Jeudi, 26 Août 2010 15:40

Rentrée littéraire 2010, Mathias Enard

13 mai 1506, un certain Michelangelo Buonarotti débarque à Constantinople. A Rome, il a laissé en plan le tombeau qu'il dessine pour Jules II, le pape guerrier et mauvais payeur. Il répond à l'invitation du Sultan qui veut lui confier la conception d'un pont sur la Corne d'Or, projet retiré à Leonardo da Vinci. Urgence de la commande, tourbillon des rencontres, séductions et dangers de l'étrangeté byzantine, Michel Ange, l'homme de la Renaissance, esquisse avec l'Orient un sublime rendez-vous manqué.

Le style élégant et délicat d'Enard dépeint un orient bercé par les arts, la poésie et les senteurs des mets les plus fins. Cependant cet écrin se révèle trompeur et Michelangelo s'y perd. Rongé par les doutes, ses perceptions sont biaisées et il ne sent pas l'influence et la jalousie qu'il attise...