirait la turquie à se détourner de l'europe pour nouer d'autres alliances (iran, russie). il faut saisir le moment privilégié que représente la présidence française de l'union pour changer d'attitude sur cette question, décisive pour notre avenir à tous.

  • "Je suis père et homosexuel, j'écris ce livre pour que ces deux mots aillent ensemble."

  • Le Moyen-Orient n'est pas le théâtre
    simpliste du choc des civilisations. On ne
    peut vouloir faire en même temps la guerre
    à al-Qaida, aux talibans, au Hezbollah,
    au Hamas, à la Syrie et à l'Iran en pensant
    qu'il s'agit du même ennemi.

  • « le travail est de retour, mais quel travail ? jusqu'à aujourd'hui nous avons travaillé pour vivre : il nous faut désormais réconcilier la vie avec le travail. »

  • Ce livre est né d´une colère : celle qui saisit Guy Burgel, universitaire réputé, internationalement reconnu, directeur d´un laboratoire de recherche des plus féconds, devant la misère matérielle, mais surtout morale de l´Université française, et sa lente dégradation. Car la recherche y est de plus en plus difficile sans que les tâches pédagogiques ne soient assurées pour autant. Sa réputation à l´étranger va déclinant. Son ouverture au monde s´étiole. Quant aux promesses d´interdisciplinarité des années post-soixante-huit, elles ont disparu au profit d´une reconstitution de féodalités, mais sans cohérence intellectuelle. Pour autant l´auteur ne fait pas partie de ceux qui incriminent au premier chef l´augmentation du nombre des étudiants et la mutation démographique qu´a connu l´Université, et qui croient que l´établissement d´une sélection rigoureuse les sauverait de cette médiocrité. Simplement, les moyens et l´organisation pédagogique n´ont pas suivi cette croissance, la recherche s´est bureaucratisée et les structures se sont rigidifiées : « Les universitaires ont été les artisans de leur propre déclin ».

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