L'affaire Calas ; traité sur la tolérance

À propos

Edition enrichie (Dossier, repères biographiques, chronologie et bibliographie)
Un jour de 1761, vers dix heures du soir, le protestant Marc-Antoine Calas est retrouvé mort à Toulouse, dans sa boutique de drapier. On accuse sa famille qui venait de dîner avec lui d'avoir voulu le tuer, et en particulier son père qui aurait désapprouvé sa décision de se convertir au catholicisme.
Quelques mois plus tard, après une enquête bâclée, Jean Calas est condamné à mort et roué sur la place publique.
Rapidement convaincu de l'innocence de Calas, Voltaire, indigné, décide d'alerter l'opinion et de convaincre la cour, les juges, et jusqu'au roi lui-même - et, pour dénoncer l'inanité de ces luttes religieuses, il écrit le Traité sur la tolérance.
Ce sont des extraits de ce volume imprimé à la fin de 1763 qui se trouvent ici rassemblés, accompagnés de quelques autres textes qui évoquent le combat de l'écrivain pour « écraser l'infâme ».



Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782253168140

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    128 Pages

  • Distributeur

    ePagine

  • Diffuseur

    Hachette

  • Entrepôt

    ePagine

  • Support principal

    ebook (ePub)

Voltaire

1694-1778. Dernier enfant d'un riche notaire, Voltaire fait ses études chez les Jésuites et fréquente la haute société libertine. A la suite d'une altercation avec le Chevalier de Rohan, il s'exile en Angleterre où il découvre la philosophie de Locke (1726-1729). Il partage ensuite la vie de Mme du Châtelet, puis rentre à Paris où il mène une carrière de courtisan avant de tomber en disgrâce. De 1750 à 1753, il voyage à la cour de Berlin et se brouille avec Frédéric II. Enfin, en 1760, il s'installe à Ferney, sur la frontière franco-helvétique et en compagnie de Mme Denis, il règne sur un millier d'âmes, se fait agriculteur, architecte, fabricant de montres et de bas de soie. En 1778, il revient à Paris: le peuple de la capitale l'accueille avec un tel enthousiasme que certains historiens voient dans cette journée du 30 mars la première des "journées révolutionnaires".
On le croyait dramaturge; de nos jours, son théâtre est oublié mais il nous reste 1500 lettres, un Dictionnaire philosophique et une trentaine de contes. Il nous reste son intelligence, son ironie, sa rosserie, sa générosité et sa fantaisie. Maître de l'humanisme, il a collaboré à l'oeuvre de civilisation par sa lutte contre toutes les oppressions, au nom du bien-être, de la justice et de la libre pensée.

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